07/07/2026
« Aujourd'hui, le Congo a l'avantage d'avoir un Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a le courage de poser le débat», le SG Blanchard Mongomba à l'UPN
66 ans après l'indépendance, quelles réformes constitutionnelles pour la RDC ? C'est autour de ce thème que Me Blanchard Mongomba, secrétaire général de Nouvel Élan, parti cher au Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a animé, le jeudi 2 juillet 2026, une conférence-débat à l'initiative du comité des étudiants de l'Université pédagogique nationale (UPN), sous la supervision de la rectrice, représentée par son directeur de cabinet, le professeur Yeni Nkumu, dans la salle de promotion de cette alma mater.
D'entrée de jeu, devant une assistance conquise, l'orateur du jour est parti d'un constat amer. Soixante-six ans après son indépendance, et en parcourant les différents temps forts qu'a connus le pays de 1960 à nos jours, la RDC n'a toujours pas été dotée d'une loi fondamentale qui soit véritablement l'émanation du peuple à travers une Assemblée constituante. Une situation qui remet en cause, selon lui, l'existence même du pays comme République.
« Moi, personnellement, en lisant l'histoire, en revisitant notre parcours et les temps forts que nous avons connus sur le plan constitutionnel, je peux me permettre de dire que nous sommes un État de fait, mais nous ne sommes pas une République sur le plan de la science et sur le plan de la doctrine. Puisque nous ne sommes pas encore une République, nous devons prendre conscience de cet état de choses. Pour refonder un État, nous devons nous remettre en cause. Nous devons avoir la capacité de nous poser les bonnes questions pour avoir des réponses qui valent », a martelé Blanchard Mongomba.
Pour Nouvel Élan, la Constitution actuelle, issue du compromis politique de 2003 à Sun City, mérite d'être changée, car elle est illégitime. Ce parti d'obédience lumumbiste estime, sans ambages, qu'il s'agit de parachever l'œuvre entamée par Patrice Emery Lumumba et tous les pères fondateurs afin de corriger le péché originel hérité de 1960. Toutefois, le dernier mot revient au peuple, souverain primaire, tel que souhaité par le Président de la République.
« Aujourd'hui, je peux me permettre de dire que le Congo a l'avantage d'avoir un Président de la République comme Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a le courage de poser le problème. Le chef de l'État, puisqu'il est le descendant d'Étienne Tshisekedi, a connu la lutte politique qui visait non pas le positionnement, mais plutôt le bien-être social, le bien-être du peuple. Lorsqu'aujourd'hui il pose la question et qu'il invite le peuple à participer à ce débat sur la Constitution, c'est qu'il estime que ce dernier détient le pouvoir absolu, en tant que créateur des institutions, et qu'il a la capacité de tout changer », souligne le secrétaire général de Nouvel Élan.
Engagé depuis plusieurs mois aux côtés de l'UDPS et de la plateforme présidentielle USN dans ce combat pour le changement de la Constitution, le secrétaire général de Nouvel Élan a conclu ses propos en sollicitant le concours des universitaires, des scientifiques et des étudiants pour une meilleure appropriation par la population de cette question cruciale.
« Aujourd'hui, moi, je suis de ceux qui estiment, avec notre parti Nouvel Élan, dirigé par le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, que ce débat sur le changement ou la révision de la Constitution ne doit pas être un débat politique, mais plutôt un débat scientifique. Ce débat devrait, en principe, être porté dans les milieux estudiantins et dans les milieux de la recherche que vous représentez, afin de nous permettre d'assister non pas aux sentiments des uns et des autres, mais plutôt à l'expression de l'équité et du bon sens. Cela nous permettra de faire une introspection, de voir ce que nous étions, ce que nous sommes et ce que nous voulons devenir pour ne pas subir la loi des autres », a conclu le secrétaire général de Nouvel Élan.
Pour lui, les réformes constitutionnelles s'avèrent indispensables.
Cellcom Nou.El