19/07/2026
(ALERTE POST TROP LONG)
𝐋𝐚 𝐪𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐝’𝐡𝐞́𝐛𝐞𝐫𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝’𝐚𝐬𝐢𝐥𝐞 𝐚̀ 𝐔𝐜𝐜𝐥𝐞 : 𝐪𝐮𝐞𝐥𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐢𝐭𝐬.
« 𝐃𝐢𝐞𝐮 𝐬𝐞 𝐫𝐢𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐞 𝐩𝐥𝐚𝐢𝐠𝐧𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞́𝐪𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐚𝐥𝐨𝐫𝐬 𝐪𝐮’𝐢𝐥𝐬 𝐞𝐧 𝐜𝐡𝐞́𝐫𝐢𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐮𝐬𝐞𝐬 »
1. 𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐥𝐞 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐝’𝐚𝐬𝐢𝐥𝐞 ?
L’asile est proclamé comme droit fondamental en…1948, dans la déclaration universelle des droits de l’homme, notamment suite à la manière – désastreuse – dont la question des réfugiés juifs a été traitée dans les années 30 par différentes démocraties.
Un des articles de la déclaration énonce que « Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays ».
2. 𝐐𝐮𝐞𝐥 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐝’𝐡𝐞́𝐛𝐞𝐫𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐔𝐜𝐜𝐥𝐞 ?
Pendant la durée de la procédure (entre l’introduction de la demande et la décision), l’état a le devoir de fournir un toit et de quoi manger au demandeur d’asile.
Ce n’est évidemment pas que par générosité : à défaut, des milliers de personnes (en ce compris des enfants) dormiraient dans l’espace public, dans les halls d’immeuble, les métros, etc., et chercheraient par tous les moyens à ne pas mourir de faim.
3. 𝐐𝐮𝐢 𝐞𝐬𝐭 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝’𝐚𝐜𝐜𝐮𝐞𝐢𝐥 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝’𝐚𝐬𝐢𝐥𝐞 ?
Il s’agit du gouvernement fédéral, largement dominé par l’axe MR-N-VA, comprenant aussi le CD&V, Les engagés et Vooruit.
4. 𝐐𝐮𝐢 𝐚 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐫𝐢𝐬𝐞́ 𝐥’𝐢𝐦𝐩𝐥𝐚𝐧𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐝’𝐚𝐜𝐜𝐮𝐞𝐢𝐥 𝐚̀ 𝐔𝐜𝐜𝐥𝐞 𝐚𝐮 𝐥𝐢𝐞𝐮-𝐝𝐢𝐭 (𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞) ?
Il s’agit de la Ministre N-VA de l’asile, Anneleen Van Bossuyt.
5. 𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐦𝐚𝐢𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝟐𝟑𝟎 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 ?
Les 230 personnes évoquées pour s’installer dans l’ancienne maison de repos à Uccle sont aujourd’hui hébergées dans un centre à Koekelberg. Ce centre doit fermer dans les meilleurs délais parce qu’il est devenu insalubre. C’est ce qu’a confirmé notamment la Bourgmestre faisant fonction d’Uccle, Valentine Delwart, au dernier conseil communal, après l’avoir visité.
6. 𝐄𝐬𝐭-𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐦𝐩𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐞́𝐦𝐢𝐬 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐚𝐜𝐜𝐨𝐫𝐝 𝐝𝐮 𝐩𝐨𝐢𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐯𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐮𝐭𝐮𝐫𝐬 𝐡𝐞́𝐛𝐞𝐫𝐠𝐞́𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞 𝐭𝐞𝐧𝐮 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐭𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐛𝐚̂𝐭𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭 ?
D’après la Bourgmestre faisant fonction, oui (réponse lors du dernier conseil communal).
7. 𝟐𝟑𝟎 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬, 𝐧’𝐞𝐬𝐭-𝐜𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐭𝐫𝐨𝐩 ?
Sans disposer d’expertise en la matière, ou avoir interrogé les demandeurs d’asile concernés (vous avez remarqué, la parole des premiers concernés, on ne l’entend pas…), je peux m’imaginer qu’à leur place, presque chacun d’entre nous souhaiterait être hébergé dans des unités les plus petites possibles, pour plein de raisons. Qui d’entre nous aurait envie de vivre pendant des mois avec 230 personnes dans l’absolu, si il ou elle avait le choix ?
Je peux aussi m’imaginer que du point de vue des travailleurs du centre, il est également plus facile de gérer de plus petites unités.
Du point de vue de la capacité du bâtiment, je n’en ai aucune idée. Le home hébergeait là environ 80 personnes, mais je ne connais pas le bâtiment, les normes en la matière, etc.
Pour l’intégration dans le quartier, préoccupation légitime des riverains, il est également probable que des unités plus petites et réparties, toutes choses étant égales par ailleurs, soient préférables.
