Parti Québécois de Mercier

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08/20/2026
08/12/2026
08/08/2026

Je vous invite à lire ma lettre d’opinion parue dans Le Devoir et le Journal de Montréal.

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𝗤𝘂𝗮𝗻𝗱 𝗹𝗮 𝗽𝗿𝗲́𝘃𝗲𝗻𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘃𝗶𝗲𝗻𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗾𝘂𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝘃𝗶𝗲 𝗼𝘂 𝗱𝗲 𝗺𝗼𝗿𝘁

𝘊𝘰𝘮𝘣𝘪𝘦𝘯 𝘥𝘦 𝘷𝘪𝘦𝘴 𝘥𝘦𝘷𝘳𝘢-𝘵-𝘰𝘯 𝘴𝘢𝘤𝘳𝘪𝘧𝘪𝘦𝘳 𝘢𝘷𝘢𝘯𝘵 𝘥𝘦 𝘵𝘳𝘢𝘪𝘵𝘦𝘳 𝘭𝘢 𝘤𝘳𝘪𝘴𝘦 𝘥𝘦𝘴 𝘴𝘶𝘳𝘥𝘰𝘴𝘦𝘴 𝘤𝘰𝘮𝘮𝘦 𝘭’𝘶𝘳𝘨𝘦𝘯𝘤𝘦 𝘥𝘦 𝘴𝘢𝘯𝘵𝘦́ 𝘱𝘶𝘣𝘭𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘲𝘶’𝘦𝘭𝘭𝘦 𝘦𝘴𝘵?

Depuis quelques mois, les médias québécois rapportent une recrudescence de décès attribuables à des surdoses de différentes drogues. Ce phénomène n’est pas nouveau et malheureusement il s’intensifie.

Pour moi, cette crise a un visage : celui de mon fils Nikian.

Le 24 mai 2024, Nikian, 19 ans, est décédé de la consommation d’une drogue qu’on lui avait présentée comme étant un antidouleur (Dilaudid). Les analyses toxicologiques du produit indiquaient la présence d’isotonitazène, un puissant opiacé synthétique mortel.

En un instant, tous ses rêves et tous ceux que nous portions pour lui se sont éteints. Il avait toute la vie devant lui.

Après Montréal, la crise des surdoses s’étend maintenant aux régions du Québec. Longtemps associée aux opioïdes, elle est désormais alimentée par de nouvelles substances. Selon l’INSPQ, les décès liés aux stimulants sont désormais aussi fréquents que ceux liés aux opioïdes. Cette réalité prend de l’expansion alors que nous nous sentons collectivement impuissants. Et pourtant, derrière les statistiques, il y a une vie fauchée, une famille bouleversée à jamais, des parents au cœur brisé.

«Maman, si Nikian a été sacrifié, c’est pour qu’on puisse sauver d’autres enfants.»

Ces paroles sont de mon plus jeune garçon, âgé de 10 ans, prononcées quelques jours après ce drame. Ces mots ont été l’électrochoc qui m’a donné la force de me relever. Ils ont été une bougie d’allumage pour transformer en énergie positive la douleur abyssale de perdre un enfant.

C’est pourquoi je partage cette histoire et que j’en parle sans gêne ni honte. De tels malheurs arrivent dans les familles les plus aimantes et soudées. Nous aurons beau sensibiliser nos enfants à la situation, les prévenir, les surveiller, leur interdire de consommer…

Un jeune demeurera un jeune et il voudra faire ses propres expériences. C’est normal. Mais alors, comment les protéger ?

J’ai fait la tournée des médias et prononcé des conférences dans les écoles. J’ai lancé une pétition (« Mise en place de mesures pour contrer les risques liés à la consommation de drogues chez les jeunes ») qui demande au gouvernement de mettre en œuvre des mesures de prévention, notamment en créant un observatoire québécois sur les drogues et les comportements qui peuvent mener à des dépendances ; en instaurant un programme de prévention dans les écoles ; en augmentant les ressources en santé mentale pour les jeunes.
Ces mesures ont été validées par Jean-Sébastien Fallu, professeur agrégé à l’Université de Montréal et chercheur au Centre de recherche en santé publique, à l’Institut universitaire sur les dépendances et du collectif Recherche et intervention sur les substances psychoactives du Québec.

Ma pétition a été parrainée par Paul St-Pierre Plamondon, qui a été touché par mon histoire et chez qui j’ai trouvé une empathie et une compassion sincère.

Le 26 novembre dernier, nous l’avons présentée à l’Assemblée nationale, accompagnés de Christian Boivin, dont le fils Mathis était décédé six mois avant Nikian, par la responsabilité du même tueur-vendeur. Deux familles qui ne se connaissaient pas, réunies par la même douleur et par la même volonté d’éviter que d’autres parents aient à vivre l’impensable.

Non seulement Paul St-Pierre Plamondon a présenté ma pétition, mais il s’est aussi engagé à passer à l’action si le Parti Québécois forme le prochain gouvernement.

J’ai compris ce jour-là que mon histoire pouvait servir à autre chose qu’à porter mon deuil. Elle pouvait contribuer à faire changer les choses.

Comme moi, notre société a besoin d’un électrochoc pour agir. Combien de vies devra-t-on encore sacrifier avant d’agir et de traiter cette crise comme la véritable urgence de santé publique qu’elle est ?

La répression ne suffit pas : il faut sensibiliser, éduquer et faire de la recherche. Il est nécessaire de comprendre ce qui favorise les comportements pouvant mener à des dépendances pour élaborer des solutions qui s’attaquent aux causes du problème et non seulement à ses symptômes.

