28/03/2026
🏭 Arc France : un symbole industriel en danger, un maire et des élus défaitistes
📣L’Union Populaire Arquoise et Didier Talleux dénoncent le manque de combativité des élus du territoire, qui acceptent trop facilement le licenciement de centaines de postes sans alerter à la hauteur des enjeux, notamment face au dumping social que subit notre industrie ⚠️ Nous dénonçons également la poursuite d’un système inefficace : la distribution répétée d’aides publiques sans qu’aucune condition ne soit posée quant à leur utilisation.
La situation d’Arc France n’est pas seulement celle d’une entreprise en difficulté. C’est le révélateur d’un échec industriel, économique et politique qui dure depuis plus de vingt ans.
Avec l’annonce de la reprise accompagnée de 704 suppressions de postes, c’est une nouvelle étape dans une lente érosion qui touche un site pourtant emblématique du territoire.
Arc, ce n’est pas une entreprise comme les autres : c’est le cœur économique d’Arques et de l'Audomarois, un savoir-faire reconnu dans le monde entier, et des milliers de familles concernées.
🌍 Une concurrence internationale déloyale
1️⃣ Premier constat : le vaste mouvement de délocalisation de nos entreprises vers des pays à bas coûts sociaux et environnementaux génère une concurrence internationale déloyale (comme avec la filiale d’Arc France en Chine).
Aujourd’hui, des produits copiés, sont vendus beaucoup moins chers que ceux fabriqués à Arques. Résultat : les produits sortant de l’usine française deviennent mécaniquement moins compétitifs.
Cette situation n’est pas une fatalité. Elle pose une question politique claire : où sont les protections face au dumping social et industriel ? Quand mettrons-nous en place les régulations industrielles et économiques ?
Les élus locaux, et en particulier le maire, ont un rôle d’alerte à jouer.
⚠️ Monsieur Benoit Roussel, un maire défaitiste
Le maire d’Arques, Monsieur Benoît Roussel, s’est jusqu’ici contenté d’hommages et de déclarations d’émotion face aux centaines de licenciements, alors qu’il est le premier représentant de la ville et qu’il devrait défendre ses emplois.
L’Union Populaire Arquoise demande à travers le maire et les élus du territoire à ce que :
- le Maire et les élus alertent publiquement sur les pratiques de dumping social et industriel en interpellant les parlementaires, le gouvernement, ses ministres et les institutions européennes.
- à ce qu'il soit porté des motions en conseil municipal ou communautaire
- à ce que le Maire et les élus initient, au niveau local, des partenariats pour créer des synergies industrielles avec les secteurs économiques de notre territoire (filières brassicoles, agroalimentaire, eau, verre, conserveries, industrie).
Un territoire qui parle d’une seule voix avec des revendications concrètes c’est un territoire qui pèse
💶 Des aides publiques sans stratégie ni contrôle
2️⃣ Deuxième constat : des centaines de millions d’euros d’argent public ont été injectés sans conditions réelles.
Selon les données disponibles, Arc France a bénéficié de 465 millions d’euros d’aides publiques ces dernières années, à travers des prêts, des abandons de créances et divers soutiens.
Mais en face :
- les dirigeants ont peu investi dans la modernisation (robotisation insuffisante)
- la stratégie a été tournée essentiellement vers la rentabilité à court terme, sans vision industrielle de long terme
- il y a eu un manque important d’investissements dans le secteur de la recherche et du développement.
👉 Autrement dit : de l’argent public sans transformation structurelle.
C’est une erreur majeure.
De plus, la CAPSO abandonne une nouvelle fois une créance de 2,5 millions d’euros, en contrepartie de plusieurs hectares de terrains sur le site de la vallée, là même où est implanté le centre de recherche et développement.
Autrement dit, c’est un secteur stratégique — celui de la recherche — qui risque de s’amenuiser, voire de disparaître.
S’ajoute également la demande de rallongement du délai de remboursement d’un prêt de 2 millions d’euros.
⚠️ Autant d’occasions qui auraient dû permettre de conditionner ces aides.
Il est indispensable que la CAPSO, l’État et/ou la région puissent entrer au capital de l’entreprise de façon temporaire, afin de disposer d’un véritable droit de regard et de décision sur les orientations stratégiques qui sont prises grâce à l’argent public.
Quand de telles sommes sont engagées, et que la crise dure depuis plus de 20 ans, il est impératif de poser des conditions claires.
⚡ Une crise aggravée par le contexte économique
À ces difficultés s’ajoutent :
- la hausse du coût de l’énergie
- la baisse du pouvoir d’achat
- une demande en recul
Mais là encore, ces facteurs n’expliquent pas tout. Ils révèlent surtout l’absence d’anticipation et de stratégie sur le long terme.
🏘️ Un enjeu local majeur
À Arques, l’impact est direct. Après d’autres fermetures récentes dans le territoire (deux papeteries), les pertes d’emplois s’accumulent.
Chaque emploi supprimé, ce sont :des familles fragilisées, du pouvoir d’achat en moins, des cotisations sociales en moins pour les services publics et des habitants qui auront besoin d’être aidé pour rebondir avec des dépenses sociales supplémentaires.
👉 L’emploi industriel, ce n’est pas seulement de l’économie : c’est le socle de la vie locale.
🧭 Conclusion
Arc France est viable. Mais elle ne le restera que si un changement profond de stratégie est engagé.
Continuer comme avant, c’est organiser le déclin.
Changer de cap, c’est donner un avenir à l’entreprise, à ses salariés et à tout un territoire.
👉 L’heure n’est plus aux constats.
👉 Nous avons besoin d'élus de combat car l’heure est aux décisions et aux actions politiques fortes.