Centre d'Etudes Jacques Georgin

Centre d'Etudes Jacques Georgin Le CEG est le centre d'études du parti DéFI. Notre centre d'études est reconnu en qualité de centre d’éducation permanente depuis le 1er janvier 2021.

RENFORCER NOTRE SÉCURITÉ. Divers partis annoncent pour les prochains jours une manifestation dénonçant les investissemen...
11/06/2026

RENFORCER NOTRE SÉCURITÉ.
Divers partis annoncent pour les prochains jours une manifestation dénonçant les investissements de la Défense. Relisons Raymond ARON sur les positions des partis de gauche dans les années trente, avant qu'ils ne réalisent -trop t**d- leur aveuglement: « la gauche, dans l’ensemble, ne comprit pas que la réoccupation de la Rhénanie modifiait radicalement l’équilibre des forces en Europe : notre armée, en position défensive derrière la ligne Maginot, perdait les moyens de porter secours à nos alliés à l’est du Reich. De 1933 à 1936, la gauche ne prêchait pas le réarmement, elle déclarait à l’avance perdue la course aux armements. Elle se convertit à la résistance, même militaire, contre Hi**er à partir de la guerre d’Espagne. La résistance à Hi**er en mars 1936, comportait le minimum de risques : nous savons aujourd'hui qu’il n’y en avait aucun et nous devions savoir à l’époque que le péril était faible.(…) Hi**er fit savoir au monde, après son triomphe pacifique, l’énormité du butin. » (Mémoires).

31/05/2026

LA BELGIQUE: PAYS DES FLAMANDS selon De Standaard. Dans un commentaire sur le dernier sondage RTBF-VRT, Karel Verhoeven estime que "La Belgique est désormais en train de devenir le pays des Flamands". Comme notre Centre d'études l'a décliné au fil de ses analyses, il n'est pas nécessaire de procéder à des grandes réformes institutionnelles pour que les services publics et le monde des entreprises passent de plus en plus sous la coupe de la Flandre.
L’intéressant dans cet article est le constat d’un éditorialiste flamand que les Wallons et Bruxellois sont devenus des citoyens de seconde zone. Citation : « L’électeur bruxellois et wallon se sent méconnu, méprisé et surtout menacé économiquement dans des proportions que la Flandre ne connaît pas, ou plus. Le clivage communautaire revient donc planer comme une ombre menaçante au-dessus de la rue de la Loi, mais d’une manière très différente d’il y a quinze ans. »

AUTOUR DU 9 MAI. FICHES AVENIR DE L'EUROPE /10Pour accompagner l'anniversaire de la Déclaration de Robert SCHUMAN, le CE...
21/05/2026

AUTOUR DU 9 MAI. FICHES AVENIR DE L'EUROPE /10
Pour accompagner l'anniversaire de la Déclaration de Robert SCHUMAN, le CEG partage avec vous quelques pièces de son programme européen.
FICHE 10 (dernière de la série): LES ACCORDS DE COMMERCE COMME OUTILS D’UN DÉVELOPPEMENT AUTONOME, DURABLE ET LOYAL
RÉSUMÉ
• Malgré divers avantages, le libre-échange et la mondialisation présentent des risques : perte d’autonomie, coûts environnementaux.
• Mais la puissance commerciale de l’UE lui permet de transformer les menaces en opportunités.
• La situation géopolitique nécessite un rééquilibrage des partenariats.

PROPOSITIONS

• L’UE ne peut vivre sans commerce international, mais elle doit adapter ses atouts dans au moins trois directions :
- Recréer des champions industriels dans de nouveaux secteurs, comme le développement durable ;
- Renforcer l’éducation et la recherche ;
- Protéger son grand marché (et ses consommateurs) contre les contrefaçons, par des normes sociales, environnementales et sanitaires exigeantes et un contrôle des investissements extra-européens dans les secteurs stratégiques.

