31/05/2026
𝗙𝗲̂𝘁𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗠𝗲̀𝗿𝗲𝘀 𝟮𝟬𝟮𝟲 : 𝗗𝗲́𝗰𝗹𝗮𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗠𝗮𝗱𝗮𝗺𝗲 𝗹𝗲 𝗠𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗲 𝗞𝗜𝗥𝗜𝗠𝗔𝗧 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗳𝗮𝗺𝗶𝗹𝗹𝗲, 𝗹𝗲𝘀 𝗶𝗻𝗲́𝗴𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́𝘀 𝗲𝘁 𝗹𝗲 𝗯𝗶𝗲𝗻-𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗹'𝗲𝗻𝗳𝗮𝗻𝘁
- Centrafricaines, Centrafricains,
- Chers compatriotes,
- Chères mères de la République centrafricaine,
En ce jour du 31 mai 2026, célébration de la Fête des Mères, il m’est particulièrement agréable, au nom du Gouvernement que dirige son Excellence Monsieur Felix MOLOUA, Premier Ministre, Chef du gouvernement, sous le leadership éclairé de son Excellence, le Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, chef de l’Etat et en mon nom propre, de m’adresser à vous afin d’exprimer nos vœux les plus chaleureux, empreints de respect, de reconnaissance et d’admiration à l’endroit de toutes les mères de notre pays.
La fête des mères n’est pas une simple célébration affective. Elle est un moment fort de reconnaissance nationale, une occasion de réflexion sur la place essentielle de la mère dans la famille, dans la société et dans l’éducation des enfants, qui incarnent l’avenir de notre Nation.
Cette célébration, telle que nous la connaissons aujourd’hui, s’inscrit dans une histoire longue. En effet, la fête des mères trouve ses origines dans l’Antiquité, avant de prendre sa forme moderne au début du XXᵉ siècle aux États-Unis, puis de se diffuser progressivement dans de nombreux pays. En France, elle est institutionnalisée entre 1906 et 1950, jusqu’à devenir une célébration officielle inscrite au calendrier. En République centrafricaine, elle est aujourd’hui pleinement adoptée dans cet esprit universel de reconnaissance et d’hommage aux mères, dont le rôle demeure fondamental dans la stabilité familiale, l’éducation des enfants et la cohésion sociale. Elle constitue ainsi un moment fort de la vie nationale, marqué par la gratitude de la Nation envers toutes les mères centrafricaines.
Dans ce contexte, la célébration de cette année est placée sous le thème : « Famille, inégalités et bien-être de l’enfant », un thème profondément interpellateur qui nous invite à réfléchir collectivement aux défis que rencontrent nos familles et à la responsabilité que nous partageons face à l’avenir de nos enfants.
La famille demeure, en effet, le premier espace de protection, d’amour, de socialisation et de transmission des valeurs fondamentales. C’est en son sein que l’enfant construit ses repères essentiels : le respect, la solidarité, la dignité, la discipline et le sens du vivre-ensemble.
Cependant, lorsque les inégalités s’installent ou s’aggravent, ce sont les familles qui en subissent les premiers effets, et les enfants en portent les conséquences les plus lourdes.
Qu’elles soient économiques, sociales, territoriales ou liées au genre, ces inégalités fragilisent les foyers et compromettent directement le bien-être des enfants, en limitant leur accès à l’éducation, aux soins de santé, à une alimentation adéquate, à un environnement sécurisé et à des perspectives de développement harmonieux.
Dès lors, une question essentielle s’impose à nous tous : comment garantir réellement le bien-être de l’enfant lorsque de nombreuses familles continuent de faire face à des difficultés quotidiennes pour satisfaire leurs besoins fondamentaux ? Et comment assurer un avenir stable à nos enfants si les inégalités persistent dans leurs conditions de vie ?
Ces interrogations nous obligent à une prise de conscience collective et à une action résolue.
C’est pourquoi le Gouvernement réaffirme avec force son engagement à placer la famille au cœur des politiques publiques, en intensifiant les efforts visant à réduire les inégalités sociales et à améliorer durablement les conditions de vie des enfants.
À cet effet, nous poursuivrons nos actions pour :
- renforcer la protection sociale des familles vulnérables ;
- garantir un accès équitable à une éducation de qualité pour tous les enfants, filles comme garçons ;
- améliorer l’accès aux soins de santé pour tous ;
lutter contre toutes les formes de violence, d’exploitation et de négligence envers les enfants ;
promouvoir l’égalité des chances et l’inclusion sociale ;
- accompagner les parents, en particulier les mères, dans leur rôle essentiel d’éducation et de protection.
En cette journée dédiée aux mères, je tiens à exprimer une reconnaissance particulière à toutes les mères centrafricaines.
À vous, femmes courageuses des villes, des villages et des zones rurales ; à vous, mères déplacées, veuves, cheffes de ménage, travailleuses du secteur formel et informel ; à vous qui, dans le silence du quotidien, portez la vie, l’éducation et l’espoir de vos enfants, la Nation vous rend hommage.
Vous êtes les piliers essentiels, souvent invisibles, de nos familles et de notre société. Votre courage, votre endurance et votre amour constituent une force irremplaçable pour notre pays.
Toutefois, le bien-être de l’enfant ne peut reposer uniquement sur les mères. Il s’agit d’une responsabilité partagée, qui engage les pères, les familles, les communautés, les institutions publiques, les leaders religieux et communautaires, ainsi que l’ensemble de nos partenaires.
Un enfant protégé, éduqué et aimé aujourd’hui est un citoyen responsable et un acteur de paix pour demain.
En cette fête des mères, j’invite donc chacun à renouveler son engagement en faveur d’une famille plus forte, plus unie et plus équitable, capable de réduire les inégalités et de garantir à chaque enfant les conditions d’un développement harmonieux.
À toutes les mères de la République centrafricaine, je souhaite une excellente fête des mères, empreinte de paix, de santé et de reconnaissance.
Que Dieu bénisse nos mères, protège nos enfants et bénisse la République centrafricaine.
Je vous remercie.