30/05/2026
𝐂𝐚𝐝𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐞𝐫𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐡𝐚𝐢̂𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐞́𝐩𝐞𝐧𝐬𝐞 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 : 𝐥𝐚 𝐃𝐆𝐁 𝐭𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐚 𝐝𝐞𝐮𝐱𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐬𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐧𝐧𝐞́𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟔
La Direction générale du Budget (DGB) a tenu, ce jeudi 21 mai 2026, dans la salle de conférence de la Direction générale de la Coopération, la deuxième session du Cadre de concertation des acteurs de la chaîne de la dépense publique.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par Monsieur Arouna SANFO, Directeur général adjoint du Budget, qui a salué la forte mobilisation des différents acteurs de la chaîne de la dépense publique, notamment les Directeurs de la gestion des finances, les Directeurs des marchés publics, les Responsables de programmes ainsi que les Directeurs des ressources humaines des ministères et institutions.
Cadre privilégié d’échanges et de coordination, cette session visait à renforcer la synergie d’action entre les différents intervenants en vue d’une exécution budgétaire plus efficace, plus fluide et conforme aux exigences de bonne gouvernance des finances publiques.
Les travaux ont porté principalement sur :
• L’état de mise en œuvre des recommandations issues de la première session de l’année 2026 ;
• La présentation de la situation d’exécution du budget de l’État au 15 mai 2026 ;
• La présentation de la r***e à mi-parcours de l’exécution budgétaire ;
• L’examen des difficultés rencontrées par les acteurs de la chaîne de la dépense publique ainsi que les pistes de solutions.
S’agissant du suivi des recommandations de la première session, les échanges ont porté sur les trois recommandations qui avaient été formulées, toutes actuellement en cours de mise en œuvre:
• Informer systématiquement les fournisseurs de l’obligation de produire l’Attestation de Douane (AD) pour les marchés d’un montant supérieur ou égal à 40 millions FCFA dès la notification, avec intégration de cette exigence dans les CCAP ;
• Digitaliser la délivrance de l’Attestation Douanes ;
• Réviser l’arrêté du 07 juin 2024 relatif à la nomenclature des pièces justificatives afin d’y intégrer les biens et services soumis à l’AD.
La présentation de la situation d’exécution du budget de l’État au 15 mai 2026 a fait ressortir qu’au titre de prévisions globales estimées à 3 918,29 milliards FCFA, les engagements s’élèvent à 1 243,90 milliards FCFA, soit un taux global d’exécution de 31,75 %, avec un taux de liquidation de 91,75 %.
Par nature de dépenses, les principaux niveaux d’exécution enregistrés sont les suivants :
• Dépenses de personnel : 31,71 % d’engagement, avec un taux de liquidation de 99,73 % ;
• Biens et services : 31,55 % d’engagement ;
• Transferts courants : 55,33 % ;
• Investissements sur ressources propres : 24,19 % ;
• Investissements sur ressources extérieures : 18,78 %.
L’analyse a également mis en évidence des disparités dans l’exécution au niveau des sections budgétaires et des programmes, ainsi qu’un faible taux de consommation des autorisations d’engagement, établi à 24,15 %.
Parmi les principales contraintes relevées figurent l’instabilité du système SI-N@folo et du réseau RESINA, la faible maîtrise de certains outils et procédures budgétaires, l’insuffisance de crédits, le contexte sécuritaire ainsi que les difficultés d’appropriation de la plateforme e-Burkindi et du budget-programme.
La session a également permis de présenter la R***e à mi-parcours (RMP) de l’exécution du budget de l’État. Cet exercice de suivi participatif, institué depuis 2008 et consacré par la loi n°073-2015/CNT portant loi organique relative aux lois de finances, constitue un outil essentiel d’évaluation à mi-parcours. Il vise à identifier les contraintes d’exécution, à apprécier les performances enregistrées et à proposer des mesures correctives pour une meilleure clôture budgétaire.
Au cours des échanges, les participants ont analysé les performances enregistrées, examiné les contraintes opérationnelles et formulé des recommandations visant à renforcer davantage l’efficacité de la dépense publique.
À travers ce cadre de concertation trimestriel, la Direction générale du Budget réaffirme son engagement à promouvoir une administration budgétaire moderne, transparente, efficace et solidaire, au service du développement national.