• Au lieu de subir la concurrence des pays moins exigeants, l’Union doit s’appuyer sur sa force de négociation commerciale pour renforcer le principe de réciprocité et introduire des clauses sociales et environnementales dans ses accords de libre-échange. L’objectif lointain est d’inscrire la convergence réglementaire dans un ensemble multilatéral, à savoir l’OMC.
• L’autonomie suppose aussi :
- de ne plus dépendre de l’extérieur -et a fortiori d’un seul fournisseur- pour des produits stratégiques. Il s'agit donc de diversifier les chaînes d'approvisionnement mondiales, de constituer des stocks stratégiques, et, dans les limites de la cohérence économique, de rapatrier certaines productions ;
- la politique protectionniste américaine doit pousser l’UE à renforcer des partenariats stratégiques avec d’autres régions du monde (Amérique latine, Inde, Asie du SE, Australie-Nouvelle Zelande);
- une vigilance renforcée quant aux prédateurs étrangers ;;
- de conditionner l’accès au marché européen au respect d’exigences sociales, sanitaires, environnementales ou numériques par une Directive “Éthique des entreprises” et par l’imposition d’une taxe d’ajustement sur les produits ne respectant pas ces exigences;
- d’exiger la réciprocité en matière de marchés publics (en 2014, 90% de nos marchés étaient ouverts aux entreprises étrangères, contre 32% aux Etats-Unis et près de zéro en Chine);
- d’intégrer dans les accords commerciaux un volet de coopération fiscale ainsi que des clauses sociales et environnementales contraignantes (en abaissant en priorité les tarifs douaniers sur les biens et services « propres » et en instituant des sanctions commerciales en cas de violation des clauses sociales et environnementales);
- des règles antidumping et de donner compétence au procureur européen pour veiller au respect des engagements pris par les pays tiers.
• Quant au « Système juridictionnel des investissements » (ICS) envisagé par la Commission européenne, deux scénarios doivent être envisagés :
- Dans les relations avec des pays développés, dans le système juridictionnel desquels on peut avoir confiance, il faut demander la suppression de toute juridiction spécifique aux investissements ; le Canada l’a demandé et obtenu des États –Unis.
- Dans les relations avec des pays moins sûrs quant à leur système juridictionnel, une juridiction spécifique peut être une garantie. Dans cette hypothèse nous proposons des améliorations substantielles au projet de l’ICS tel que conçu par la Commission :

o Plainte des investisseurs contre les États : limiter la compétence de la Cour au contrôle du « traitement national » (non-discrimination par rapport aux investisseurs nationaux) ;
o N’accepter les plaintes que des investisseurs « aux mains propres », c'est-à-dire ceux qui respectent les législations et conventions sociales et environnementales ;
o Par souci d’équilibre, élargir la compétence aux plaintes États, entreprises, ONG contre États faisant du dumping social, fiscal ou environnemental ;
o L'indépendance : le mécanisme doit répondre aux plus hauts standards en matière d'indépendance des juges;
o L'équité procédurale: lorsqu'un État est visé par une plainte, le Tribunal doit prévoir que toute partie dont les droits ou intérêts sont affectés par l'affaire puisse y participer pleinement ;
o Le respect du système judiciaire national: un devoir d'épuiser les recours locaux raisonnablement disponibles doit être prévu, comme c'est le cas dans la plupart des instruments internationaux liés aux droits humains.

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20/05/2026

COUP DE FORCE FLAMAND SUR L’ADMINISTRATION BRUXELLOISE
Le nouveau gouvernement bruxellois vient de donner un solide coup de canif dans l’équilibre linguistique de l’administration régionale.
Pour une population qui a choisi à 90% ses documents administratifs en français, les services publics régionaux sont, depuis la création de la Région, répartis selon une clé de l’ordre de 2/3 francophones – 1/3 néerlandophones. C’était déjà une belle concession de la majorité francophone.
Aujourd'hui, le gouvernement de Boris DILLIES vient de nommer les membres de la commission d’évaluation des mandataires des services publics de la Région, qui est un organe faîtier de pilotage de toute la fonction publique. Coup de force des Flamands : ils ont réussi à imposer la clé de 60% de Flamands, c'est-à-dire une clé qui pourrait se justifier au fédéral, mais tout le contraire de la réalité démographique bruxelloise !
Ce coup de force avait été déjà tenté sous le gouvernement précédent et le ministre Défi Bernard Clerfayt l’avait bloqué.
Il n’a pas fallu attendre longtemps pour que les ministres flamands du nouveau gouvernement retentent le coup et que les pauvres ministres francophones se fassent rouler dans la farine comme des débutants !