Mais s’opposer à cette installation, sans assumer réellement des alternatives concrètes et immédiates, c’est pratiquement conduire ces personnes (dont beaucoup d’enfants !) à vivre dans l’insalubrité et à terme dans la rue. Ce qui est toujours pire que à 230 dans le bâtiment prévu.
8. 𝟐30 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐡𝐞́𝐛𝐞𝐫𝐠𝐞́𝐞𝐬 : 𝐪𝐮𝐢𝐝 𝐩𝐚𝐫 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐦𝐨𝐲𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟 ?
Selon le site de Fedasil, il y a 102 centres collectifs pour 31 036 demandeurs d’asile hébergés (au 1/7). Il semblerait donc qu’en moyenne, chaque centre accueille 304 personnes (hommes, femmes, enfants).
Ce sont des moyennes bien sûr, un bâtiment n’est pas l’autre, etc. Mais a priori on est, avec le projet ucclois, en dessous des normes d’occupation moyennes. Ce qui ne veut pas dire que ce n’est pas « trop ». Mais on va y venir…
9. 𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐧𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐫𝐞́𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞𝐮𝐬𝐞𝐬 𝐝’𝐚𝐬𝐢𝐥𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐝𝐢𝐟𝐟𝐞́𝐫𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐩𝐞𝐭𝐢𝐭𝐬 ?
Bonne question.
Il y a en fait un dispositif pour des unités plus petites, qu’on appelle « ILA ». Il y en a d’ailleurs à Uccle. Plusieurs maisons qui regroupent environ 60 personnes. Beaucoup d’Uccloises et d’Ucclois ne le savent probablement même pas.
𝐄𝐭 𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐨𝐮𝐢, 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐩𝐚𝐬 𝐞𝐧 𝐩𝐥𝐮𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐈𝐋𝐀, 𝐜𝐞𝐬 𝟐𝟑𝟎 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 ?
𝐋𝐚 𝐫𝐞́𝐩𝐨𝐧𝐬𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐭𝐫𝐞̀𝐬 𝐬𝐢𝐦𝐩𝐥𝐞, 𝐞𝐭 𝐭𝐫𝐢𝐬𝐭𝐞 : 𝐥𝐞 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐟𝐞́𝐝𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐚𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥 𝐚 𝐝𝐞́𝐜𝐢𝐝𝐞́ 𝐝’𝐲 𝐦𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞 𝐟𝐢𝐧.
D’abord en n’autorisant pas l’ouverture de nouvelles ILA, puis en fermant progressivement les ILA existantes. Pour privilégier…les gros centres collectifs. (allez lire le communiqué de la ministre en premier commentaire !)
Donc entendre aujourd’hui des élus et élues MR de notre commune, et pas des poids plumes dans leur parti (notre bourgmestre ff a été jusque fin 2025 secrétaire générale du MR, notre bourgmestre en titre est Ministre-Président de la Région bruxelloise, plusieurs conseillers communaux ou conseillères communales MR sont également parlementaires...Uccle étant la plus grande commune bruxelloise - voire tous court ?- dirigée depuis un temps certain par un Bourgmestre MR. ), pousser des cris d’orfraie face au nombre de personnes à héberger, et l’absence de solutions de plus petite taille…
« Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes » : oui, il est particulièrement pénible d’entendre des représentants du MR répondre avec des larmes de crocodiles que 230 c’est trop aux habitants d’Uccle, alors que toute leur politique menée au niveau fédéral vise à avoir des grands centres collectifs et fermer les petites unités.
Les personnes demandeuses d’asile, les travailleuses et travailleurs du Samu social, n’y sont pour rien.
Si j’étais provocateur, je dirais que les Ucclois qui ont voté MR devront y réfléchir mieux la prochaine fois (emoji tirage de langue).
10. 𝐎𝐤, 𝐩𝐚𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐮𝐧𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐩𝐞𝐭𝐢𝐭𝐞𝐬, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐩𝐚𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐬, 𝐬’𝐢𝐥 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞𝐬 𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 ?
Bon, d’abord, comme on l’a vu, chaque centre accueille déjà en moyenne plus que 230 personnes. Mais ce sont des moyennes, allez-vous me dire.
Mais Caramba, le même gouvernement fédéral vient de décider de fermer 1000 places sur Bruxelles (lien en 2ème commentaire) !
Le secteur craint que des centaines de personnes se retrouveront à la rue, à l’approche du prochain hiver. Le gouvernement est donc en train de fermer des places.
11. 𝐐𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐚 𝐞́𝐭𝐞́ 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞̀𝐠𝐞 𝐮𝐜𝐜𝐥𝐨𝐢𝐬 𝐌𝐑-𝐄𝐜𝐨𝐥𝐨 𝐬𝐮𝐫 𝐜𝐞 𝐝𝐨𝐬𝐬𝐢𝐞𝐫 ?
Dans un premier temps, elle a été encourageante. Lors du dernier conseil communal de l’année, la Bourgmestre s’est longuement exprimée sur le sujet au nom du collège.
