11/03/2021
1ère victoire diplomatique de SEM Félix Antoine Tshisekedi pour mettre fin à l'insécurité dans la partie "Est" de la République Démocratique du Congo qui va se traduire par une « 2ème victoire militaire » certaine d'une coalition armée internationale contre les mouvements terroristes sur les théâtres des opérations militaires :
En effet, une année presque après le discours de SEM Félix Antoine Tshisekedi, Chef de l'Etat par-devant La Tribune des Nations Unies, les États-Unis reconnaissent que des mouvements terroristes opèrent dans les provinces de l'Est de la République Démocratique du Congo et sont entrain de planifier des attaques militaires musclées pour mettre une fois pour toute un terme à cette incursion terroriste et imposer la paix et la sécurité sur tout le territoire national de la République Démocratique du Congo.
1. A la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, affirmé que son pays avait encore besoin de la MONUSCO, mais qu’il fallait que la Mission des Nations Unies ne soit pas pléthorique et qu’elle soit dotée d’un mandat adapté.
2. « Je note une convergence de vues avec le Secrétaire général quant à l’urgente nécessité de réadapter la configuration de la MONUSCO à l’évolution de la situation sur le terrain, en concentrant davantage les efforts sur les capacités d’intervention opérationnelle des forces onusiennes aux côtés des forces armées de la RDC », a déclaré M. Tshisekedi devant les autres Etats membres des Nations Unies.
3. « En d’autres termes, la RDC a encore besoin de la MONUSCO, mais une MONUSCO non pléthorique, bien équipée, forte et dotée d’un mandat adapté, à l’image de la brigade d’intervention rapide qui avait jadis mis en déroute le Mouvement M23 », avait t-il ajouté.
4. Le Président congolais avait souligné que le plus grand défi de son pays est celui de la paix, de la sécurité et de la stabilité.
5. Dans cette perspective, il avait proposé en juillet dernier au 39ème sommet de la Communauté de développement d'Afrique australe (CDAA), une organisation intergouvernementale réunissant 16 pays de cette région, la création d’une coalition régionale à l’image de la coalition mondiale contre le terrorisme, pour éradiquer le fléau de l’insécurité créé par les groupes armés d’origine interne et externe.
6. SEM Félix Antoine Tshisekedi avait rappelé qu’à l’est de la RDC les forces de sécurité congolaises se battent au quotidien, avec le concours de la MONUSCO, « pour éradiquer les forces négatives qui sèment la mort et la désolation au sein de nos populations ». « Certains de ces mouvements rebelles, notamment les ADF-MTN, opèrent par des actes terroristes conformes à leur appartenance à Daech, ce qui constitue une nouvelle menace tant pour mon pays que pour la sous-région », a-t-il déclaré.
Les USA répondent positivement à la demande du Président de la République Démocratique du Congo :
7. Le département d’État désigne Daech Iraq et Syrie – république démocratique du Congo (Daech-RDC) et Daech Iraq et Syrie – Mozambique (Daech-Mozambique) en tant qu’organisations terroristes étrangères (FTO) en vertu de l’article 219 de la loi Immigration and Nationality Act, telle que modifiée.
8. Le département [d’État] désigne également Daech-RDC et Daech-Mozambique au titre des terroristes mondiaux expressément désignés (SDGT) en vertu du décret présidentiel 13224, ainsi que les dirigeants respectifs de ces organisations, Seka Musa Baluku et Abu Yasir Hassan.
9. Du fait de ces désignations, entre autres conséquences, tous les biens et intérêts sur les biens des personnes désignées soumis à la juridiction des États-Unis sont bloqués, et il est généralement interdit aux ressortissants américains de participer à des opérations avec celles-ci. Les institutions financières étrangères qui effectuent ou facilitent sciemment toute transaction significative pour le compte de ces groupes ou personnes s’exposent à des sanctions sur les comptes correspondants ou comptes de passage américains.
10. Par ailleurs, il est criminel de fournir sciemment un soutien matériel ou des ressources à Daech-RDC ou Daech-Mozambique, ou d’essayer de le faire ou de conspirer à cet effet.