AUTOUR DU 9 MAI. FICHES AVENIR DE L'EUROPE /9Pour accompagner l'anniversaire de la Déclaration de Robert SCHUMAN, le CEG...
19/05/2026

AUTOUR DU 9 MAI. FICHES AVENIR DE L'EUROPE /9
Pour accompagner l'anniversaire de la Déclaration de Robert SCHUMAN, le CEG partage avec vous quelques pièces de son programme européen.
FICHE 9: LE BUDGET EUROPÉEN

RÉSUMÉ
Il faut abandonner une approche « pingre » des budgets européens (dogme du 1% du PIB) pour permettre à l’UE de réaliser ses ambitions. Mais cela ne peut se faire ni par de nouveaux transferts depuis les budgets nationaux (mais au contraire les alléger), ni par de nouveaux impôts sur les citoyens. Il existe plusieurs moyens d’alimenter le budget par de nouvelles ressources propres.
En résumé : faire payer les pollueurs, les importateurs de CO², et les multinationales qui font du chiffre d’affaires en Europe mais n’y paient pas leur part d’impôts.

PROPOSITIONS

DES RESSOURCES PROPRES
- une taxe de péréquation sur le chiffre d'affaires réalisé en Europe par les entreprises multinationales. Il faut garantir une répartition plus équitable entre les pays qui taxent les bénéfices et ceux sur lesquels les multinationales exercent leurs activités et font leur chiffre d’affaires (« pays de marché »). Le Pilier 1 de l’accord OCDE de 2021 est trop timide : les entreprises concernées sont les entreprises multinationales dont le CA mondial dépasse 20 milliards d’euros et dont la rentabilité (bénéfice avant impôt/chiffre d’affaires) est supérieure à 10 % ;
- des recettes provenant de l'impôt sur les multinationales, compte tenu de la fixation d’un seuil minimum européen de cet impôt, sur une assiette harmonisée; le Pilier 2 de l’accord OCDE de 2021 doit être prolongé, car un taux de 15% sur les entreprises ayant un chiffre d’affaires de 750 M°€ est insuffisant ; proposition : 25% ;
- une taxe d'ajustement des émissions de carbone aux frontières de l'UE.
- le système d’enchères des quotas d'émission (SEQE)

PAS DE TAXATION SANS REPRÉSENTATION

La nouvelle capacité fiscale de l’Union doit alimenter le débat démocratique : depuis la naissance du parlementarisme, pouvoir de taxation et représentation politique ont été de pair. Le Cadre financier pluriannuel (CFP) ne peut plus être entravé par la règle de l’unanimité au Conseil.

17/05/2026

AUTOUR DU 9 MAI. FICHES AVENIR DE L'EUROPE /8
Pour accompagner l'anniversaire de la Déclaration de Robert SCHUMAN, le CEG partage avec vous quelques pièces de son programme européen.
FICHE 8: LA POLITIQUE MIGRATOIRE

RÉSUMÉ
• L’afflux de réfugiés est un vrai problème, surtout s’il remet en question des valeurs de l’UE.
• Mais c’est aussi une opportunité en termes démographiques et d’emploi. Comme les crises précédentes, celle-ci doit se transformer en occasion d’un approfondissement de l’UE.
• Plutôt que d’agiter les opinions publiques en confondant les registres, les politiques doivent distinguer les situations :
o Les obligations internationales en matière d’asile, qui doivent être assumées sans restriction ;
o La lutte contre les pratiques illégales;
o Une politique intelligente d’immigration destinée à répondre aux besoins en main-d’œuvre.

PROPOSITIONS

ASILE : garantir et organiser le droit dans le respect des conventions internationales
• L’obligation d’accueillir les réfugiés sur base de la Convention de Genève doit être assumée. Sa mise en œuvre doit sortir ceux-ci des filières illégales.
o En amont, permettre aux candidats d’introduire leur demande auprès des postes diplomatiques des Etats européens ;
o Réduire la durée de traitement des demandes d’asile ;
o Harmoniser entre Etats membres les critères d’admission. Charger un organisme européen unique d’instruire les demandes et de répartir sur base d’un dossier unique.