Elle a regretté les circonstances (elle l’a appris via le Samu social et non la Ministre, le délai court entre l’annonce et l’installation), mais s’est engagée à faire en sorte que ce soit une réussite pour toutes les parties (y compris bien sur les riverains), et a indiqué qu’elle refusait de simplement spéculer que cela allait mal se passer. Si c’était le cas, elle ne manquerait pas d’intervenir disait-elle, mais à ce stade elle souhaitait miser sur la réussite du projet. Elle aussi condamné les propos à caractère raciste et xénophobe qui se sont exprimés sur ce dossier à travers les réseaux sociaux ou certains tracts.
A la suite de cette intervention, le groupe PS d’Uccle a écrit à la Bourgmestre pour exprimer son soutien à cette approche, et dire que bien que dans l’opposition, il était disponible pour contribuer à faire de ce projet une réussite.
12. 𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞̀𝐠𝐞 𝐌𝐑-𝐄𝐜𝐨𝐥𝐨 𝐬’𝐞𝐬𝐭 𝐣𝐨𝐢𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐜𝐞́𝐝𝐮𝐫𝐞 𝐞𝐧 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞́𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐜𝐞𝐫𝐭𝐚𝐢𝐧𝐬 𝐫𝐢𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐬𝐮𝐬𝐩𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐥’𝐢𝐧𝐬𝐭𝐚𝐥𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 ?
Dans un second temps, cette décision de se joindre à la procédure en justice fut pour nous une surprise. Cette décision n’avait pas été évoquée en conseil communal. Plus encore, la Bourgmestre s’est exprimée publiquement pour expliquer que le collège intervenait dans la procédure en justice pour s’associer à la démarche des riverains qui demandent la suspension de l’installation.
Interpellés sur les réseaux sociaux, les deux échevin·es d’Ecolo Uccle, qui font partie du collège et ont donc pris part à cette décision de rejoindre la procédure en justice, se sont indignés que l’on puisse leur reprocher de prendre part à des démarches visant à suspendre l’installation du centre, et ont indiqué que le collège s’était joint à la procédure pour « suivre le dossier, vérifier que tout est en ordre ».
Cela n’est pas très clair, et cela parait contradictoire avec le discours de la Bourgmestre.
Nous (le groupe PS) apprécieront sur pièce, en demandant les actes de procédure, afin de connaître la position que le collège MR-Ecolo a défendu au nom de notre commune et avec vos deniers.
En tout état de cause, la transparence est à ce stade nulle, y compris pour nous, membres du conseil communal. Et rien lors de l’intervention en conseil de la Bourgmestre ne laissait présager une telle démarche judiciaire.
On ne comprend plus très bien non plus que propose et souhaite le collège MR-Ecolo.
13. 𝐐𝐮𝐢𝐝 𝐬𝐢 𝐥𝐞 𝐣𝐮𝐠𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐟𝐞́𝐫𝐞́𝐬 (𝐞𝐧 𝐮𝐫𝐠𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐩𝐫𝐨𝐯𝐢𝐬𝐨𝐢𝐫𝐞) 𝐝𝐞́𝐜𝐢𝐝𝐚𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐮𝐬𝐩𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐥’𝐢𝐧𝐬𝐭𝐚𝐥𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝’𝐚𝐬𝐢𝐥𝐞 ?
Le juge devrait trancher dans les tout prochains jours. Si sa décision devait bloquer pour une durée prolongée l’installation des hébergés, ces derniers risqueraient de se retrouver…à la rue.
Nous interpellerons alors le collège afin qu’il cherche des solutions alternatives urgentes pour accueillir ces personnes et éviter un tel désastre humain et humanitaire.
Il serait également utile et précieux que la Bourgmestre sollicite du gouvernement fédéral, dont son parti est un acteur majeur, la possibilité de créer à nouveau des nouvelles ILA, et en les finançant correctement.
14. 𝐐𝐮𝐢𝐝 𝐬𝐢 𝐥𝐚 𝐝𝐞́𝐜𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐣𝐮𝐠𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐞𝐭 𝐥’𝐢𝐧𝐬𝐭𝐚𝐥𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐡𝐞́𝐛𝐞𝐫𝐠𝐞́𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 ?
Il faudra alors consacrer toute notre énergie à faire que cette installation soit une réussite pour toutes et tous. Identifier ce qui marche ailleurs, développer les initiatives de rencontre et dialogue avec les riverains mais aussi toute la commune.
Être à l’écoute des riverains et des personnes hébergées de manière continue. Accompagner leur insertion dans notre commune, en particulier pour les enfants en âge de scolarité.
Chercher des solutions. Créer du progrès. Pas freiner, détruire, diviser.
Enfin, il faudra aussi dire qu’une autre politique d’accueil est possible, notamment avec des plus petites structures mieux réparties sur Bruxelles mais aussi toute la Belgique, et demander à celles et ceux qui sont en responsabilité d’agir en conséquence, plutôt que de les démanteler.