29/05/2026
Réponse publique concernant la décision du Tribunal administratif
Depuis plusieurs jours, certains communiquent abondamment sur la décision du Tribunal administratif concernant les élections municipales, parfois avec des approximations, parfois avec des raccourcis, et souvent avec une volonté manifeste de transformer une décision juridique en outil de communication politique.
Quelques rappels factuels s’imposent.
1. Nous ne sommes pas à l’origine de la saisine du Tribunal administratif
Contrairement à ce qui est affirmé ou laissé entendre, nous ne sommes pas les demandeurs de cette procédure.
Le dossier a été transmis au Tribunal administratif à l’initiative de la préfecture , après examen du procès-verbal et des éléments portés à sa connaissance.
Cette nuance est essentielle.
Il ne s’agissait donc pas d’une démarche de contestation politique menée par caprice ou mauvais esprit, mais d’une procédure institutionnelle engagée à la suite d’interrogations jugées suffisamment sérieuses par les autorités compétentes pour être examinées juridiquement.
Rappeler cela n’est pas chercher une excuse : c’est simplement rétablir la vérité.
Nous avions d’ailleurs fait le choix de ne pas être représentés par un avocat lors de cette procédure, contrairement à M. ASSIE et à sa liste, assistés par le cabinet SCP CGCB & Associés.
Ce choix était assumé : notre volonté n’a jamais été de transformer cette procédure administrative en affrontement politique ou judiciaire spectaculaire.
Le débat portait sur des éléments institutionnels et juridiques précis, examinés par le Tribunal administratif sur la base des pièces transmises au dossier.
2. Le Tribunal administratif a tranché : nous prenons acte
Le Tribunal administratif a rendu sa décision.
Nous la respectons pleinement, comme nous avons toujours respecté les institutions de la République.
Et contrairement à certaines affirmations répétées ces derniers jours, la réalité est plus nuancée que le récit qui en est fait publiquement.
Au sein même de notre liste, nous ne souhaitions d’ailleurs pas une réélection ou une reprise du scrutin. La procédure engagée ne relevait donc pas d’une obsession électorale certains tentent désormais de le faire croire.
Présenter les choses autrement relève davantage de la caricature politique que de la réalité des discussions et des positions qui existaient réellement.
Dans un État de droit, il est normal qu’une juridiction puisse être saisie lorsqu’un doute existe, et il est tout aussi normal que sa décision soit ensuite acceptée.
Mais respecter une décision de justice ne signifie pas accepter que certains réécrivent les faits pour tenter d’humilier ou de discréditer leurs opposants.
3. Notre absence à l’audience ne change rien au fond du dossier
Il est aujourd’hui beaucoup commenté que nous n’étions pas présents physiquement à l’audience.
Transformer cette absence en argument politique majeur relève davantage de la communication que du sérieux institutionnel.
Le dossier était intégralement écrit, instruit et examiné par le Tribunal administratif.
Contrairement à ce qui peut parfois être laissé entendre, ce type de contentieux repose avant tout sur les pièces versées au dossier et l’analyse juridique des magistrats.
La présence physique des parties à l’audience ne modifie ni les faits examinés ni les éléments retenus par la juridiction.
Faire croire le contraire vise surtout à construire artificiellement un récit de victoire morale supplémentaire.
4. Le rassemblement ne se décrète pas dans les discours
Depuis les élections, les appels au « rassemblement » sont répétés publiquement, y compris dès le soir même des élections par M. ASSIE.
Nous pensons que le rassemblement véritable se mesure moins dans les déclarations que dans l’attitude.
Or, multiplier les publications triomphantes, caricaturer ses opposants, entretenir la confusion sur les faits ou chercher à ridiculiser une partie des habitants n’est pas exactement la meilleure manière d’apaiser la vie démocratique locale.
Chercher à humilier ses opposants n’a jamais constitué une politique de rassemblement.
Manifestement, certains semblent penser disposer du monopole de la dignité, du respect et de l’amour de la commune. Nous laisserons chacun apprécier cela au regard des attitudes et des publications récentes.
En cherchant à humilier publiquement leurs opposants, ce ne sont d’ailleurs pas seulement quelques élus ou candidats qui sont visés, mais aussi les 49,9 % d’électeurs qui n’ont pas fait ce choix démocratique et dont les convictions méritent tout autant le respect.
Une commune avance lorsque chacun respecte les institutions, les électeurs et aussi ceux qui ne partagent pas les mêmes opinions.
5. Pourquoi nous avons peu communiqué jusqu’à présent
Nous avons volontairement choisi de peu communiquer durant cette période.
D’abord par respect pour la procédure en cours.
Ensuite parce que le temps médiatique n’est pas le temps judiciaire.
Nous refusons la logique consistant à commenter chaque étape d’une procédure au gré des réseaux sociaux, des effets d’annonce ou des publications destinées à alimenter des polémiques.
Notre conception de l’engagement public est différente.
Notre priorité reste le fond des dossiers, le travail concret et le respect des habitants.
6. Nous restons engagés pour la commune
Cette décision judiciaire ne change rien à notre engagement.
Nous continuerons à défendre nos convictions avec sérieux, calme et responsabilité.
La démocratie locale mérite mieux que les provocations permanentes, les raccourcis ou les postures de communication.
Nous constatons d’ailleurs qu’il n’est désormais presque plus question des fameux tracts anonymes qui avaient pourtant occupé une place considérable dans le débat public local.
Pour rappel, la diffusion anonyme de documents électoraux ou de propagande politique pose une véritable question de transparence démocratique.
Ce silence soudain interrogera chacun.
Nous souhaitions faire vivre une opposition sérieuse, exigeante et respectueuse au sein du conseil municipal.
Mais cela suppose un débat démocratique honnête, apaisé et respectueux des faits.
La vie municipale mérite mieux que les caricatures, les attaques personnelles ou les postures de communication.
Malgré ce contexte regrettable, notre engagement pour la commune, pour ses habitants et pour un débat public digne reste intact.
Espérant avoir répondu de manière claire et concise à toutes les personnes qui nous avaient accordé leur confiance et qui se questionnent et/ou nous questionnent lors de nos rencontres dans le village.