02/09/2026
Serions-nous réellement seule face aux plus grandes puissances économiques mondiales sans une profonde réorientation de nos investissements, de notre économie européen ? Et surtout, pensons-nous sérieusement que notre société pourrait aller mieux en renonçant progressivement à ce qui a été construit depuis plus d’un siècle ?
À force de vouloir revenir à une économie plus « simple » plus facile, plus accessible, certains oublient une réalité fondamentale : aucun pays ne peut durablement prospérer en se mettant volontairement en dehors de la compétition économique mondiale, tout en continuant de dépensser ce que nous n'aurons bientôt plus !
Allons donc poser la question aux pays en voie de développement : souhaitent-ils rester dans une situation économique de dépendance précaire, ou aspirent-ils légitimement à davantage de prospérité, d’innovation, d’éducation, de protection sociale et d’opportunités pour leurs enfants ?
Soyons plus matures politiquement ne signifie pas isolement, ni pour l' , ni pour notre pays.
Une économie centriste ne consiste ni à tout déréguler, ni à tout administrer. Elle consiste à assumer des choix économiques réalistes, à soutenir l'initiative, l'entrepreneuriat, l'innovation et le travail, tout en maintenant un cadre social protecteur et solidaire.
Notre objectif ne devrait pas être de nous isoler de la compétition, mais de nous donner les moyens d'y participer intelligemment.
Et le véritable sacrifice que nous devons accepter n'est peut-être pas celui d'un retour vers 1895., mais d'oser le choix de la .
C'est celui de l'investissement.
Investir dans nos entreprises.
Investir dans nos infrastructures.
Investir dans les nouvelles énergies renouvelables
Investir dans notre industrie pharmaceutique.
Investir dans la recherche et l'innovation.
Investir dans l'éducation et la formation.
Investir dans nos services publics lorsqu'ils sont essentiels.
Mais aussi accepter, individuellement et collectivement, de consacrer une partie de nos ressources à construire plutôt qu'à consommer immédiatement.
Cela demandera du temps. Peut-être même plusieurs décennies.
Mais si nous voulons transmettre à nos enfants autre chose qu'une dette, un déclassement économique et la nostalgie d'un modèle révolu, alors nous devons avoir le courage d'investir aujourd'hui dans notre capacité à réussir demain.
La prospérité ne se décrète pas.
Elle se construit.
Et parfois, construire durablement signifie accepter un effort aujourd'hui pour offrir davantage de possibilités demain. Il faut pouvoir accepter de ramper pour arriver à se dresser et marcher seule.
Ayons le courage d'investir durablement. Même si cela doit nous coûter quelques efforts et quelques sacrifices.