10/07/2026
📈 0,497 microgramme par litre : c'est le taux de Chloridazone desphényl présent dans l'eau du robinet à Carly, relevé par Véolia le 20 avril 2026.
A cela s'ajoute 0,133 microgramme par litre de Chloridazone méthyl desphényl.
😱La limite de qualité se situe à 0,1 microgramme par litre... Soit presque 5 fois plus pour la Chloridazone Desphényl.
L'eau de Carly est donc qualifiée "Eau d'alimentation non conforme aux limites de qualité en vigueur pour les paramètres chloridazone desphényl et chloridazone méthyl desphényl (...) Cette eau est propre à la consommation humaine"
⚠️Propre à la consommation humaine ? A quel prix pour notre santé ?
❓C'est quoi ces molécules ?
Elles sont issues de la dégradation de la chloridazone, un pesticide utilisé depuis les années 70, notamment pour la culture de betteraves. On appelle cela des métabolites. Ce sont des molécules très persistantes dans les sols qui s'infiltrent dans les nappes phréatiques.
Ce pesticide a été interdit en 2018 pour une application effective dès 2020. Il y a donc 6 ans...
🤔 Mais alors quel est le problème ?
Dans le relevé précédent le 22 décembre 2025, le taux de ces deux molécules était inférieur à 0,020 microgramme par litre. Soit un taux au mois d'avril 25 fois supérieur à celui de décembre. Alors que la chloridazone est interdite depuis 2020, la question qui se pose est donc : pourquoi ?
❓Pourquoi les autorités ne réagissent pas ?
Si limite de qualité est fixé à 0,1 microgramme par litre, l'ANSES a posé comme valeur sanitaire maximales 11 microgramme par litre, taux pour lequel l'eau ne serait plus consommable. Véolia et l'ARS suivent donc ces recommandations... mais elles sont critiquables.
D'après le rapport de l'ANSES de 2023 et 2024, l'organisme précise que les données fournies par les industriels sont incomplètes... Les taux fixés ne sont donc pas sûrs...
🩻Quels dangers pour la santé ?
Ils sont nombreux. Après plusieurs expériences menées, voici la liste des symptômes relevés (d'après les rapports de l'ANSES) :
- Foie (augmentation du poids),
- Reins et vessie (hyperplasie urothéliale, dysplasie tubulaire).
- Potentiel génotoxique non exclu (modification ADN)
- Diminution de la prise de poids lors d'une gestation pour la mère,
- Re**rd d'ossification pour le fœtus.
☣️Conclusion...
Il est inquiétant de voir que les Carlysiens boivent ou utilisent une eau qui représente un risque majeur pour leur santé. Les analyses réalisées pour ces deux molécules sont incomplètes et les seuils fixés ne sont pas fiables.
👉Comment expliquer cette soudaine hausse du taux de ces molécules néfastes dans notre eau ?
👉Que font les autorités pour limiter le risque présent ?
👉Mairie de Carly a t-elle alerté l'ARS ? Pourquoi ne pas avoir alerté les Carlysiens même si la valeur sanitaire n'est pas dépassée ?
ARS Hauts-de-France
ℹ️ Tous les sources cités dans ce post sont disponibles publiquement sur internet (voir en commentaires)