Cercle des poètes

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Un grand merci à Alexandre de mettre à l'honneur sur son site, mon roman sorti en 2025, Une pornobiographie. Un roman qu...
01/09/2026

Un grand merci à Alexandre de mettre à l'honneur sur son site, mon roman sorti en 2025, Une pornobiographie. Un roman qui parle finalement à beaucoup de personnes, jeunes et moins jeunes, de cette fascination secrète pour le X. Un roman qui ne pourra jamais être connu, d'une part parce qu'il n'existe qu'en version numérique pour des raisons financières et d'autre part faisant l'objet d'une édition totalement indépendante. Je suis écrivain et éditeur de mes propres écrits (et fier de l'être) et je n'ai pas non plus forcément envie que cela devienne un large succès.

Ce roman, c'est aussi beaucoup de moi, même si les nombreuses péripéties relatées à travers le personnage d'Artémus sont fictives à 80%.
Voici le lien de l'article : https://recitsdegeek.com/2026/08/28/lecture-une-pornobiographie-histoire-vraie-dun-denomme-artemus-gordon/

https://ph-vender.over-blog.com/2026/08/les-emmanuelle.htmlEmmanuelle 6 (réalisé par Bruno Zincone et Jean Rollin)Emmanu...
27/08/2026

https://ph-vender.over-blog.com/2026/08/les-emmanuelle.html

Emmanuelle 6 (réalisé par Bruno Zincone et Jean Rollin)

Emmanuelle 6, pour la petite anecdote, est commencé par le réalisateur Bruno Zincone mais celui-ci quitte le tournage au bout de 6 semaines. Les conditions sont compliquées, l'action se déroulant essentiellement en zone tropicale. C'est ni plus ni moins Jean Rollin qui le remplace, en retouchant au passage quelques parties du scénario. Est-ce pour cette raison que ce sixième opus touche à une dimension ésotérique ? Ce n'est pas impossible. En tout cas notre belle incarnée par une sublime playmate venue d'Autriche (et qui n'interprétera que ce film), Natalie Uher, 30 ans de perfection plastique au moment des faits, a perdu la mémoire après un périple en Amérique du Sud qui l'a conduite sur un bateau de croisière puis en pleine jungle où elle et ses amies mannequins se font kidnapper par d'odieux gangsters locaux. C'est à son retour en France qu'elle débute une thérapie car notre Emmanuelle a tout oublié de ce qui lui est arrivé, jusqu'à son prénom ! Le professeur qui s'occupe d'elle est incarné par l'invraisemblable Jean-René Gossart et ses zéros millimètres de cheveux sur le caillou - une gu**le si singulière que l'on retrouve quelques années plus t**d dans le film Profs avec Bruel et Luchini. A partir de là, s'enchaînent les séances de thérapie et les flash-back en Amérique du Sud. Beaucoup de très jolis corps dénudés, quelques scènes érotiques mais pas déferlantes non plus, deux scènes explicites même ! (pour la version non-censurée), une drôle de nana "Pocahontas", planquée dans un panier en osier, qui sert d'ange-gardien à notre Emmanuelle et une black aux grands yeux très "éblouissants" qui, grâce à un serpent, va permettre à la belle de renouer avec les tristes événements relatifs à sa perte de mémoire. C'est un film qui peut émoustiller à certains moments mais il n'est pas non plus un sommet de cinéma érotique, très loin de là. Une mention très bien cependant à la dernière scène dans laquelle Natalie Uher, allongée sur le dos dans un champ en petit tailleur rose, lâche prise. Là, très difficile de rester de glace !

Emmanuelle 6 (réalisé par Bruno Zincone et Jean Rollin) Emmanuelle 6, pour la petite anecdote, est commencé par le réalisateur Bruno Zincone mais celui-ci quitte le tournage au bout de 6 semaines. Les conditions sont compliquées, l'action se déroulant...

Deux espionnes avec un petit slip à fleurs (Jess Franco, 1980) produit par Eurociné. Après avoir brillé sur certains fil...
22/08/2026

Deux espionnes avec un petit slip à fleurs (Jess Franco, 1980) produit par Eurociné.