AUTRES MIGRATIONS
• Prévenir : s’attaquer à la source
o Coopérer avec les États ACP pour traiter les questions relatives au trafic d’êtres humains ;
o Négocier des accords avec les voisins pour contenir ensemble les flux illégaux ;
o Lutter contre les filières mafieuses d’immigration clandestine en Méditerranée de même que contre les marchés clandestins de l’emploi dans nos pays ;
• Protéger les frontières
o Renforcer les contrôles aux frontières extérieures de l’Union et donc le rôle de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes;
o Soutenir les États membres situés en première ligne; tout en laissant volontaire l’envoi de patrouilles par les États membres, tous doivent contribuer aux opérations en nature ou en contributions financières ; la coordination avec EUROPOL doit être renforcée.
• Légaliser, répartir et intégrer
o Créer des voies légales d’immigration, meilleure façon de lutter contre les trafiquants ;
o Faire rentrer les migrants prêts à travailler dans un circuit officiel en leur accordant des visas pour des séjours temporaires ; à cet effet, ouvrir des bureaux d’inscription européens localisés hors UE ;
o Installer des points d’enregistrements gérés par les institutions communautaires et non plus nationales ;
o Concevoir une politique à moyen et long terme en fonction des besoins du marché du travail ;
o Instaurer une carte d’identité biométrique unifiée de réfugié et un registre européen unique, moyens de suivre le parcours intra-européen de chaque réfugié et d’éviter les demandes multiples ;
o Faire jouer la solidarité dans la répartition des réfugiés entre les États membres, sans laisser l’essentiel des efforts sur les États situés en première ligne. Cette politique doit être soutenue par des mesures positives en faveur des États d’accueil et par une contribution financière des Etats qui choisissent de ne pas prendre leur part de cet accueil ;
o Favoriser l'échange de bonnes pratiques entre les États membres et coordonner les actions dans les domaines de l'emploi, de l'éducation et des politiques sociales. Ces actions doivent s’appuyer sur une meilleure utilisation des instruments financiers de l’UE visant à encourager la participation des migrants ;
o Définir une politique d’insertion des migrants basée sur la laïcité de nos démocraties libérales pluralistes : l’Europe doit trouver le moyen de répondre à la diversité, tout en sauvegardant et promouvant ses propres valeurs.

AUTOUR DU 9 MAI. FICHES AVENIR DE L'EUROPE /7Pour accompagner l'anniversaire de la Déclaration de Robert SCHUMAN, le CEG...
15/05/2026

AUTOUR DU 9 MAI. FICHES AVENIR DE L'EUROPE /7
Pour accompagner l'anniversaire de la Déclaration de Robert SCHUMAN, le CEG partage avec vous quelques pièces de son programme européen.
FICHE 7: LA SANTÉ

RÉSUMÉ
• Les compétences de l’Union en cette matière sont assez limitées ; elles rentrent dans la catégorie des compétences d’appui et de coordination ;
• La Covid a révélé le manque d’Europe en cas de crises sanitaires, mais aussi de belles avancées (achats groupés de vaccins, coopérations transfrontalières…)
• Dans le cadre institutionnel actuel, on peut développer plusieurs moyens de renforcer l’autonomie européenne et les solidarités.
• L’objectif «santé » se retrouve dans la plupart des compétences de l’UE.

PROPOSITIONS

FACE AUX CRISES: Comme d’autres crises sont à prévoir, il est urgent de développer des outils de réaction rapide aux crises internes, comme aux pandémies.
- Une révision à la hausse des compétences, du budget et des effectifs du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) ainsi que de l’Agence européenne des médicaments (EMA) afin de leur permettre de coordonner les réactions au niveau médical en temps de crise;
- La mise en place d’un mécanisme européen de réaction rapide en matière sanitaire ;
- La constitution de stocks communs d’équipements, de matériaux et de médicaments;
- Le renforcement du mécanisme européen de protection civile pour faciliter le rapatriement commun des citoyens de l’Union;
- Une coordination des règles de restriction des déplacements entre Etats membres et dans les rapports avec l’étranger ;
- Intensifier les coopérations transfrontalières en matières médicale et sanitaire.

HORS DES CRISES : l’Europe doit toutefois s’attaquer à des défis sanitaires liés à d’autres compétences, tels que l’environnement, la recherche, l’agriculture, l’industrie, les normes de produits (qu’on pense aux perturbateurs endocriniens et au glyphosate), la protection des consommateurs, la libre circulation des personnes, des biens et des services.

CHIFFRES CLÉS
- L’outil de l’UE en la matière est l’Agence exécutive pour les consommateurs, la santé et l’alimentation, qui a établi un plan 2021-2027 « Europe de la santé » (EU4Health), doté de 5,1 M€, soit 10 fois plus que le programme précédent (mais = 0,8% du budget de l’UE).

