22/08/2026
Ce samedi 22 août 2026, l' Association Iroise-Ukraine organisait un rassemblement de solidarité avec l' à l'occasion du 35ème anniversaire de la Fête nationale de l'indépendance.
L' UDB Pays de Brest - Bro Brest était représentée par plusieurs de ses adhérents, dont Anne-Marie Kervern, ancien adjointe au maire de .
Invité à prendre la parole, Christian Guyonvarch, membre du Conseil de la Région Bretagne sous les couleurs de l' Union Démocratique Bretonne - Unvaniezh Demokratel Breizh et du groupe Breizh a-gleiz, a fait l'intervention suivante.
Brest, le 22 08 2026
Bonjour à toutes et à tous, Demat dec’hwi, Dobroho Ranku.
Merci à l’association Iroise Ukraine de nous donner la possibilité, à l’occasion du 35ème anniversaire de la Fête nationale de l’indépendance de l’Ukraine, de nous rassembler pour rappeler notre attachement à la souveraineté de l’Ukraine, notre attachement au libre choix de son peuple à décider de son avenir et à son droit de vivre en paix.
L’agression du régime de Poutine contre l’Ukraine n’a pas commencé avec l’invasion brutale du 24 février 2022, qui est une violation flagrante de la charte des Nations Unies. Mais depuis 4 ans et demi, l’autocrate de Moscou et ceux qui le soutiennent nous ont obligés à nous rassembler de nombreuses fois sur cette place de la Liberté à Brest pour dire NON au tyran, NON aux menaces que le régime qu’il dirige d’une main de fer depuis plus d’un quart de siècle fait peser sur les démocraties européennes.
Vladimir Poutine, ancien officier du KGB, est à la tête de la Russie depuis 1999. 27 années qui ont été marquées par de multiples guerres qui ont fait des centaines de milliers de victimes civiles et par l’assassinat de nombreux opposants politiques. Les Russes qui ont une trentaine d’années aujourd’hui n’ont connu que Poutine au pouvoir. Soutenir l’Ukraine dans la guerre qui lui est imposée, c’est donner aux démocrates de Russie la possibilité d’espérer pour leur pays un avenir qui leur permettra de s’exprimer librement, sans craindre pour leur vie, et de disposer d’institutions démocratiques qui se consacreront aux besoins de la population.
Depuis 27 ans, Poutine et ceux qui le soutiennent ont pour objectif de reconstituer l’ancien Empire russe, c’est-à-dire ramener sous la férule de Moscou tous les pays qui comptent une communauté russophone. Y compris des pays membres de l’Union européenne comme la Lituanie, l’Estonie ou la Lettonie qui doivent cet héritage principalement à la période soviétique, la période stalinienne. Le credo de Poutine, c’est : « Là où l’on parle russe, là est la Grande Russie ». Mais à ce régime-là, la France devrait envahir le Luxembourg, la Belgique, la Suisse, envahir le Canada aussi et recoloniser toute une partie de l’Afrique. Chacun comprend bien que cette vision-là du monde, c’est la guerre perpétuelle. Et nous n'en voulons pas.
Aujourd’hui, je m’exprime en tant que membre du Conseil régional de Bretagne. Au-delà de mon étiquette politique – je suis un élu de l’Union démocratique bretonne (UDB) – je veux souligner l’unanimité (ou presque) qui se dégage sur les bancs du Conseil régional de Bretagne dans le soutien apporté à l’Ukraine face à son agresseur. Je salue d’ailleurs la présence aujourd’hui de ma collègue Emilie Kuchel, conseillère régionale du Parti socialiste. Dans ce soutien du Conseil régional au peuple ukrainien, il n’est pas question de gauche ou de droite mais de solidarité à l’égard d’un pays qui subit chaque jour et chaque nuit les conséquences d’une guerre cruelle, une guerre qu’il n’a pas voulu.
Au Conseil régional, nous avons eu l’honneur de recevoir et d’entendre en séance plénière l’ambassadeur d’Ukraine en France, Son Excellence Vadym OMELCHENKO. Depuis 2022, la Région s’est mobilisée pour faciliter l’accueil des familles ukrainiennes qui ont trouvé refuge en Bretagne, en particulier dans les lycées publics dont elle a la responsabilité, faciliter l’insertion professionnelle des personnes en âge de travailler et faciliter leur mobilité. Ces initiatives font consensus au Conseil régional.
Depuis le début de cette année, la Région Bretagne s’est engagée dans une coopération avec l’oblast (la région) de Kherson, qui est une des plus exposées aux attaques de l’armée russe. Cette coopération se construit en lien avec les villes de Nantes et de Saint-Nazaire qui ont elles-mêmes un accord de coopération avec la ville de Kherson. A l’invitation d’Oleksandr PROKUDIN, le gouverneur de l’oblast de Kherson, le président de la Région Bretagne s’est rendu sur place à la mi-juillet. C’est un geste fort que je salue. La coopération entre l’oblast de Kherson et la région Bretagne concerne plusieurs domaines : le soutien à l’acheminement de filets de pêche bretons pour protéger les routes contre les attaques de drones russes qui ciblent particulièrement les civils ukrainiens, l’agriculture, la continuité des services publics, la reconstruction des territoires détruits.
Pour conclure, je veux souligner que le respect de l’intégrité territoriale de l’Ukraine et la préservation de sa démocratie conditionnent l’avenir de l’Europe tout entière. C’est de notre avenir qu’il s’agit, ici. C’est aussi pourquoi la solidarité de la France et de l’Union européenne avec le peuple ukrainien doit se renforcer.
SLAVA UKRAINI !
Ambassade d'Ukraine en France / Посольство України у Франції