25/03/2026
Le Gouverneur Joseph-Moïse Kambulu Nkonko a assisté aux côtés de ses pairs à l'ouverture mardi 24 Mars 2026 dans la province du Kwilu, par le chef de l'État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, des travaux de la 13 è session de la conférence des Gouverneurs de la République Démocratique du Congo.
Le lancement de ces assises d'envergure placées sous le thème "transformation du secteur agricole, pastoral et halieutique : développement rural et connexion aux marchés urbains" est intervenu dans la soirée après l'accueil chaleureux réservé au premier citoyen congolais à l'aéroport national de Bandundu.
Dans son discours inaugural, Félix-Antoine Tshisekedi a fixé sa ligne dont il souhaite l'appropriation des participants pour la traduction en acte de sa vision de développement du pays à partir de la base.
Le président de la République a explicitement insisté sur la nécessité de maintenir la stabilité des institutions en province.
«La stabilité institutionnelle dans les provinces n'est pas un sujet périphérique, elle est une condition du développement.
Aucune politique agricole sérieuse ne peut prospérer dans un environnement marqué par des crises répétées entre gouvernements provinciaux et assemblées provinciales. Aucun investisseur , aucun partenaire,aucune communauté productive ne peut se projeter sereinement là où l'incertitude politique devient la règle, là où les conflits institutionnels paralysent l'action publique et là où les priorités varient au gré des calculs de circonstance.», a-t-il souligné.
Et d'insister :
«De la même manière aucun développement rural durable ne peut naître dans un climat dominé par l'affrontement permanent, l'instabilité des équipes, la confusion des responsabilités ou la politisation excessive des mécanismes de contrôle. J'attends donc de tous les acteurs provinciaux et tout particulièrement des Gouverneurs et des présidents des assemblées provinciales qu'ils se montrent à la hauteur de cette responsabilité historique. Le contrôle parlementaire provincial est légitime, il est nécessaire, il est sain dans une démocratie mais il ne peut devenir un instrument de chantage politique ni d'instabilité chronique . Il ne peut être détourné de sa finalité pour servir des intérêts particuliers, des agendas personnels ou des équilibres précaires sans rapport avec l'intérêt général.»
Pour le chef de l'État , La décentralisation n'a jamais eu pour vocation de faire des provinces des foyers des tensions permanentes, elle n'a jamais eu pour objet de substituer aux exigences de bonne gouvernance des logiques de confrontation, de captation ou de blocage ; Elle a été voulue pour rapprocher l'état du citoyen, pour adapter l'action publique aux réalités locales , pour responsabiliser les acteurs territoriaux et pour faire émerger dans chaque province des dynamiques de développement conformes à leur potentialités propres.
Le numéro 1 de la RDC a indiqué que ce dont les provinces de son pays ont besoin, ce n' est ni d'institutions paralysées ni d'institutions rivales mais des institutions qui se respectent, qui coopèrent , qui se contrôlent mutuellement dans le cadre de la loi et qui gardent en toute circonstance, le souci supérieur des populations.
Bien avant de se rendre dans la salle de la conférence, le président de la République Démocratique du Congo a eu quelques instants d'échange à l'aéroport de Bandundu avec le Gouverneur Joseph-Moïse Kambulu Nkonko, l'encourageant pour son dynamisme dans la mise en pratique de ses instructions destinées à transformer le visage récemment sinistré du kasaï Central.
La 13 è session de la conférence des Gouverneurs de la République Démocratique du Congo a lieu à Bandundu-ville du 24 au 28 Mars; Des recommandations y sont attendues pour impulser le développement économique des provinces à travers le développement rural de celles-ci.