30/09/2025
LE CAPRICE DE RA
Tout le peuple de Sowwu s’unit, pour reconstruire le pays. Goliath annonça la fin des conflits a
Sowwu, il promit la paix et la prospérité.
- Par ma faute le pays a été entièrement ravagé dit-il, peut-être pas par ma main mais par ma
négligence. J’étais aveugle aux souffrance de mon peuple, et ils se sont rebellés. Puis mes
disciples ont apporté le chaos a Sowwu, mais par orgueil je les épargnai. Nous allons au-devant
de grands défis, peut-être que nous courons vers notre fin. Je reste convaincu que notre seul
espoir demeure en la gentillesse envers notre prochain.
Ce témoignage émut tout Sowwu, les gens comprirent que Goliath était juste et bon. Nul roi ne
se prosterna ainsi devant son peuple, reconnaissant ses torts. C’était une curiosité de voir un être vu
comme invincible, se rabaisser devant de simples gens. Sowwu témoigna son amour envers Goliath.
- Ne vous rabaissez pas devant nous votre altesse, nous n’en sommes pas dignes.
- La bonté du roi n’a pas de fins, soyons aussi gentilles que lui.
- Célébrons cette ère de gentillesse et de politesse…
Goliath envoya des émissaires à travers le Sahel, deux raisons en étaient les sources. Dans un
premier temps, trouver une personne, qui aurait le pouvoir d’arrêter le Sahara. Et dans un second
temps, partager les cent contes au monde. Suleyman se rendit en compagnie de Xeer, vers les peuples
du centre. D’après les récits, un roi de là-bas possèderait le pouvoir d’arrêter le Sahara. Nephilim se
rendit au Maghreb, a la recherche du totem sacré. Nephraim quant à lui alla dans les terres australes,
tandis qu’Anakim se rendit au sud du Sahel avec la garde royale, chez les peuples Zulu, pour y
conquérir de nouvelles terres. Les jumeaux Emim et Zummim restèrent avec Goliath, pour rebâtir
Sowwu. Quand les peuples du Sahel virent les Sao, que Sowwu envoya comme émissaires, ils
nommèrent les évènements qui suivirent comme « la pérégrination des Sao ».
Goliath fit revenir Weex a Safaara, provoquant la colère de Naari-Jamm. Craignant que son époux
de l’aime plus, celle-ci manigança l’assassinat de Weex. Mais Goliath le découvrit, et condamna Naari-
Jamm a l’exil. Il la jugea devant le peuple.
- Tu es une mauvaise reine Naari-Jamm dit-il, ton cœur est rongé par la méchanceté. Tu croyais
te prévaloir de ton titre de souveraine, mais ta langue de vipère a causé bien trop de torts.
Maintenant va et ne reviens plus à Safaara.
Goliath fit à nouveau de Weex, la cuisinière du palais royal, puis elle intégra le conseil restreint du
roi. Les autres membres s’y opposèrent, refusant la collaboration entre des hauts dignitaires et une
simple cuisinière. Ils se rappelèrent également de la rébellion de Weex, et la jugèrent indigne d’assister
au conseil.
- Quel est ce monde, ou une cuisinière règnera sur un royaume !
- La cuisinière n’a pas l’expérience pour décider.
- N’est-elle pas la rebelle qui jura de détruire Sowwu, sa place n’est pas en cuisine mais dans les
geôles.
Weex rallia le conseil a sa cause, grâce à sa délicieuse cuisine. Par la ruse elle put les convaincre,
l’oreille se fait plus attentive, quand le palet est séduit de la meilleure des manières. Elle se révéla à
tous, comme une femme plutôt gentille. Puis Weex leur fit une déclaration d’amour.
- Je me suis rendu coupable d’avoir succombé aux sirènes de la vengeance dit-elle, mais je
donnerai tout pour faire acte de repentance. Malgré tout ce que Sowwu m’a pris, je ne cesse
d’aimer infiniment ce bon peuple. Je le protègerai toujours, de toute menace.
Même le cœur le plus froid ne saurait résister à la plus simple expression de la gentillesse, la
délicieuse nourriture de Weex fit changer d’avis à tous. Le repas était d’une grâce à nulle autre pareil,
tant les mains de la cuisinière firent des miracles. L’origine du don de Weex pour la cuisine, venait de
la gentillesse de son cœur. Il était si pur, que tout ce qui venait de lui devenait magique. Le conseil
l’accepta.
- Weex tu es bonne, personne ne peut dire le contraire.
- Tu as fauté comme tout le monde, et tu as droit au pardon.
- Un cœur mauvais ne peut faire une aussi bonne nourriture, c’est un témoignage de gentillesse.
Les aromes délicats du met que fit Weex, séduit la déesse « Ra ». La Loas de la vérité, qui vie dans
les profondeurs. Elle est une sirène géante, qui règne sur « Arcadia ». C’est le royaume des
« Kandisha », qui se trouve sur l’Adinna. Ra apporta les eaux de l’Adinna avec elle, qui engloutirent
Safaara. Les gens prirent de la hauteur pour que l’eau ne les touche pas, mais ceux restés en bas se
noyèrent tous. La sagesse divine amena Goliath à connaitre Ra, il l’a confronté.
- Voilà celle qui commit le plus grand tabou de l’histoire, la Sahara est le fruit de votre
usurpation.
Ra comprit la menace que représentait Goliath, elle décida alors de le tuer avant que la sagesse
divine ne révèle sa seule faiblesse. Elle utilisa son trident, celui que lui donna le Loas « Nou » pour
commander aux flots. Le trident transperça Goliath au cœur, et il perdit la vie. La mort du Sao plut à
Ra.
- L’idée même qu’un tel pouvoir puisse exister dit-elle, est ma plus grande peur en ce monde.
Mais ta mort m’apporte la tranquillité, je peux désormais vivre dans la paix.
La mort de Goliath brisa le cœur de Weex, elle ne sentait plus capable d’aimer. Ra demanda qui
est le cuisinier qui prépara la nourriture, pour qu’elle puisse l’emmener a Arcadia. Tout Safaara
s’opposa à elle, et refusa d’abandonner Weex, la gentille cuisinière. Mais soudain la flamme de la vérité
s’embrasa sur la pomme de Ra. Cette flamme a le pouvoir châtier quiconque se rend coupable de
mensonge. Elle s’alluma car le peuple de Safaara dit à Ra, que la cuisinière ne se trouvait pas dans la
ville. Ra exposa leur mensonge.
- Voici le feu divin qui donne vie à toute chose dit-elle, tous ceux qui affabulent devant lui
subiront son courroux.
Par la volonté de Ra, et la puissance du feu, tout le monde se changea en pierre, même Weex. Ils
vivaient mais ne bougeaient plus, prisonniers dans la pierre. Ra s’en alla avec les eaux, et se rendirent
dans l’Adinna. Safaara devint une ville maudite de Sowwu, car le lendemain tous ceux qui y vivaient
se changèrent mystérieusement en statuts. Ces derniers pleurent, mais nul ne les entendait.
- Je ne peux plus bouger, quelle atrocité,
- Dites à ma femme que je l’aime plus que tout.
- Pitié tuez-moi…