Leurs conditions de vie sont souvent difficiles et sujettes aux conditions climatiques rigoureuses, à la présence de prédateurs, à la menace des feux de forêt et également à la présence de l'homme. Quatre troupeaux principaux ont été répertoriés : l'un sur l'Île de Sable en Nouvelle-Écosse, deux dans la région de Chilcotin en Colombie-Britannique et le dernier dans l'aire sauvage de Siffleur dans
la province de l'Alberta33. Les mesures de gestion et de protection des mustangs sont locales et varient donc d'une région à une autre en fonction des intérêts et des cultures. Les chevaux sauvages de la vallée de Nemaiah en Colombie-Britannique bénéficient du fort engagement des indiens Xeni Gwet'in pour la préservation de leur territoire et de leur patrimoine, les chevaux étant l'un de ses importants aspects. En 2002, le Xeni Gwet'in First Nations Government établit ainsi le Elegesi Qayus Wild Horse Preserve. Ils sont soutenus dans leur démarche par The Friends of the Nemiah Valley, un organisme communautaire de préservation, qui oeuvre également au moyen de divers programmes à la protection des chevaux. La province de Colombie-Britannique refuse cependant toujours de reconnaître le droit aux chevaux sauvages de disposer du territoire, malgré les études récentes suggérant la présence de chevaux au Canada avant l'arrivée des européens. Dans le Saskatchewan une loi existe depuis 2009 pour protéger les poneys sauvages de la forêt de Bronson. Quant à l'île de Sable, devenu parc national, elle abrite des chevaux sauvages protégés de toute influence humaine. Par contre en Alberta, il n'existe aucune mesure officielle de protection des chevaux sauvages