06/10/2026
Un bébé d'un an blessé par un tir de mortier. Pour moi, la ligne rouge est franchie.
Maintenant, ça suffit. Que certains jeunes soient en colère contre l'état de notre Éducation nationale, je peux l'entendre. J'ai enseigné, je sais ce qui ne fonctionne plus. Et le Gouvernement porte sa part de responsabilité : avant d'avoir à gérer une crise d'ordre public, il avait la responsabilité de garantir un service public de l'Éducation qui fonctionne correctement.
Mais cela ne justifie plus rien.
Des tirs de mortiers, des incendies, des affrontements et maintenant un bébé d'un an à l'hôpital : on arrête là.
Ceux qui continuent politiquement à encourager les blocages malgré ce qui se passe doivent aussi prendre leurs responsabilités. On ne pousse pas des jeunes à maintenir la pression pour ensuite s'exonérer de ce qui se produit autour de ces mobilisations.
Il y a une formule du général de Gaulle qui, plus d'un demi-siècle après Mai 68, garde ici tout son sens : "La réforme, oui ; la chienlit, non !"
On peut contester, revendiquer, demander que les choses changent. Mais le désordre et la violence ne peuvent jamais devenir un mode d'action acceptable.
À ce stade, le Gouvernement doit faire cesser les violences, faire évacuer les blocages qui dégénèrent et permettre la reprise normale des cours. Dans le respect de la loi, avec les moyens nécessaires lorsqu'ils sont nécessaires.
Et ceux qui refusent de cesser les violences devront en répondre devant la justice.
On ne va quand même pas attendre qu'il y ait un mort pour considérer que nous sommes allés trop loin.
Un enfant d'un an à l'hôpital, c'est déjà beaucoup trop loin.
M.F
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