14/04/2026
Cordonnier de son état et âgé de 47 ans, G.L est l’oncle de T.R, une jeune fille d’environ 14 ans. Il a été accusé d’avoir violé la nièce. L’acte sexuel a engendré une grossesse. Pour répondre de cette accusation, le quadragénaire était face à la chambre criminelle du TGI de Dédougou, le mardi 31 mars 2026. Les faits remontent à décembre 2025. Ils se sont déroulés à Kouka, localité de la province des Banwa, dans la région de Bankui. L’histoire est partie des mauvais rapports qui liaient la petite fille à son père qui ne vivrait pas sous le même toit avec la mère de celle-ci. Ce qui a valu son départ de la famille pour se retrouver dans la famille de son oncle. Ce dernier aurait même démarché auprès du papa de sa nièce pour qu’elle reste chez lui jusqu’à la normalisation de leurs relations. Elle y est restée pendant 45 jours. Mais pendant son séjour, elle avait voulu, entre temps, rejoindre sa mère à Solenzo. Elle décide de faire route avec son oncle qui, lui se rendait au village de Moussancongo pour, dit-il, participer aux funérailles de sa belle-mère. A Solenzo où il devrait se séparer de sa nièce, il a expliqué aux juges qu’il a téléphoné à la mère sans succès. Alors, il a choisi de continuer la route avec la fille jusqu’à Moussancongo. La nuit venue, l’homme a réussi à convaincre ses hôtes que la jeune fille ne pouvait dormir qu’avec une personne qui lui est familière. Une maison leur a été affectée. Mais au cours de cette nuit, il a eu des rapports intimes avec sa nièce après l’avoir serrée au cou et menacée de l’abandonner dans la localité si elle refusait de céder. Revenus à Kouka, il a amené sa victime faire une injection pour éviter qu’elle ne pique grossesse. Il a justifié cet acte aux yeux de son épouse par le fait que la fille avait beaucoup de fréquentations. L’amoureux s’est aussi défendu en arguant que la fillette était toujours collée à lui. « La fille prenait mon téléphone pour suivre des vidéos. Elle me caressait parfois aussi. Cela m’a inspiré à entretenir des relations intimes avec elle », avait-il lancé au tribunal comme pour dire que ceci a constitué le facteur déclencheur de son acte. Il a aussi tenté de récidiver, mais la jeune fille a résisté. Tout ce temps, elle s’est gardée de parler de la situation à une autre personne. Mais suite au refus de se livrer à nouveau, elle a été accusée par son oncle d’avoir volé la somme de 1 000 F CFA. Suite à cette accusation de vol d’argent, elle prend sur elle, tous les risques d’aller à Solenzo à pieds chez sa génitrice. Elle a été interceptée par sa maitresse d’école. C’est à partir de cet instant que la petite a commencé à se confier en relatant sa mésaventure. Mis au courant, le père de l’adolescente a expliqué avoir hésité de croire son enfant avant de se rendre compte de l’évidence de la chose. « J’ai été conseillé de déposer une plainte contre son oncle », a-t-il poursuivi. Le procureur du Faso a appuyé que suite à cette plainte, l’urgence a été d’interrompre la grossesse au regard de son caractère incestueux. Ce qui a été fait. Il a souligné que l’action de l’accusé a procédé d’une planification avant d’avertir qu’il ne saurait être question de consentement valable. « L’intention coupable se déduit des faits. L’accusé a créé les conditions favorables du viol voire, du viol aggravé et la minorité de la victime est une circonstance aggravante », a martelé le ministère public. Considérant donc que les faits reprochés à l’accusé sont constitués, il a demandé au tribunal de le condamner à 11 ans de prison dont 5 ans ferme et d’une amende de 1 million F CFA ferme. En plus, il a requis que la contrainte judiciaire soit fixée au maximum. Le tribunal a confirmé les réquisitions du parquet. Les juges ont par ailleurs sommé l’accusé de verser la somme de 320 000 F CFA au père de la victime à titre de dommages et intérêts correspondants à sa réclamation après s’être constitué partie civile. G.L, qui comparaissait en citation directe a vu un mandat de dépôt décerné par les juges contre lui.