24/09/2026
Bilan du conseil municipal du 23 septembre 2026
📸 : Tristan Conchon : tristanconchon.fr
📔 Règlement intérieur du conseil municipal : nos propositions principales rejetées par la majorité.
Nous avons participé aux réunions de travail sur la mise à jour du règlement intérieur du conseil, qui régit la tenue des débats ainsi que les droits et devoirs des élu·es. Conformément à nos engagements pendant la campagne, nous avons fait des propositions en faveur d'une plus grande participation citoyenne. Droit de pétition, transparence sur l'agenda du Maire, participation des comités de quartier au conseil... aucune de ces propositions n'a été retenue. Si on peut avoir des débats juridiques sur ces mesures, les échanges ont surtout révélé la volonté de la majorité de maintenir le fonctionnement prévu par la 5ème République où l'exécutif décide seul. Nous ne nous en satisferons pas et continuerons de mener un travail de mobilisation citoyenne, non seulement utile mais nécessaire à la bonne prise de décision et dans la lutte contre la défiance vis-à-vis de la politique.
💶 Vœu concernant la dotation globale de fonctionnement (DGF) des communes : échec de notre tentative de coécriture avec la majorité.
Comme nous l'avait proposé le Maire lors du précédent conseil municipal, nous avons tenté de travailler en commun sur un vœu concernant un sujet qui devait nous rassembler : les moyens alloués par l’État aux communes pour leur bon fonctionnement ainsi que celui des services public municipaux. Prétextant une divergence sur l'indexation de la DGF sur l'inflation, position constante de l'Association des Maires de France dont la majorité se réclame dans sa proposition de vœu, notre demande de suspension de séance pour aboutir à une rédaction commune a été rejetée. Nous le regrettons, tant l'inflation galopante réduit constamment les moyens des communes et donc leurs capacités à faire face aux besoins de leurs habitant·es.
👁 Déport des images de vidéoprotection d'Angoulême vers le Centre Opérationnel Départemental (COD) de la Préfecture : une rédaction floue et un risque d'accroissement de la surveillance.
Si nous comprenons qu’en cas de situation de crise majeure le COD doit être doté des moyens nécessaires à la sécurité de tous et toutes, nous interrogeons le fait que cette convention porte également sur les « manifestations revendicatives », « tout événement présentant un risque particulier pour l’ordre public » ou encore « tout événement nécessitant l’activation du COD ». Un tel flou dans la rédaction autorise un accès à notre sens trop large des images des nombreuses caméras de la ville par les services de la Préfecture, avec un risque d'atteinte à des droits aussi fondamentaux que celui de manifester. Cette délibération renforce par ailleurs le pouvoir préfectoral, que nous respectons, mais qui n'est pas sujet au même contrôle démocratique que le conseil municipal et qui doit donc selon nous être limité.
🌡 Adaptation des structures de petite enfance aux fortes chaleurs : nous rappelons notre disponibilité pour un travail commun.
La protection des personnes les plus fragiles, et notamment des enfants, face aux vagues de canicule que nous connaitrons dans les années à venir est un enjeu majeur. Cet été, nous avons été à la rencontre des habitant·es vivant dans des bouilloires thermiques afin d'échanger sur ce qui pourrait être fait pour les aider. Nous en avons tiré un plan canicule consultable ici : https://www.calameo.com/read/0082717170bc962e403ea . Nous demandons la création d'une commission sur le sujet, permettant un travail commun d'adaptation de la ville aux fortes chaleurs. Sur cet enjeu comme sur d'autres, l'intelligence collective doit primer pour arriver aux décisions les plus pertinentes.
🎨 Création du Conseil local de la création et de l'IA : interrogation sur la composition.
L'initiative de ce conseil nous semble aller dans le bon sens en permettant d'engager une réflexion globale sur l'impact de l'IA sur les métiers créatifs. En revanche, nous n'avons pas obtenu de garantie de la majorité sur la part des syndicats, professionnel·les ou encore étudiant·es qui siégeront dans ce conseil, alors qu'ils et elles sont pourtant les premier·es concerné·es. Nous craignons une sur-représentation des élu·es ou de personnes nommées par des élu·es, ce qui nuirait selon nous au débat contradictoire et à la nécessaire prise en compte des réalités de terrain. Nous suivrons cependant avec attention les travaux de ce conseil.