AUTOUR DU 9 MAI. FICHES AVENIR DE L'EUROPE /6Pour accompagner l'anniversaire de la Déclaration de Robert SCHUMAN, le CEG...
14/05/2026

AUTOUR DU 9 MAI. FICHES AVENIR DE L'EUROPE /6
Pour accompagner l'anniversaire de la Déclaration de Robert SCHUMAN, le CEG partage avec vous quelques pièces de son programme européen.
FICHE 6: LA PAC
RÉSUMÉ
• La PAC ne peut être amputée de ses budgets car au-delà des 7 millions d’agriculteurs qui en bénéficient directement, ce sont 450 millions de consommateurs qui en profitent chaque jour par le biais d’une alimentation saine, contrôlée et respectueuse de l’environnement.
• La situation géopolitique européenne ne fait que confirmer la nécessité d’une autonomie stratégique.
• Le monde agricole est confronté à une triple contrainte : les normes de plus en plus sévères quant aux produits ; les normes de plus en plus sévères quant aux méthodes ; la concurrence des pays moins regardants et à bas coûts due aux accords de libre-échange.

PROPOSITIONS
• La stratégie « de la ferme à la fourchette » consiste, en résumé, à produire moins mais mieux : l’objectif est d’arriver à 25% de biologique en 2030. Mais nos agriculteurs ne peuvent être confinés à une production de luxe (premium). Tous y perdraient : les producteurs comme les consommateurs.
• Il faut réduire la charge bureaucratique pesant sur les agriculteurs.
• Ensuite, notre modèle agricole ne peut être victime d’une écologie dogmatique Dès 2022, la Commission a autorisé certaines dérogations et certains assouplissements semblent encore nécessaires. Mais, plus fondamentalement, peut-on à la fois produire plus ET mieux ? Une voie médiane doit être trouvée grâce à certains ajustements, comme, par exemple:
- des régimes alimentaires moins carnés ;
- une place réduite pour les cultures énergétiques ;
- multiplier les alternatives naturelles aux produits phytosanitaires ;
- le développement des légumineuses, afin de réduire la dépendance à l’énergie fossile et aux engrais minéraux ;
- travailler la sélection variétale des semences afin de s’adapter à la fois aux enjeux du changement climatique et de la souveraineté alimentaire.
Réduire la charge administrative imposée aux agriculteurs.
Assurer une vigilance permanente sur les négociations des accords de commerce et d’investissements de l’Union européenne.

• Les intérêts des agriculteurs wallons doivent être considérés tout au long de la procédure de négociation, de signature et d’assentiment des accords européens. L’agriculture européenne en général ne peut servir de variable d’ajustement et de compensation pour servir les intérêts industriels ou autres, ni être la victime expiatoire de l’écologie dogmatique. En particulier les objectifs suivants doivent être gardés à l’esprit :
- le maintien du modèle agricole “ferme familiale” ;
- l’application des normes européennes aux produits importés ;
- la garantie de l’application du principe de précaution, notamment pour les OGM.

Le bien-être animal (qui n’est pas limité au domaine agricole) doit être identifié comme un objectif de l’Union.

12/05/2026

AUTOUR DU 9 MAI. FICHES AVENIR DE L'EUROPE /5
Pour accompagner l'anniversaire de la Déclaration de Robert SCHUMAN, le CEG partage avec vous quelques pièces de son programme européen.
FICHE 5: DÉVELOPPEMENT DURABLE & SOCIAL

RÉSUMÉ : L’enjeu climatique surplombe celui du développement économique et celui de la cohésion sociale. Le défi majeur est la conciliation des trois pôles de ce triangle. La poursuite de l’objectif du développement durable ne peut se faire au prix de la désespérance sociale des citoyens les plus faibles.
Il s’agit aussi de garantir l’autosuffisance de l’Europe concernant les ressources et les productions stratégiques.
Il s’agit encore de ne pas rater le tournant de la nouvelle révolution industrielle que constitue l’intelligence artificielle.

