08/05/2026
📍 Retour sur le Conseil municipal du 30 avril
Lors du Conseil municipal du 30 avril, nous avons approuvé le compte rendu de la séance précédente. Ce recueil des interventions enregistrées a confirmé nos interrogations formulées à chaud, notamment sur la place du dialogue et le respect des échanges.
🗣️ Notre démarche était simple : poser des questions, faire des propositions utiles et demander de la transparence. Bref, exercer pleinement notre rôle d’élus, comme beaucoup d’habitants l’attendent.
🔎 Dès les premières interventions de Jérôme Chabrier, lorsqu’il a demandé davantage de transparence, un meilleur équilibre dans l’exercice des délégations et un fonctionnement plus ouvert, la réponse a été immédiate : « vous avez juste rappelé notre pratique depuis six ans ». Comme si, depuis six ans, tout était parfait et transparent.
Pourtant, cette délibération est essentielle : elle constitue le fondement des pouvoirs accordés au Maire. Ces pouvoirs sont confiés par le Conseil municipal et méritent d’être pleinement débattus.
❗ Tout au long de la séance, nous avons souvent eu le sentiment de ne pas être entendus.
🤝 Sonia Brahmi a demandé que l’opposition puisse être représentée dans les associations de la ville, au nom du pluralisme démocratique et d’une représentation fidèle de toutes les sensibilités givordines. La réponse a pris la forme d’un reproche politique : « les engagements ne sont pas tenus dès la neuvième délibération ». Là encore, la question de fond — celle du pluralisme — a été écartée.
💬 Nassima Nemri a présenté la candidature de Sonia Brahmi à la Mission locale. Avant même d’en discuter le fond, le maire a évoqué une « petite mesquinerie politique ».
Puis, lorsqu’elle est intervenue sur l’inutilité d’un véhicule de fonction pour le directeur de cabinet, il lui a répondu : « pour une première prise de parole, j’aurais attendu mieux que cela de votre part ».
Cette formule ne répondait pas à l’argument avancé. Elle déplaçait le débat vers une appréciation personnelle plutôt que vers le contenu de l’intervention.
🏙️ Hamid Kaddour, au sujet de la SAGIM, a rappelé qu’il s’agissait d’un outil stratégique pour l’avenir de Givors et qu’une représentation pluraliste constituait une exigence démocratique.
Sa prise de parole a d’abord été interrompue sur un détail chiffré — « 79 %, pas 80 % » — avant que le débat soit ramené à l’idée que notre groupe « ne prend pas le bon chemin » et à une évocation de « menaces ».
Pourtant, la question restait simple : comment garantir un contrôle démocratique sur une structure stratégique pour la ville ?
📝 Jérôme Chabrier a ensuite demandé le retrait de cette délibération afin de permettre un échange préalable et apaisé. Il lui a été répondu : « vous commencez déjà à faire des menaces », puis « ça commence bien ».
Une demande de clarification politique a ainsi été présentée comme une posture conflictuelle.
⚖️ Frédéric Jimenez a lui aussi été directement visé. En réponse à son intervention sur les indemnités des élus, le maire a déclaré : « vous n’avez pas le monopole de la vérité », avant d’ajouter : « la vérité n’est pas que d’un côté » et « vous ne la détenez pas ».
Là encore, au lieu de répondre pleinement aux interrogations soulevées, la discussion s’est déplacée vers une mise en cause de la légitimité même de notre parole.
👉 Pourtant, demander de la transparence, poser des questions et exercer un contrôle démocratique n’a jamais signifié prétendre détenir une vérité exclusive.
⚠️ Ce que nous regrettons, ce n’est pas le désaccord. Le désaccord est sain en démocratie.
Ce que nous regrettons, c’est le manque d’échanges sur le fond. Trop souvent, les réponses ont évité les sujets importants pour se concentrer sur la forme ou sur les intentions prêtées.
🏛️ Nous pensons qu’un Conseil municipal doit être un lieu de dialogue, où l’on peut débattre sereinement, même lorsqu’on n’est pas d’accord.
D’autant qu’au final, le Maire conclut toujours les échanges, accepte ou non les prises de parole et dispose toujours du dernier mot.
✅ De notre côté, nous continuerons à travailler sérieusement, à poser des questions et à proposer des idées.
Avec calme, mais avec détermination.
Parce qu’une opposition utile et respectée n’est pas un obstacle. C’est une force pour la démocratie locale… et pour tous les habitants.