Après avoir brillé sur certains films fantastiques, le virage début des années 80 devient plus compliqué pour Franco qui, sans l'appui financier d'EuroCiné, n'aurait certainement pu poursuivre ses tournages prolifiques. Aux côtés d'acteurs inconnus (mais jouant très juste), Jess embarque comme à son habitude son égérie, Lina Romay. Le titre français peut franchement prêter à sourire, celui espagnol, Opalo de Fuego, est plus parlant puisqu'il évoque la bague d'opale qui hypnotise les jeunes proies d'un couple infernal assurant une traite des blanches pour le compte d'une organisation très obscure. Il y a des moments amusants comme ce jeune DJ homosexuel pris entre les jambes de Lina Romay, ou encore un remake de la comtesse perverse sauf que cette fois la nymphe très déshabillée est pourchassée par un hélico avec une copilote la pilonnant en mitraillettes. Les bonnes recettes franquiennes sont reversées en quantité illimitée : scènes érotiques H/F, F/F et même femmes seules, les filles très souvent enchaînées, politiciens et flics corrompus, d'autres plus soucieux de la vérité. Et que dire de ces hippies plus vrais que nature, perdus dans un décor de far-west, qui avec leurs motos et leurs fusils de chasse, finiront par résoudre la sombre affaire en deux coups de cuillère à pots. Jess Franco s'applique dans sa qualité d'image (les scènes de strip-tease sont plutôt réussies), ce qui n'enlève pas le côté foutraque de l'intrigue et des longueurs qui peuvent devenir "épuisantes". Cela dit, malgré la médiocrité de Deux espionnes..., il est crucial pour un admirateur de Franco d'éplucher cette décennie où il enchaîna des films à un rythme presque effréné.
Toutes mes chroniques de cinéma Bis sur la page de mon blog : https://ph-vender.over-blog.com/2025/08/cinema-bis-giallo-et-autres-gothiques-italiens.html

La marionnette (1998, Alain Payet) Avec Philippe Dean, Karen Lancaume, Anita Blond entre autres. Un Payet qui passe mieu...
21/08/2026

La marionnette (1998, Alain Payet) Avec Philippe Dean, Karen Lancaume, Anita Blond entre autres.

Un Payet qui passe mieux que certains autres de ses films beaucoup plus "gras" dirons-nous. De plus il brille par l'originalité de l'intrigue et le rebondissement de dernière minute. Un beau gosse trentenaire environ achète une marionnette enfermée dans une boîte à un drôle de magicien possédant un vieux théâtre. Posant la boîte dans sa chambre, il croit voir la marionnette prendre forme humaine et se donner un plaisir solitaire infini. Rêve-t-il ? Il semblerait que non le jour où elle commence à lui parler et à lui raconter les circonstances dans lesquelles elle en est arrivée à ce statut de miniature prisonnière. S'il veut la libérer et assouvir enfin ses fantasmes avec elle, il doit retourner au théâtre, y prendre un collier pour lui permettre de retrouver sa taille initiale. Sauf que tout ne se passe pas comme prévu... Hormis cette fin amusante, les femmes sont plus délicieuses les unes que les autres et les scènes, bien que touchant le plus souvent les pratiques extrêmes (cela reste tout de même du Alain Payet), restent très sensuelles.
Toutes mes chroniques de films pour adultes sur la page suivante : https://ph-vender.over-blog.com/2025/07/mon-histoire-du-cinema-xx.html

Secrétaires sans culotte (1979, Michael Goritschnig et Pablo Juan Torena). Ce film est un produit Alpha France et Gorits...
20/08/2026

Secrétaires sans culotte (1979, Michael Goritschnig et Pablo Juan Torena). Ce film est un produit Alpha France et Goritschnig, de nationalité allemande, a participé à plusieurs films X français notamment Call girl de luxe aux côtés de Gérard Kikoine. Un excellent technicien et cela se voit dans la qualité des images de Secrétaires sans culotte. 1H10 de ravissement tourbillonnant autour de Martine, jeune nièce d'un dentiste (Richard Allan) censé "garantir sa protection" durant son séjour à Paris. C'est ainsi qu'il livre ces premiers mots à Carlo (Dominique Aveline) embauché pour le rôle de garde-chiourme. "Ce n'est encore qu'une enfant !" Oui bien sûr et juste après, dans l'escalator de l'aéroport, on la voit qui rajuste un très beau porte-jarretelles sous sa longue jupe. Martine, interprétée par la magnifique Barbara Moose, une brunette à vous damner un Saint, organise son séjour à sa convenance, en mettant involontairement et constamment son gardien en échec. Au passage, Dominique Aveline en pseudo-mafioso corse, avec le chapeau qui se relève seul, cela vaut son pesant de cacahuètes. Mais il y a aussi Brigitte Lahaie dans une robe rouge, toute bronzée et totalement irrésistible qui ne se contente pas de soins dentaires. Très belle scène ! Après avoir aidé son oncle comme secrétaire, Martine vogue d'expériences en expériences, jusqu'à tomber dans une maison où se déroule une scène de B**M. Sans violence physique, attention, et tout à fait délectable. Le synthé qui sert de bande-son tout le long du film n'est pas sans rappeler les plus belles heures d'Equinoxe. Tout cela pour dire et redire que l'on passe un excellent moment de divertissement hard. En la raccompagnant à l'aéroport à son dernier jour parisien, Carlo conduisant une Coccinelle décapotable (volée !) lui demande : "mais, qu'avez-vous appris vraiment ?" Et elle de lui répondre : "ça" tout en lui prodiguant une fell....
Retrouvez toutes mes chroniques de films X sur mon blog : https://ph-vender.over-blog.com/2025/07/mon-histoire-du-cinema-xx.html

