12/09/2026
Avant de conclure ces trois journées d’ , je retiens deux séquences: le panel ministériel et le Cercle des décideurs.
L’ensemble des chefs d’entreprise présents se retrouvent dans les résultats de l’enquête menée auprès d’eux pour évaluer l’adoption de l’ par notre secteur privé : 83 % des 28% des entreprises ayant adopté l’IA constatent déjà des résultats concrets, mais seules 8 % ont eu recours à des acteurs locaux.
👉🏾 Notre défi est clair : accélérer l’adoption de l’IA et faire émerger une offre ivoirienne.
Avec Ahmed Cissé, Président de la et Touré Faman, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire, nous avons également constaté un alignement sur les attentes exprimées par les entreprises vis-à-vis de l’État :
- 60 % souhaitent l’ouverture des données publiques utiles aux entreprises,
- 58 % une clarification du cadre juridique et de la protection des données,
- 55 % des infrastructures et un hébergement souverains,
- 55 % des incitations fiscales pour les investissements en IA et
- 53 % un effort accru sur la formation et l’attraction des compétences.
Je suis heureux de constater que ces préoccupations correspondent parfaitement à celles auxquelles nous voulons répondre à travers les cinq chantiers consacrés au déploiement d’une nationale dans notre Plan d’accélération 2026-2028 :
- identifier et déployer des cas d’usage à fort impact pour l’administration, l’économie et les citoyens ;
- bâtir les fondations en infrastructures et politiques de gestion de la donnée nécessaires au développement de l’IA ;
- développer les compétences ;
- dynamiser la recherche, soutenir l’innovation et accélérer l’industrialisation avec l’IA ; et
- mettre en place un cadre éthique et responsable.
C’est donc tout naturellement que le Pacte de l’Alliance Nationale pour l’IA, signé en présence de la Ministre d’État Anne Désirée Ouloto, formalise l’engagement du Gouvernement et du secteur privé.
Hier, avec mon aîné Bruno Nabagné Kone, nous avons illustré concrètement la recommandation du Premier Ministre : partir des problèmes pour identifier les bonnes solutions. Le Ministre de l’Agriculture veut pouvoir croiser la pluviométrie, l’état des sols et l’évolution des plantes pour mieux orienter nos agriculteurs et, par exemple, optimiser l’usage des engrais. Il a également formulé le vœu que nous puissions exploiter les données du cacao, de la floraison à l’analyse anticipée des ventes et des stocks mondiaux, pour mieux déterminer le prix au paysan.
Voilà un exemple concret de ce qui était attendu de cette conférence.
Ces cas d’usage, spécifiques à notre pays, doivent être transformés en solutions par nos startups et nos entreprises ivoiriennes, créant ainsi de nouveaux marchés.
Dans trois semaines, nous aurons notre plan détaillé. Il faudra alors passer à l’exécution, créer de la valeur et faire émerger des champions ivoiriens dans l’IA.