22/06/2026
Le Tribunal Administratif de Bastia a rendu son verdict : les élections municipales d'Arbellara sont annulées. C'est une décision de justice claire, fondée sur le droit, qui confirme l'importance des irrégularités que nous dénoncions et s'appuie directement sur les conclusions du Préfet de la Corse-du-Sud, qui a lui-même contesté la régularité de ce scrutin et dénoncé des manœuvres inacceptables. Face aux récentes déclarations publiques de la mairesse déchue, qui tente aujourd'hui de transformer une sanction judiciaire en tribune politique, nous saisissons l'opportunité qu'elle nous donne : sortir enfin du silence et rétablir la vérité aux yeux de tous, point par point.
Sur la prétendue "campagne d'attaques et de haine" :
Entendre la liste adverse parler de "retenue" et d'"apaisement" relève d'une ironie cinglante. Dès le premier jour de l'annonce de notre liste Insembu pà Arbiddali, nous avons subi des moqueries et des commentaires acerbes sur les réseaux sociaux. Plus grave encore, la campagne a été jalonnée d'appels et de messages intimidants, ainsi que d'intimidations en face à face envers nos colistiers. En face, ils étaient prêts à tout pour gagner.
Quant à la dignité et la modestie au soir du scrutin, rappelons la réalité des faits : pendant que les membres de notre équipe restaient dignes et rentraient tous directement chez eux après l'élection, l'équipe adverse est venue narguer les colistiers d'Émile devant leurs propres maisons, à coups de klaxons et de tirs de fusil. Les donneurs de leçons de respect devraient d'abord s'appliquer leurs propres préceptes.
Sur l'instrumentalisation de la vie privée :
La tentative de victimisation autour de la famille et des origines de la mairesse déchue est un procédé grossier qui n'a pas sa place ici. Personne au sein de notre équipe n'a jamais attaqué sa famille. Créer une polémique de toutes pièces sur ce sujet n’a qu’un seul but : manipuler l'opinion publique par une perversité narrative pour détourner l'attention des véritables irrégularités constatées par la justice.
Sur l'explosion du corps électoral et le rôle du Préfet : Contester les chiffres, c'est contester la réalité. Une augmentation massive du nombre d'inscrits en seulement quelques mois est une anomalie démocratique majeure que nous avions déjà portée à la connaissance du public par un article dans Corse-Matin, et par le biais d'une note juridique officielle transmise à la préfecture. Prétendre que cette hausse est "normale" est une insulte à l'intelligence des habitants à l'année. Les faits sont là : pendant que la liste électorale s'allongeait inexplicablement, que des noms d'illustres inconnus s'ajoutaient sur les boîtes aux lettres, la mairie et son équipe ont multiplié les refus et les prétextes dilatoires pour ne pas nous transmettre les listes actualisées auxquelles nous avions pourtant légalement droit.
D'ailleurs, la mairesse déchue feint d'oublier que le Préfet de la Corse-du-Sud a lui-même attaqué l'élection en justice pour falsification des résultats. Non seulement la mairie a tenté de lui cacher la feuille de proclamation le soir du vote, mais elle s'était indûment attribué deux sièges de conseillers municipaux qui revenaient en réalité à notre liste. Le Préfet a également consigné officiellement dans son dossier les signalements reçus concernant l'existence de pressions, d'intimidations à l'égard des électeurs et de manœuvres sur les boîtes aux lettres.
Sur le mensonge de la commission de contrôle : La vérité est simple : cette commission — obligatoire selon la loi pour valider la révision des listes — n'a jamais eu lieu en bonne et due forme. Rejeter la faute sur une élue de notre équipe est un mensonge pur et simple. Le troisième membre, dont l'absence a empêché le quorum et rendu la délibération impossible, n'appartient absolument pas à notre liste. La municipalité a failli à ses obligations légales les plus élémentaires, et aucun artifice de langage ne pourra réécrire les procès-verbaux.
Notre engagement reste inchangé Le Tribunal Administratif n'annule pas une élection sur des "inepties" ou des "rumeurs", mais sur des violations graves et avérées des règles démocratiques. L'équipe Insembu Pà Arbiddali s'est toujours battue, et continuera de se battre, pour que la voix des véritables habitants d'Arbellara soit respectée. La démocratie ne se gagne pas par des manœuvres et des intimidations, elle s'exprime dans la clarté des urnes.
Nous restons sereins, unis et plus que jamais prêts à retourner devant les électeurs.