25/11/2025
Le chemin de la rupture
Depuis plus d’un demi-siècle, Djibouti vit sous tutelle; tutelle politique, tutelle militaire, tutelle diplomatique. Et cette tutelle ne vient pas seulement de l’intérieur — elle est nourrie, légitimée, et entretenue par la France, puissance coloniale reconvertie en marraine postcoloniale.
Le “en même temps” de Macron, miroir du “continuons ensemble” de Guelleh
Le président français Emmanuel Macron aime à répéter qu’il est “en même temps” progressiste et réaliste, humaniste et stratège, anticolonial et pragmatique. Mais à Djibouti, ce “en même temps” se traduit par une duplicité dangereuse :
- En même temps, on parle de démocratie et on soutient un régime autoritaire.
- En même temps, on célèbre les droits humains et on ferme les yeux sur les détentions arbitraires.
- En même temps, on évoque la jeunesse et on pactise avec ceux qui la condamnent à l’exil ou au silence.
Ce double langage trouve son écho dans le slogan creux de Guelleh : “Continuons ensemble.”
Mais ensemble avec qui ?
Avec les clans privilégiés ?
Avec les réseaux de prédation ?
Avec les puissances étrangères qui tiennent le pays en laisse ?
Un pays sous tutelle depuis un demi-siècle
Djibouti n’a jamais été libre de ses choix fondamentaux.
- Sa politique est dictée par la peur de déplaire à Paris.
- Son armée est encadrée par des accords opaques.
- Son économie est dépendante de bases militaires et de contrats.
- Sa diplomatie est orientée par des intérêts qui ne sont pas les siens.
La souveraineté est un mot. La dépendance est un fait. Et cette dépendance est entretenue par une vision paternaliste, que Djibouti serait un “petit pays” qu’il faut “accompagner”, “stabiliser”, “tenir par la main”. Mais Djibouti n’est pas un enfant. C’est une nation souveraine.
La patience du peuple est à bout
Pendant des décennies, le peuple djiboutien a fait preuve de résilience. Il a supporté l’humiliation, l’injustice, le mépris.
Il a cru aux promesses d'élections libres et aux réformes. Mais aujourd’hui, la résilience ressemble à de la servilité.
Le peuple ne veut plus attendre. Il veut agir. Il veut parler. Il veut choisir sa destinée.
La France doit changer de vision — ou perdre Djibouti :
Si la France continue à biberonner le système dictatorial, elle perdra Djibouti. Le néocolonialisme aveugle est une impasse.
Et Djibouti ne veut plus être une base ou un pays satellite. Il veut être un pays debout, libre et respecté.
NIDAM Djibouti affirme :
- Que nous ne voulons pas d’un “en même temps” qui justifie l’injustice.
- Que nous ne voulons pas d’un “continuons ensemble” qui perpétue l’humiliation.
- Nous voulons une rupture totale et une refondation.
Djibouti n’a pas besoin de tutelle. Notre pays a besoin de vérité, de justice, de dignité. Et cela commence par rompre avec les complicités toxiques, qu’elles soient locales ou étrangères.