29/04/2026
Segment politique de haut niveau sur le financement du secteur de l’éducation : participation active du ministre d’État, ministre de la Formation professionnelle
Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, abrite du 28 au 30 avril 2026 les travaux du segment politique de haut niveau sur le financement du secteur de l’éducation et de la formation. Le coup d’envoi de ces assises a été donné par la Première ministre, cheffe du gouvernement, Judith SUMINWA TULUKA.
La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, parmi lesquels le vice-Premier ministre, ministre du Plan ; le vice-Premier ministre, ministre du Budget ; la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté ; le ministre d’État, ministre de la Formation professionnelle ; la ministre d’État aux Affaires sociales et Solidarité nationale, ainsi que la ministre du Genre, Famille et Enfant.
« Un système éducatif à la croisée des chemins : l’heure des choix structurants » est le thème principal de cette rencontre, qui revient sur les avancées du système éducatif de 2016 à 2026, avec notamment la gratuité de l’enseignement de base, c’est-à-dire du primaire, qui a ouvert les portes à des millions d’enfants et redonné à l’éducation une place centrale dans le contrat social. Cependant, une réalité incontournable doit être prise en compte : l’accès ne suffit pas. Les infrastructures ne suivent pas, les enseignants manquent d’appui et sont mal rémunérés. Pour la période 2026-2030, la stratégie consiste à mettre davantage l’accent sur la qualité, qui doit devenir une priorité absolue, en envisageant l’extension progressive de la gratuité au secondaire, mais avec prudence, en fonction de la soutenabilité financière.
Quant à la formation professionnelle, levier de développement longtemps oublié, il est proposé que pour 2026-2030, elle soit reconnectée à l’emploi afin de repositionner le secteur comme moteur d’employabilité et de productivité. Cela doit passer par :
- L’alternance et les partenariats avec les entreprises ;
- La certification des compétences et la validation des acquis ;
- Des filières adaptées aux secteurs porteurs : mines, agriculture, énergie, numérique ;
- Des centres de formation de proximité, notamment en zones rurales.
Intervenant au Panel 3 des travaux, dédié à la formation professionnelle, à l’éducation non formelle et à l’employabilité des jeunes, Me Marc EKILA LIKOMBO, ministre d’État, ministre de la Formation professionnelle, a, aux côtés de sa collègue des Affaires sociales, du représentant de l’UNICEF et de School App, plaidé en faveur d’une prise en compte du secteur de la formation professionnelle comme moteur d’employabilité et de productivité.
En RDC, aujourd’hui, la formation professionnelle ne représente que 0,22 % du budget national, avec un taux d’exécution très faible. Pourtant, plus de 80 % des actifs évoluent dans l’informel, alors que le pays ne peut se développer sans un système de compétences aligné sur les besoins de l’économie.