23/09/2026
Condamnation de Me Alice Nkom : Un acte d’intimidation et de menace
contre les défenseurs droits humains au
La justice au Cameroun oscille désormais entre criminalisation des défenseurs des droits humains, abus et manipulation, comme le témoigne la condamnation de Maître Alice Nkom du REDHAC par le Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo.
Le lundi 21 septembre 2026, le tribunal correctionnel de Douala-Bonanjo a rendu une décision concernant deux chefs d’accusation. Sur le chef d’accusation de rébellion en coaction, Me Alice Nkom et Mme Maximilienne Ngo Mbe ont été déclarées non coupables et relaxées. En revanche, pour le chef d’accusation de bris de scellé, Me Alice Nkom a été reconnue coupable et condamnée à un an d’emprisonnement avec sursis sur une période de cinq ans, ainsi qu’au paiement d’une amende de 500 000 FCFA et de 62 100 FCFA de frais de justice.
Cette décision fait suite à une procédure illégitime engagée contre le REDHAC après la fermeture arbitraire, en violation de toutes les lois du Cameroun de ses locaux le 9 décembre 2024. À cette date, l’autorité administrative de Douala 1er avait, de façon totalement arbitraire, mis sous scellé les locaux du REDHAC ; face à cet abus de pouvoir, Me Alice Nkom les a brisés. C’est dans ce cadre que Me Alice Nkom et Mme Maximilienne Ngo Mbe Maxi Mbe ont été poursuivies pour rébellion en coaction et bris de scellé.
Nouveaux Droits de l’Homme tout en se réjouissant de la relaxe sur les soupçons de rébellion, exprime sa vive indignation face à cette décision contre Me Alice Nkom, qu’elle considère comme injustifiée. Cette condamnation s’inscrit selon nous dans un contexte de revanche et d’autoritarisme exacerbé, la procédure judiciaire n’étant qu’une conséquence.
Cette décision arbitraire constitue un acte d’intimidation dont le but est de faire taire et intimider les voix critiques. En ciblant le Redhac Redhac REDHAC, les autorités cherchent à envoyer un message de dissuasion à tous les acteurs associatifs qui défendent l’État de droit et la justice sociale.
Nouveaux Droits de l’Homme réitère son soutien à Me Alice Nkom et au REDHAC et entend renforcer sa collaboration avec le REDHAC car solidarité citoyenne demeure notre rempart contre l’arbitraire
Nouveaux Droits de l’Homme appelle les organisations de la société civile, les défenseurs des droits humains ainsi que l’opinion publique nationale et internationale à condamner fermement cette dérive.
La liberté d’association et l’espace civique ne sont pas des privilèges accordés par le pouvoir, mais des droits fondamentaux garantis par la Constitution et les traités internationaux.