PROPOSITIONS
- Investir dans les infrastructures de transport « écologique » (réseau européen de TGV de fret et de voies fluviales), des voies de communication pan-européennes, des infrastructures d’énergies renouvelables et de celles des nouvelles générations nucléaires.
- Il faut mettre l’accent sur la recherche fondamentale et appliquée et encourager la constitution de champions industriels européens dans des secteurs comme de développement durable, la santé ou l’intelligence artificielle, piliers de la nouvelle révolution industrielle et sociale.
- Considérer les dépenses de recherche, d’enseignement et de formation comme des investissements et le carbone comme une source de recettes.
- Une politique énergétique commune. Un « marché commun des énergies renouvelables » devrait mutualiser les ressources, équilibrer offres et demandes compte tenu du caractère discontinu de ce type d’énergies sur le continent. Ceci suppose que les investissements des pouvoirs publics en faveur des énergies renouvelables ne soient pas comptabilisés dans la dette établie selon la norme SEC. Les interconnexions transfrontalières doivent être multipliées.
- Parachever le MACF (mécanisme d’ajustement carbone aux frontières), entré en vigueur le 1er octobre 2023, l’évaluer pour l’étendre à de nouveaux secteurs de l’économie. Les secteurs suivants sont actuellement couverts : le fer et l’acier, l’aluminium, le ciment, l’engrais, l’électricité et l’hydrogène. Mais pas encore les produits chimiques.
- Le système d’échange des quotas d’émissions carbone (SEQE/ETS) doit être revu : les quotas gratuits offerts aux entreprises soumises à la concurrence extérieure n’ont plus de raison d’être depuis l’introduction du MACF.
- Réserver l’accès aux marchés publics européens aux entreprises qui localisent au moins la moitié de leur production en Europe.
- Mobiliser l’importante épargne des Européens, avec un soutien prioritaire aux secteurs durables (taxonomie européenne), l’assouplissement du Pacte de Stabilité et de Croissance, le recours au FEIS et à la BEI.
- Faire converger les normes sociales, fiscales et environnementales pour faire cesser la concurrence délétère entre États membres ; l’harmonisation des normes est le corollaire de la libre circulation. Le CEG plaide pour un socle européen des droits sociaux.
- Travailleurs détachés : il reste la question de la sécurité sociale : la solution passe par une portabilité des droits liés aux périodes de travail, rendue possible par un passeport numérique européen de sécurité sociale.
- La coopération entre les différents services d’inspection sociale des États, par la mise en place de l’Autorité européenne du travail, doit permettre une lutte plus efficace contre le travail au noir, qui doit être sanctionné de manière forte et identique dans tous les États. Par ailleurs, les interventions des Fonds structurels devront encourager les États membres à favoriser l’harmonisation sociale et la lutte contre le dumping social.

AUTOUR DU 9 MAI. FICHES AVENIR DE L'EUROPE /4Pour accompagner l'anniversaire de la Déclaration de Robert SCHUMAN, le CEG...
11/05/2026

AUTOUR DU 9 MAI. FICHES AVENIR DE L'EUROPE /4
Pour accompagner l'anniversaire de la Déclaration de Robert SCHUMAN, le CEG partage avec vous quelques pièces de son programme européen.
FICHE 4: LA POLITIQUE EXTERIEURE ET DE SECURITE COMMUNE (PESC)
Élément d’une politique globale d’autonomie stratégique, la PESC doit viser les objectifs suivants :
- Agir d’une seule voix sur la scène internationale pour la défense des valeurs de l’Union, ce qui implique une alliance avec les démocraties et le soutien aux démocraties menacées ;
- Construire sur la scène internationale des majorités pour répondre au défi climatique et garantir un développement durable ; les accords de commerce doivent s’inscrire dans cette trajectoire ;
- Poursuivre et moderniser le partenariat avec les pays ACP ; l’Union étant le principal bailleur de fonds publics au développement doit orienter son aide vers une coopération cohérente avec les objectifs de développement durable et de sécurité ;
- Offrir des perspectives européennes et démocratiques aux Etats européens non membres de l’UE, notamment par le renforcement de la Communauté politique européenne ;
- Cette perspective peut consister en une adhésion pour les Balkans occidentaux, la Moldavie, l’Ukraine et la Géorgie, mais après un approfondissement des institutions de l’Union et dans le respect du processus d’intégration de l’acquis communautaire ;
- À cette fin, accroître sa capacité de décision, à court terme dans le cadre des traités actuels (coopérations structurées permanentes) et si possible par une suppression de la règle de l’unanimité pour les décisions non militaires ;
- À cette fin, renforcer la cohérence entre politiques internes et sectorielles de l’Union avec les objectifs de politique extérieure ;
- Le pouvoir d’influence reste important et mérite même de nouveaux développements : par exemple l’ouverture d’un volet culturel (au sens large) de sa politique extérieure. Un peu partout dans le monde, les Délégations de l’UE peuvent s’appuyer sur les pôles du Réseau européen des Instituts culturels nationaux (EUNIC).

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