19/10/2026
Je ne commenterais pas la prestation de Macron hier soir, car on ne commente pas le vide, on le constate.
Je préfère vous partager cette courte mais très juste analyse de Mathias Weidenberg. Et je la confirme en tant que témoin de ce qui s'est passé sur Bordeaux.
« Franchement : le gouvernement a cru à sa propre communication en prévoyant 110.000 manifestants sur toute la France, et pas vu l’ampleur de la mobilisation.
Leur propre chiffre officiel c’est cinq fois plus de manifestants pacifiques et déterminés à exercer leurs droits, à exprimer leur légitime colère.
Le ministre de l’intérieur a laissé l’émeute et le pillage régner dans de nombreux quartiers.
Il n’a protégé ni la mairie de Limoges ni celle de Marseille. Pire, à Marseille, la police nationale a évacuée et c’est la police municipale qui a rétablie l’ordre.
Les énormes moyens mobilisés ont tous été absorbés par la répression des manifestations. Tous les témoins signalent des usages massifs de lacrymogènes avant même le début des cortèges.
Les doctrines de maintien de l’ordre militarisé conduisent au désordre généralisé.
Comment accepter que l’autorité politique et les échelons administratifs ne rendent pas compte de l’échec total de leurs missions ? Ils n’ont su ni protéger l’exercice du droit constitutionnel de manifestation, ni la sécurité des biens et des personnes.
Des témoignages parlent de groupes de pilleurs comptant jusqu’à 2.000 personnes débarquant derrière les dispositifs mis en place, et, les effectifs étant consacrés à nasser les manifestants, trouvant les quartiers commerçants sans protection. Pas d’échelon de réserve, ni de troupe réorientées.
Et ce partout sur le territoire !
Soit l’incompétence le dispute à la complaisance, soit il y avait une volonté politique à cette abandon des commerces et des biens publics à un "prolétariat en guenilles" allié objectif du pouvoir.
Cette violence et ces pillages sont révoltants. Ils sont les symptômes de sociétés si profondément corrompues que des organisations mafieuses peuvent utiliser le prétexte de manifestation pour prendre le contrôle des rues. Combien de petites mains des narcotrafics dans les bandes pillant des magasins ?
Mais cette police, ce ministre, ne font rien contre les bandes mafieuses. Ils n’ont plus d’enquêteurs, et parfois, le mafieux est un gage de paix sociale.
On a vu ce soir l’échec total du pouvoir macroniste.
Mais il y a un autre échec bien sûr : celui de la propagande médiatique. Car à force de ne jamais tenir comptable ce pouvoir politique, cette police qu’il faut toujours "soutenir sans condition" on laisse les corrompus et les incompétents être promus sans contrôle ni critique.
Certains s’imaginent qu’un parti politique, que les gauchistes sont à la manœuvre. Mais ceux-ci sont, eux, sous surveillance. S’il y avait un flagrant délit, ils sauteraient dessus. Et si c’étaient des groupuscules gauchistes, un parti politique, un candidat à la présidentielle - et bien où sont les preuves que les services de sécurité intérieure n’auraient aucun mal à accumuler ?
La réalité, c’est que la macronie est un naufrage sans fin. »
De Segundo Cimbron