19/08/2026
🚨🚨🚨 𝗔̀ 𝗾𝘂𝗶 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗶𝘁𝗲 𝗿𝗲́𝗲𝗹𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹'𝗼𝗿𝗽𝗮𝗶𝗹𝗹𝗮𝗴𝗲 𝗶𝗹𝗹𝗶𝗰𝗶𝘁𝗲 𝗲𝗻 𝗖𝗼̂𝘁𝗲 𝗱'𝗜𝘃𝗼𝗶𝗿𝗲 ?
Des chiffres astronomiques : 744 milliards de FCFA perdus par an selon le ministère des Mines. 4 600 milliards selon Bloomfield Intelligence, pour 142 tonnes d'or qui s'évaporent des circuits officiels. Selon le Conseil National de Securité de juillet dernier, plus de 8 500 sites démantelés depuis 4 ans, et 4 474 personnes déférées devant la justice... 𝗘𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿𝘁𝗮𝗻𝘁, 𝘂𝗻𝗲 𝗻𝗼𝘁𝗲 𝘀𝘁𝗿𝗮𝘁𝗲́𝗴𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗻𝗲 𝗱𝗲 𝗷𝘂𝗶𝗹𝗹𝗲𝘁 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗻𝗻𝗮𝗶̂𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝘀𝗲𝘂𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝟬,𝟭𝟯 % 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗽𝗿𝗼𝗱𝘂𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗶𝗹𝗹𝗲́𝗴𝗮𝗹𝗲 𝗮 𝗲́𝘁𝗲́ 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗰𝗲𝗽𝘁𝗲́𝗲.
Ce n'est pas un échec. C'est un aveu d'impuissance (ou pas) façe à un système économique qui continue de couler, tranquillement. On traque l'orpailleur, or il n'est jamais celui qui s'enrichit. Il est le trophée qu'on brandit devant les journalistes. On brûle quelques machines, on referme quelques trous. 𝗠𝗮𝗶𝘀 𝗾𝘂𝗶 𝗳𝗶𝗻𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗺𝗮𝗰𝗵𝗶𝗻𝗲 ? 𝗤𝘂𝗶 𝗮𝗰𝗵𝗲̀𝘁𝗲 𝗹'𝗼𝗿 𝗲𝘅𝘁𝗿𝗮𝗶𝘁 ? 𝗤𝘂𝗶 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝘀𝗼𝗿𝘁𝗶𝗿 𝗹'𝗼𝗿 𝗱𝘂 𝗽𝗮𝘆𝘀, 𝗹𝗲 𝘁𝗿𝗮𝗻𝘀𝗳𝗼𝗿𝗺𝗲, 𝗹𝗲 𝗯𝗹𝗮𝗻𝗰𝗵𝗶𝘁, 𝗹𝗲 𝗿𝗲́𝗶𝗻𝘁𝗿𝗼𝗱𝘂𝗶𝘁 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗲́𝗰𝗼𝗻𝗼𝗺𝗶𝗲 ?
😡 Cette comédie doit cesser. Les ivoiriens ne sont plus dupes. Ils exigent la verité et la transparence. Trop de malversations...
Et le plus révoltant, c'est que tout le monde est informé. Le préfet de l'Indénié-Djuablin a rappelé en juillet 2026 qu'aucun orpailleur ne s'installe sans l'accord du propriétaire terrien ou du chef coutumier, un constat repris par le préfet du Sud-Comoé à Aboisso. Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, évoque une « complicité de chacun et de chacune » dans les villages concernés.
Une enquête de Connectionivoirienne publiée le 14 août 2026 documente un système présumé de racket impliquant des agents de l'État dans le N'Zi et le Moronou. Une autre enquête, menée dans la forêt classée de Goin-Débé, met en cause des postes de contrôle qui laisseraient sciemment passer machines et carburant. Une étude académique sur le fleuve Nawa arrive à une conclusion similaire concernant le racket policier. Ce ne sont pas des dérapages isolés. 𝗖'𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻 𝘀𝘆𝘀𝘁𝗲̀𝗺𝗲 𝗿𝗼𝗱𝗲́.
Derrière ces complicités locales se dressent des réseaux autrement plus puissants. Selon plusieurs recoupements récents, des réseaux étrangers mafieux financeraient l'achat de pelleteuses, dragues et produits chimiques, en s'appuyant sur des relais locaux.
Une étude de l'Institute for Security Studies (ISS) identifie l'orpaillage illégal, dans le nord frontalier du Burkina Faso et du Mali, comme une source majeure de financement pour des djihadistes, qui offriraient en retour une forme de protection aux exploitants clandestins. Un rapport de Financial Afrik cite d'anciens comzones des Forces nouvelles continuant à prélever des taxes illégales dans la filière artisanale de l'or, signe que les réseaux nés de la crise post-2002 ne se sont jamais complètement dissous.
