22/06/2026
IL VA PEUT-ÊTRE FALLOIR REMETTRE LES CHOSES DANS L’ORDRE.
Lors du conseil municipal de Fresnes-sur-Escaut, la question posée ne s’adressait pas à Arnaud Bavay, maire d’Hordain.
Elle ne s’adressait pas non plus au vice-président de la Porte du Hainaut, ni au président du SIMOUV.
Elle s’adressait à Madame le Maire de Fresnes-sur-Escaut, sur la délibération n°16 : la création d’un poste de DRH à temps complet, placé sous l’autorité du DGS.
Le sujet n’était donc pas la personne.
Le sujet était la fonction.
La question était simple : pourquoi créer un poste de DRH pour des missions qui relèvent largement du pilotage normal d’une direction générale des services ? Et comment cette organisation s’articule-t-elle avec le DGS actuel, déjà rémunéré à temps complet par la commune ?
D’autant qu’auparavant, un DGS sans mandat extérieur assumait ces missions dans le cadre normal de ses fonctions et de son temps de travail effectif. Cela n’avait jamais nécessité la création d’un poste supplémentaire de DRH à temps complet.
La question n’est pas de savoir s’il travaille beaucoup ou peu.
La question est celle de sa disponibilité effective pour remplir pleinement les missions de DGS de Fresnes-sur-Escaut, poste à temps complet pour lequel il est rémunéré par la commune.
Rien d’autre.
Ce n’était pas une attaque personnelle.
Ce n’était pas une attaque contre ses compétences.
C’était une question d’organisation administrative, de disponibilité effective, de coût pour la commune et d’utilisation de l’argent public.
Mais comme souvent, quand on ne veut pas répondre au fond, on transforme la question en attaque personnelle.
C’est pratique.
Ça évite de répondre.
Ensuite, Arnaud Bavay publie un premier message en revendiquant ses casquettes d’élu extérieur, puis en attaquant un élu municipal de Fresnes avec des formules du type “aigreur”, “petit”, “ce que tu ne seras jamais”.
Très bien.
Mais de quel droit un Directeur général des services se permet-il d’invectiver publiquement un élu municipal de la commune dont il dirige l’administration, alors qu’aucune question ne lui a été adressée personnellement en conseil ?
Et dans son second message, il explique qu’il répond “en tant qu’élu”.
Très bien encore.
Mais alors, il faudra expliquer aux Fresnois à quel moment le maire d’Hordain a été mis en cause dans une question posée au conseil municipal de Fresnes-sur-Escaut.
À quel moment un maire extérieur à Fresnes avait-il à intervenir publiquement dans un débat concernant l’organisation administrative interne de Fresnes ?
Chacun appellera cela comme il veut.
Mais à tout le moins, cela ressemble à un sérieux mélange des rôles.
Car c’est bien là le problème.
Quand Arnaud Bavay répond, il ne répond pas parce qu’il est maire d’Hordain.
Il répond parce qu’il est DGS de Fresnes.
Et c’est précisément ce mélange des casquettes qui pose question.
Un maire extérieur à Fresnes n’a pas vocation à intervenir publiquement dans un débat interne au conseil municipal de Fresnes.
Un DGS, lui, n’a pas à régler ses comptes publiquement avec un élu municipal qui pose des questions en conseil.
Il peut ne pas apprécier les questions.
Il peut les contester.
Mais il doit y répondre sur le fond.
Pas par l’invective.
Pas par le mépris.
Pas en détournant le sujet.
Quant au mot “petit”, chacun appréciera.
Puisqu’il a cru utile de faire une leçon de latin ou de langue romane, rappelons simplement une chose plus actuelle : la République ne connaît pas des élus “petits” ou “grands”.
Elle connaît des élus municipaux, désignés par les électeurs, titulaires d’un mandat, de droits, et d’un devoir de contrôle.
Un élu minoritaire n’est pas un élu inférieur.
Ce n’est pas un figurant.
Ce n’est pas un vassal.
Même si certains votes récents, notamment sur les délégations données au maire sans restrictions, peuvent laisser penser que cette notion mériterait d’être sérieusement rappelée.
Mais un élu de la République reste un élu de la République.
Et quand un élu de la République pose une question sur une dépense publique, sur l’organisation des services ou sur la disponibilité effective d’un poste rémunéré par la commune, on lui répond sur le fond.
On ne lui répond pas avec des jeux de mots de cour d’école.
À FORCE DE BRANDIR SES CASQUETTES COMME DES TROPHÉES, ON FINIT SURTOUT PAR SE DEMANDER SI ELLES SONT TROP GRANDES… OU SI ELLES NE SONT PAS SURTOUT DEVENUES TROP PETITES.
Et pour ceux qui commentent un peu vite : avant de répondre à côté, il faudrait peut-être écouter les questions posées en conseil municipal.
Il ne s’agit pas de vengeance.
Il ne s’agit pas de règlement de comptes.
Il s’agit simplement de l’application de la loi, ni plus ni moins, mais dans toute sa rigueur.
Et quand on lit certains commentaires, on comprend surtout une chose : beaucoup répondent sans même connaître les questions réellement posées en conseil municipal.
Ce qui, au fond, en dit déjà beaucoup.
La loi fixe un cadre : l’article L.2123-5 du CGCT prévoit que le temps d’absence utilisé pour l’exercice des mandats ne peut pas dépasser la moitié de la durée légale du travail sur une année civile. Sur une base annuelle de 1 607 heures, cela représente un plafond théorique maximal de 803 h 30. Ce n’est pas une accusation. C’est le cadre légal.
Et pour ceux qui veulent aller au fond du sujet, une question toute simple demeure : comment la commune contrôle-t-elle concrètement les absences autorisées, le service fait et la disponibilité effective d’un DGS rémunéré à temps complet ?
À ce jour, aucun élément précis n’a été communiqué au conseil municipal sur ces modalités de contrôle.
Aucune analyse préalable n’a davantage été communiquée aux élus pour justifier objectivement la création, par la délibération n°16, d’un poste de DRH à temps complet placé sous l’autorité du DGS.
Ces questions relèvent du contrôle normal de l’action publique et de la bonne gestion des deniers publics. Y répondre avec transparence n’est pas une faveur : c’est une exigence de bonne administration dans le respect du cadre légal applicable à tous.
Voilà la vraie question.
Et pour l’instant, derrière les attaques personnelles, elle reste sans réponse.
Madame le Maire, c’est à vous que la question a été posée en conseil municipal. Elle attend toujours votre réponse — pas celle de votre DGS.
La transcription du débat sur la délibération n°16 sera publiée prochainement, afin que chacun puisse vérifier exactement les questions posées et les réponses réellement apportées.
Maintenant, continuons.
Le reste… n’est que palabres.