22/06/2026
IBRAHIM CISSÉ BACONGO ( Ministre-Gouverneur du district autonome d’Abidjan ) :
« Je dirai que ma mission est une mission difficile. Je l’ai acceptée en pleine conscience en sachant que je ferais du tort à beaucoup de personnes : des inconnus comme des amis et parents, des anonymes comme des illustres. Pour paraphraser le Président du Benin Patrice TALON, comme vous qui êtes sur les réseaux sociaux et vous les journalistes qui êtes très informés l’avez certainement écouté, je dirai et je cite :
« Je fais le sale boulot, le sale job, je le fais, mais je sais que l'histoire reconnaîtra que je l'ai fait dans l'intérêt commun. On ne peut pas espérer se développer sans faire de sacrifices, c'est impossible. Si nous cherchons à tout préserver, nos acquis, nos travers, nos faiblesses et nos souffrances alors « Abidjan » ne se développera jamais. Nos enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants, seront donc condamnés à subir le même sort que nous.
Ce n'est pas de gaieté de cœur que je prends les décisions difficiles, mais salutaires pour tous. Cela aurait dû être fait depuis longtemps, mais hélas, tout le monde veut plaire. Moi aussi, j'aime plaire, je voudrais plaire à tout le monde : à mes concitoyens, à ceux qui m'entourent (…)
C'est d'ailleurs le désir de plaire qui m'obsède et que j'aimerais atteindre à la fin de ma mission. Je voudrais qu'on puisse me dire à la fin de ma mission : « Ce fut dur pour lui, mais il a essayé. Ce fut compliqué, on l'a conspué, insulté, on lui a jeté des pierres, mais à la fin, il a réussi ». Alors oui, je fais un sale boulot, le sale job, mais je suis convaincu que l'histoire reconnaîtra que je l'ai fait dans l'intérêt commun. »
Extrait de la conférence de Presse bilan, Hôtel du District - Abidjan, 16 janvier 2025.