08/07/2026
BILAN DU PREMIER TRIMESTRE : Projet de création de l’Observatoire National des Féminicides au Cameroun
*Période :* Février 2026 – Mai 2026
*Mise en œuvre :* Cabinet CEEXCRIM
*Phase actuelle :* Phase 1 (Collecte des données de terrain)
1. Contexte et déploiement de la Phase 1
Lancé en février 2026 par le cabinet CEEXCRIM, le projet de création de l’Observatoire National des Féminicides au Cameroun a franchi le cap de son premier trimestre d'exécution.
La première phase, actuellement en cours, se concentre sur la collecte de données de terrain directement auprès des femmes victimes de violences dans trois villes pilotes stratégiques : Yaoundé, Douala et Bafoussam. L'objectif est de chiffrer l'invisible pour bâtir des mécanismes de protection et de justice efficaces.
2. Les chiffres clés du premier trimestre (Bilan à mi-parcours)
Les premiers résultats de cette enquête de terrain mettent en lumière une réalité alarmante et confirment l'urgence de la mise en place de l'Observatoire. Sur l'ensemble des données récoltées :
Profil socio-économique des victimes
90 % des victimes sont des jeunes femmes et des adultes en pleine force de l'âge, situées dans la tranche d'âge de 18 à 40 ans.
65 % des femmes interrogées sont *sans emploi*, ce qui accentue leur dépendance économique et leur vulnérabilité face aux agresseurs.
52 % des plaignantes sont des mères célibataires abandonnées par le géniteur de leurs enfants, portant seules la charge émotionnelle et financière du foyer.
Nature des violences et barrières judiciaires
76 % d'entre elles ont subi des violences conjugales physiques d'une extrême gravité.
88 % n'ont jamais osé porter plainte, souvent par peur des représailles, honte ou manque de confiance envers les institutions.
Pour les 12 %restantes qui ont brisé le silence : 5 % ont vu leur plainte déposée sans qu'elle n'aboutisse jamais, illustrant les défaillances de la prise en charge judiciaire.
Le constat de CEEXCRIM :* Ces premières données démontrent que le silence et la précarité économique sont les premiers complices des violences qui mènent aux féminicides. L'impunité perçue (les plaintes qui n'aboutissent pas) décourage massivement les victimes de dénoncer leurs bourreaux.
3. Appel à action et perspectives
Bien que ce premier bilan soit rendu public, la Phase 1 de collecte de données se poursuit activement.
Le cabinet CEEXCRIM lance un appel solennel et urgent à toutes les femmes et jeunes filles victimes de violences (physiques, psychologiques, économiques) à rompre le silence et à rejoindre le projet pour que leurs voix comptent dans l'élaboration de cet outil national de protection.
Comment s'informer ou témoigner ?
Le cabinet garantit un espace d'écoute anonyme, sécurisé et confidentiel.
Adresse physique :* Yaoundé, Quartier Ekié, Carrefour Chambre Froide
Contact téléphonique / WhatsApp :* +237 694 96 11 45
Ensemble, brisons le silence pour que plus aucune femme ne meure sous les coups.