02/06/2026
𝐃𝐣𝐨𝐮𝐠𝐨𝐮 : 𝐋'𝐀𝐁𝐏𝐂 𝐬𝐚𝐮𝐯𝐞 𝐮𝐧 𝐩𝐮𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐨𝐧𝐝𝐞𝐮𝐫𝐬, 𝐮𝐧 𝐬𝐞𝐜𝐨𝐧𝐝 𝐩𝐞𝐫𝐝 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐚𝐬𝐩𝐡𝐲𝐱𝐢𝐞
𝐋'𝐚𝐛𝐬𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝'𝐨𝐱𝐲𝐠𝐞̀𝐧𝐞 𝐚̀ 𝐪𝐮𝐢𝐧𝐳𝐞 𝐦𝐞̀𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐧𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐩𝐚𝐬. 𝐂𝐞 𝐝𝐢𝐦𝐚𝐧𝐜𝐡𝐞 𝟑𝟏 𝐦𝐚𝐢 𝟐𝟎𝟐𝟔 𝐚̀ 𝐒𝐞́𝐫𝐨𝐮, 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐣𝐨𝐮𝐠𝐨𝐮, 𝐮𝐧 𝐩𝐮𝐢𝐭𝐬 𝐚𝐬𝐬𝐞́𝐜𝐡𝐞́ 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞𝐯𝐞𝐧𝐮 𝐥𝐞 𝐭𝐡𝐞́𝐚̂𝐭𝐫𝐞 𝐝'𝐮𝐧𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐱𝐭𝐫𝐞̂𝐦𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐞𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬. 𝐒𝐢 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧𝐧𝐚𝐥𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐠𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐮 𝐂𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐏𝐫𝐨𝐭𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐂𝐢𝐯𝐢𝐥𝐞 𝐚 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐢𝐬 𝐝'𝐚𝐫𝐫𝐚𝐜𝐡𝐞𝐫 𝐮𝐧 𝐨𝐮𝐯𝐫𝐢𝐞𝐫 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐦𝐨𝐫𝐭, 𝐬𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐭𝐮𝐧𝐞 𝐚 𝐦𝐚𝐥𝐡𝐞𝐮𝐫𝐞𝐮𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐮𝐜𝐜𝐨𝐦𝐛𝐞́ 𝐚̀ 𝐜𝐞 𝐩𝐢𝐞̀𝐠𝐞 𝐢𝐧𝐯𝐢𝐬𝐢𝐛𝐥𝐞.
Le drame est subvenu en matinée au domicile d’un infirmier de l’Ordre de Malte, où deux puisatiers étaient descendus pour effectuer des travaux de maintenance. Dans l'étroitesse de cette cavité, l'atmosphère est rapidement devenue irrespirable, privant subitement les deux hommes d'oxygène. Alertés en urgence, les sauveteurs de l'ABPC se sont immédiatement déployés sur les lieux pour engager une véritable course contre la montre afin de localiser et remonter les victimes.
Sur le terrain, la manœuvre de sauvetage s'est avérée particulièrement complexe et périlleuse. Sous la direction du chef d'équipe, les secours ont déployé le Lot de Sauvetage et de Protection Contre les Chutes pour sécuriser les accès dans le gouffre. Malgré les contraintes techniques majeures liées à l'environnement confiné et l'absence d'Appareils Respiratoires Isolants sur ce site, les agents de la protection civile ont fait preuve d'un engagement remarquable pour extraire les deux corps de la cavité.
Le bilan de cette intervention est lourd. Le survivant, le jeune O. A. âgé de 28 ans, a pu être remonté vivant. Bien que conscient, son état de faiblesse extrême a nécessité sa prise en charge immédiate et son évacuation d'urgence par les équipes de l'ABPC vers le Centre Hospitalier Départemental de la Donga. En revanche, son compagnon C., un ressortissant burkinabè de 30 ans, n'a pas survécu. Les tentatives intensives de réanimation par défibrillateur sont restées vaines et son décès a été constaté sur place.
L'opération s'est achevée en début d'après-midi en présence du délégué de l'arrondissement de Sérou, et le corps a été remis à la Police Républicaine pour les procédures judiciaires d'usage. Face à ce drame, l'Agence Béninoise de Protection Civile rappelle avec fermeté que les travaux de puisatier comportent des risques mortels. S'enfoncer dans des profondeurs mal ventilées sans détecteur de gaz ni équipements de protection respiratoire adaptés expose les travailleurs à une asphyxie foudroyante, et la stricte observation des règles de sécurité reste le seul rempart contre de telles tragédies.