15/11/2025
Dans cette situation, plusieurs éléments posent problème à deux niveaux distincts mais liés : les manquements légaux et les manquements humains.
Sur le plan légal, il apparaît que certaines obligations prévues par la loi organique des CPAS — notamment la continuité du suivi, le devoir d'information, le traitement dans des délais raisonnables et l’accès effectif au droit à l’aide sociale — n’ont pas été respectées. Ces défaillances administratives ont eu des conséquences directes et graves.
Mais au-delà du cadre juridique, il existe également des manquements humains. L’accompagnement, l’écoute, la prise en compte de la réalité vécue et la responsabilité professionnelle de ceux qui occupent des fonctions au sein d’un service public n’ont manifestement pas été assurés.
Quand une personne se retrouve sans réponse, sans soutien et sans ressources pendant plusieurs mois, ce n’est pas seulement un dysfonctionnement administratif : c’est aussi une défaillance humaine.
Il est donc essentiel d’identifier précisément où ces manquements se situent et quelles responsabilités individuelles ou organisationnelles y sont liées. Cela ne vise pas la sanction pour elle-même, mais la mise en lumière des défaillances afin d’éviter qu’une telle situation ne se reproduise pour quelqu’un d’autre.
La responsabilité légale et la responsabilité humaine vont de pair lorsqu’il s’agit de garantir un service public digne, cohérent et respectueux.
Je défendrai les 2 niveaux, en même temps et séparément aussi.