11. Daech a annoncé le lancement de la province de l’État islamique en Afrique centrale (ISCAP) en avril 2019 pour promouvoir la présence d’éléments associés à Daech en Afrique centrale, orientale et australe.
12. Bien que les médias associés à Daech présentent ISCAP comme une structure unifiée, Daech-RDC et Daech-Mozambique sont des groupes distincts dont les origines sont distinctes. Daech-RDC, que l’on appelle également les Forces démocratiques alliées (ADF) et Madina a Tauheed Wau Mujahedeen, entre autres noms, est responsable de nombreuses attaques dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri dans l’est de la RDC.
13. Sous la direction de Seka Musa Baluku, Daech-RDC est connu dans cette région pour ses violences brutales à l’encontre de citoyens congolais et des forces militaires régionales, et ses attentats ont fait plus de 849 victimes civiles en 2020, selon un rapport des Nations unies sur l’ADF.
14. L’ADF avait préalablement été sanctionnée par le département du Trésor des États-Unis et les Nations unies, dans le cadre du régime de sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies en RDC, en 2014, pour ses violences et ses atrocités.
15. Le département du Trésor des États-Unis a également sanctionné en 2019 six membres de l’ADF, dont son dirigeant Seka Musa Baluku, dans le cadre du programme de sanctions Global Magnitski pour leur rôle dans de graves violations des droits de l’homme, et Baluku a fait l’objet de sanctions ultérieures des Nations unies, début 2020, dans le cadre du programme de sanctions en RDC.
16. Daech-Mozambique, également connu sous le nom d’Ansar al-Sunna (et localement sous celui d’al-Shabaab au Mozambique), entre autres noms, aurait prêté allégeance à Daech dès avril 2018 et a été reconnu par le noyau de Daech en tant qu’affilié en août 2019.
17. Depuis octobre 2017, Daech-Mozambique, sous la direction d’Abu Yasir Hassan, aurait tué près de 1 200 civils, et on estime que plus de 2 300 civils, membres des forces de sécurité et militants présumés de Daech-Mozambique ont été tués depuis que le groupe terroriste a lancé son insurrection extrémiste violente.
18. Le groupe a orchestré une série d’attaques à grande échelle et sophistiquées qui ont abouti à la capture du port stratégique de Mocimboa da Praia, dans la province de Cabo Delgado. Les attaques de Daech au Mozambique ont également contribué au déplacement de plus de 670 000 personnes dans le nord du Mozambique.
19. Les désignations d’aujourd’hui informent le public américain et la communauté internationale que ces groupes ont commis ou risquent fortement de commettre des actes de terrorisme, et ils en identifient les dirigeants. Les désignations en tant que terroristes exposent et isolent les personnes physiques et morales, et leur interdisent l’accès au système financier américain.
20. Elles peuvent également faciliter les activités de maintien de l’ordre des agences américaines et d’autres gouvernements.
Mot de l’ambassadeur des États-Unis en RDC, Mike Hammer.
21. L’administration Biden appuie les efforts du président Tshisekedi et du gouvernement congolais visant à faire face aux groupes armés et aux groupes terroristes, tels que les ADF, qui sont maintenant désignés sous le nom de Daech-RDC, et à mettre un terme aux violences brutales qui ont causé tant de souffrances aux populations vivant dans l’est de la RDC.
22. Comme le président Tshisekedi l’a déclaré, nous devons supprimer le financement de ces groupes et, avec cette désignation, les États-Unis montrent qu’ils sont prêts à faire leur part. Une coopération forte est nécessaire au sein des autorités nationales et provinciales ainsi qu’avec les pays frontaliers et la communauté internationale, pour mettre fin aux activités économiques illégales et à l’exploitation des ressources naturelles qui attise les conflits.
23. En outre, les États-Unis continueront d’appuyer les efforts de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO) visant à protéger les civils, à renforcer les institutions nationales et à promouvoir la paix.
Beylard David