L’usage des drogues est trop banalisé. Pour protéger nos jeunes des dépendances, il faut tout d’abord leur donner des connaissances, les aider à développer leur esprit critique, leur apprendre à vérifier les sources, leur montrer comment gérer leurs émotions et, surtout, leur apprendre à demander de l’aide.

Il faut aussi réduire la stigmatisation afin que les personnes aux prises avec une dépendance osent demander de l’assistance sans se sentir jugées, rejetées ou culpabilisées.

Savoir, c’est pouvoir. Le pouvoir de grandir et s’épanouir dans une société aimante, paisible et bienveillante.

Un texte dans le Devoir de notre candidate Phoudsady Vanny, candidate du Parti Québécois dans MercierDepuis quelques moi...
08/07/2026

Un texte dans le Devoir de notre candidate Phoudsady Vanny, candidate du Parti Québécois dans Mercier

Depuis quelques mois, les médias québécois rapportent une recrudescence de décès attribuables à des surdoses de différentes drogues. Ce phénomène n’est pas nouveau et malheureusement il s’intensifie. Pour moi, cette crise a un visage : celui de mon fils Nikian.

Le 24 mai 2024, Nikian, 19 ans, est décédé de la consommation d’une drogue qu’on lui avait présentée comme étant un antidouleur (Dilaudid). Les analyses toxicologiques du produit indiquaient la présence d’isotonitazène, un puissant opiacé synthétique mortel. En un instant, tous ses rêves et tous ceux que nous portions pour lui se sont éteints. Il avait toute la vie devant lui.

Après Montréal, la crise des surdoses s’étend maintenant aux régions du Québec. Longtemps associée aux opioïdes, elle est désormais alimentée par de nouvelles substances. Selon l’INSPQ, les décès liés aux stimulants sont désormais aussi fréquents que ceux liés aux opioïdes. Cette réalité prend de l’expansion alors que nous nous sentons collectivement impuissants. Et pourtant, derrière les statistiques, il y a une vie fauchée, une famille bouleversée à jamais, des parents au cœur brisé.

« Maman, si Nikian a été sacrifié, c’est pour qu’on puisse sauver d’autres enfants. »

Ces paroles sont de mon plus jeune garçon, âgé de 10 ans, prononcées quelques jours après ce drame. Ces mots ont été l’électrochoc qui m’a donné la force de me relever. Ils ont été une bougie d’allumage pour transformer en énergie positive la douleur abyssale de perdre un enfant. C’est pourquoi je partage cette histoire et que j’en parle sans gêne ni honte. De tels malheurs arrivent dans les familles les plus aimantes et soudées. Nous aurons beau sensibiliser nos enfants à la situation, les prévenir, les surveiller, leur interdire de consommer… Un jeune demeurera un jeune et il voudra faire ses propres expériences. C’est normal. Mais alors, comment les protéger ?

J’ai fait la tournée des médias et prononcé des conférences dans les écoles. J’ai lancé une pétition (« Mise en place de mesures pour contrer les risques liés à la consommation de drogues chez les jeunes ») qui demande au gouvernement de mettre en œuvre des mesures de prévention, notamment en créant un observatoire québécois sur les drogues et les comportements qui peuvent mener à des dépendances ; en instaurant un programme de prévention dans les écoles ; en augmentant les ressources en santé mentale pour les jeunes. Ces mesures ont été validées par Jean-Sébastien Fallu, professeur agrégé à l’Université de Montréal et chercheur au Centre de recherche en santé publique, à l’Institut universitaire sur les dépendances et du collectif Recherche et intervention sur les substances psychoactives du Québec.

Ma pétition a été parrainée par Paul St-Pierre Plamondon, qui a été touché par mon histoire et chez qui j’ai trouvé une empathie et une compassion sincère. Le 26 novembre dernier, nous l’avons présentée à l’Assemblée nationale, accompagnés de Christian Boivin, dont le fils Mathis était décédé six mois avant Nikian, par la responsabilité du même tueur-vendeur. Deux familles qui ne se connaissaient pas, réunies par la même douleur et par la même volonté d’éviter que d’autres parents aient à vivre l’impensable. Non seulement Paul St-Pierre Plamondon a présenté ma pétition, mais il s’est aussi engagé à passer à l’action si le Parti québécois forme le prochain gouvernement. J’ai compris ce jour-là que mon histoire pouvait servir à autre chose qu’à porter mon deuil. Elle pouvait contribuer à faire changer les choses.

Comme moi, notre société a besoin d’un électrochoc pour agir. Combien de vies devra-t-on encore sacrifier avant d’agir et de traiter cette crise comme la véritable urgence de santé publique qu’elle est ? La répression ne suffit pas : il faut sensibiliser, éduquer et faire de la recherche. Il est nécessaire de comprendre ce qui favorise les comportements pouvant mener à des dépendances pour élaborer des solutions qui s’attaquent aux causes du problème et non seulement à ses symptômes.

L’usage des drogues est trop banalisé. Pour protéger nos jeunes des dépendances, il faut tout d’abord leur donner des connaissances, les aider à développer leur esprit critique, leur apprendre à vérifier les sources, leur montrer comment gérer leurs émotions et, surtout, leur apprendre à demander de l’aide. Il faut aussi réduire la stigmatisation afin que les personnes aux prises avec une dépendance osent demander de l’assistance sans se sentir jugées, rejetées ou culpabilisées.

Savoir, c’est pouvoir. Le pouvoir de grandir et s’épanouir dans une société aimante, paisible et bienveillante.

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