30/04/2022
Voilà les conséquences de votre dénonciation c'est ce qu'on appelle le marchandage sur le dos des sans-papiers.
Dénoncer les uns pour défendre les autres même au sein du gouvernement on revendique que la présomption de salariat mais personne n'ose l'ouvrir pour arrêter l'exploitation des sans papiers, on a constaté la même chose dans l'affaire du POSTNL il n'y a pas que des enfants qui sont exploités il y a aussi des sans-papiers.
📣 PAS DE MARCHANDAGE SUR LE DOS DES SANS-PAPIERS
📣 STOP A L'HYPOCRISIE POLITIQUE
Bruxelles: plus de la moitié des coursiers contrôlés par la justice sont sans papier - Le Soir https://www.lesoir.be/439330/article/2022-04-30/bruxelles-plus-de-la-moitie-des-coursiers-controles-par-la-justice-sont-sans
Travailleurs.ses Migrants.tes avec et sans papiers de la CSC Bruxelles
CSC
FGTB
MOC Bruxelles
Coursiers en Lutte
Nadia Moscufo
On ne négocie pas les conditions de l’esclavage
Mais son abolition pure et simple.
Refuser le permis de travail aux personnes sans papiers, C’est autoriser leur exploitation.
-Marre des bonnes intentions qui n’ont pour vocation finalement, que nous empêcher de survivre
-Marre de ce système d’état, qui crée un climat de délation et nous sommes de collaborer.
Le contexte :
Nous le CTSP avons été choqués de voir des articles paraître, dont les titres allaient dans ce sens :
« Vous commandez souvent sur Deliveroo ou Uber Eats à Bruxelles ? La plupart des livreurs sont sans-papiers"
« En philosophie morale, on mesure la valeur d’une action selon l’acte, l’intention ou les conséquences. »
Les articles en question parus dans les journaux, sur base d’une soi-disant enquête sur les conditions de travail des personnes sans papiers pour des plateformes tel que Deliveroo, uber eats …
Selon cette enquête « une grosse majorité des livreurs serait des personnes sans-papiers », se livrant à des pratiques dites « illégales », d’usurpation d’identités, afin de pouvoir travailler.
L’effet pervers d’un tel marquage médiatique qui, à priori se voudrait objectif et dénonciateur d’une situation d’exploitation, s’est directement manifesté après la parution de ladite « enquête », à travers la mise à mort de centaine de personnes, qui se sont retrouvées sans ressources.
Un discours dénonciateur des conditions de travail de sans-papiers, se construisant sur la tête du patronat, la collaboration et la délation.
La sécurisation répressive conduisant à des contrôles policiers intempestifs à l’égard des sans-papiers est la conséquence directe de cette communication médiatique qui n’entre pas en connivence avec les revendications d’accès légal au marché du travail des sans-papiers, Mr Martin Willems (représentant de la CSC) prétend défendre les travailleurs sans-papiers, mais on peut pas revendiquer la présomption de salariat pour les sans-papiers qui n'ont même pas le droit de travailler et en même temps vouloir les empêcher de travailler même si ils n'ont pas vraiment le choix pour combler leurs besoins vitaux .
Les travailleurs sans-papier qui espérait en finir avec des années d’exploitation et de souffrance voient leur situation basculer dans le néant de l’incertitude et la crainte d’être les seuls à être pénalisés face à des grandes plateformes tel que delivroo, ou Uber Eats.
La question de l’exploitation des travailleurs sans papiers ne date pas d’hier, car depuis des années, nous n’avons de cesse de revendiquer une gestion de raison et de pragmatisme politique en réponse au vide structurel dans les métiers dits en pénurie.
Mr le secrétaire d’état à l’asile, continue dans son élan de refus catégorique, d’un éventuel accès légal au marché du travail, pour les personnes sans-papiers, déjà qualifiées et prêtes à combler le manque de main d’œuvre dans les métiers en pénurie. Et au lieu de ça, Monsieur Sammy, nous propose des mesurettes basées sur délation et la collaboration dans des enquêtes assignant les patrons.
Pourquoi ne pas activer le potentiel de main-d’œuvre chez les "sans papiers" pour aider et soulager pendant et après cette crise sanitaire ?
De nombreux secteurs en Belgique connaissent des difficultés , mais ne trouvent pas assez de travailleurs compétents : la santé, les services paramédicaux, laboratoires, l'agriculture, l'industrie, la construction des bâtiments, l'alimentaire, l'horeca... .
Dans ces secteurs essentiels, l'augmentation du nombre d'emplois vacants est spectaculaire, la plupart de ces emplois figuraient déjà dans la liste des métiers en pénurie même avant la crise.
Quel gâchis, sachant que de nombreux sans-papiers compétents sont prêts à occuper des postes vacants et à contribuer pour soulager cette crise sanitaire et économique.
Souvent, ils ont déjà un diplôme et/ou une expérience dans les secteurs concernés, et parlent les langues nationales, ce qui n’est pas le cas des travailleurs saisonniers, qui, en plus du fait qu’ils coûtent cher, ne répondent aucunement à l’urgence économique formulée par le VOKA et la FEB.
Nous déplorons ce statuquo imposé par une gouvernance basé sur des phobies électoralistes et des discours populistes.
On ne peut pas relancer l’économie et en même temps encourager la fraude sociale en permettant l’exploitation de travailleurs sans-papiers. La solidarité collective et la reprise économique vont de pair. Le gouvernement doit revoir sa politique de migration. Il faut donner l'accès légal au marché de l'emploi aux sans-papiers déjà sur le territoire depuis des années et qualifiés et aussi leurs donner la possibilité de participer pleinement à la société.
Pour un travail digne nous revendiquons l'accès à la formation et au marché de l’emploi pour les sans-papiers dans les métiers en pénurie.