Ce qui doit susciter la colère, ce n'est pas seulement l'ampleur du pillage. C'est sa durée. Depuis plus de 10 ans, l'État est confronté à ce fléau. Dès 2017, le PDG de Randgold, Mark Bristow, dénonçait publiquement, chiffres à l'appui, une complicité avec des personnes haut placées. La même année, une étude de l'African Security Sector Network consacrée aux pouvoirs coutumiers documentait déjà les mêmes mécanismes de connivence. Le ministre des Mines lui-même reconnaissait en 2024 que le pays était confronté à ce phénomène « depuis plus d'une décennie ». 𝗗𝗶𝘅 𝗮𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘀𝘁𝗮𝘁𝘀, 𝗱𝗶𝘅 𝗮𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝗯𝗿𝗶𝗴𝗮𝗱𝗲𝘀, 𝗱𝗶𝘅 𝗮𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝗱𝗶𝘀𝗰𝗼𝘂𝗿𝘀 𝗲𝘁 𝟬,𝟭𝟯 % 𝗱'𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗰𝗲𝗽𝘁𝗶𝗼𝗻. 𝗖𝗲 𝗻'𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗱𝗲 𝗹'𝗶𝗺𝗽𝘂𝗶𝘀𝘀𝗮𝗻𝗰𝗲. 𝗝𝘂𝗴𝗲𝘇-𝗲𝗻 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗺𝗲̂𝗺𝗲𝘀 !
📣 Roger Youan Roger Youan, secrétaire exécutif du mouvement Politique AUJOURD'HUI ET DEMAIN, LA CÔTE D'IVOIRE - ADCI parle d'orpaillage criminel pour faire allusion à ce dangereux système mafieux installé partout dans le pays depuis plus de 10 ans, causant des 𝗱𝗲́𝗴𝗮𝘁𝘀 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗮𝘂𝘅 (drogue, prostitution, racket, violence), 𝗿𝗶𝘀𝗾𝘂𝗲𝘀 𝘀𝗮𝗻𝗶𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 (maladies, épidemies, etc.), 𝗽𝗿𝗼𝗯𝗹𝗲̀𝗺𝗲𝘀 𝗳𝗶𝗻𝗮𝗻𝗰𝗶𝗲𝗿𝘀 (détournement, blanchiment, etc.) et 𝗰𝗮𝘁𝗮𝘀𝘁𝗿𝗼𝗽𝗵𝗲𝘀 𝗲́𝗰𝗼𝗹𝗼𝗴𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 (déforestation, polution, destuction des sols, etc.).
Alors il faut avoir le courage de poser la question qui dérange vraiment, celle que personne au sommet ne semble pressé d'entendre : si ce pillage prospère depuis plus d'une décennie malgré les discours, les brigades et les arrestations spectaculaires, 𝗰'𝗲𝘀𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝗾𝘂𝗲𝗹𝗾𝘂'𝘂𝗻, 𝗾𝘂𝗲𝗹𝗾𝘂𝗲 𝗽𝗮𝗿𝘁 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝘀𝘁𝗿𝘂𝗰𝘁𝘂𝗿𝗲𝘀 𝗺𝗲̂𝗺𝗲𝘀 𝗱𝘂 𝗽𝗼𝘂𝘃𝗼𝗶𝗿 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗹'𝗮𝗿𝗴𝗲𝗻𝘁, 𝗮 𝗶𝗻𝘁𝗲́𝗿𝗲̂𝘁 𝗮̀ 𝗰𝗲 𝗾𝘂'𝗶𝗹 𝗻𝗲 𝘀'𝗮𝗿𝗿𝗲̂𝘁𝗲 𝗷𝗮𝗺𝗮𝗶𝘀 𝘃𝗿𝗮𝗶𝗺𝗲𝗻𝘁.
Ce n'est plus une question de gouvernance technique. C'est une question de justice, de dignité pour un peuple qui regarde ses forêts disparaître, ses rivières mourir, sa richesse partir en fumée pendant que d'autres, ailleurs, comptent les bénéfices. 𝗘𝘁 𝗰𝗲 𝗽𝗲𝘂𝗽𝗹𝗲 𝗮 𝗹𝗲 𝗱𝗿𝗼𝗶𝘁 𝗱𝗲 𝘀𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿, 𝗲𝗻𝗳𝗶𝗻, 𝗮̀ 𝗾𝘂𝗶 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗶𝘁𝗲 𝗿𝗲́𝗲𝗹𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗰𝗲 𝗰𝗿𝗶𝗺𝗲 ?