Le venin de la peur (1971, Lucio Fulci)Encore un Fulci, et quel film (d'aucuns disent qu'il s'agit de son meilleur -pour...
13/08/2026

Le venin de la peur (1971, Lucio Fulci)

Encore un Fulci, et quel film (d'aucuns disent qu'il s'agit de son meilleur -pourquoi pas ?) ! Tourné cette fois en Angleterre, avec à nouveau Florinda Bolkan, dans le rôle principal. Une histoire de cauchemars, d'angoisses, de chantages, de relations troubles (et troublées), de scènes parfois très gores (pour information, la scène de vivisection a fait intervenir de faux-chiens, Fulci a été convoquée devant les tribunaux pour cela, il s'en est expliqué et a obtenu gain de cause). Cette scène n'en demeure pas moins effroyable et n'a pas, dirons-nous, une utilité cruciale dans l'intrigue. Par contre la scène de la poursuite dans l'église avec les chauve-souris. Là c'est du génie en diamant brut ! Les acteurs sont excellents, Florinda y tient probablement son plus beau rôle. Mais il ne faut pas trop en dévoiler tant chaque pièce du puzzle a son importance et demeure sous-pesé pour offrir un ultime rebondissement auquel nous n'aurions surtout pas pensé. On peut simplement dépeindre un univers bien inscrit dans la période post 68, j***y et psychédélique à souhait. Fulci parvient à superposer "ce nouveau monde" avec un suranné so british. Un très bon giallo à ne surtout pas rater !
A retrouver aussi sur mon blog : https://ph-vender.over-blog.com/2025/08/cinema-bis-giallo-et-autres-gothiques-italiens.html

La lame infernale (1974, Massimo Dallamano) Une nouvelle pépite de polar sauce italienne, mélange de giallo et de ce qu'...
11/08/2026

La lame infernale (1974, Massimo Dallamano) Une nouvelle pépite de polar sauce italienne, mélange de giallo et de ce qu'ils appellent au pays de Dante un poliziottesco. Au passage, signalons que le réalisateur Massimo Dallamano, né en 1917, décède deux ans après la sortie de ce film. Nous y retrouvons avec un plaisir non-dissimulé Mario Adorf en commissaire de Police (bien qu'il ne tienne pas le rôle principal) et la splendide Giovanna Ralli en procureure adjointe, ex-star du cinéma d'auteur italien des années 50 (avant de tenter un virage raté à Hollywood) et un retour vers quelques classiques du Giallo dans les années 70 dont celui-ci (et pour notre plus grand plaisir tant l'approche des 40 ans lui va à ravir). Bon, parlons quand-même de l'intrigue : une énigme autour d'une adolescente de 15 ans retrouvée pendue dans une vieille mansarde. Au départ, tout porte à croire qu'il s'agit d'un su***de. Mais non, évidemment ! L'enquête est alors menée tambour-battant, les interrogatoires, les débriefs se succèdent à quelques scènes d'action bien orchestrées (la poursuite en moto, la tentative d'assassinat de la proc adjointe dans son immeuble entre autres). Tandis que l'on s'acharne à retrouver cet étrange mot**d équipé d'une feuille de boucher (il y a effectivement un peu beaucoup d'hémoglobines, ainsi que quelques têtes et mains qui sautent), les enquêteurs remontent patiemment le fil d'un réseau de prostitution qui recrute parmi plusieurs lycéeennes. Au bout du bout, le beau commissaire Silvestri et la procureure adjointe remettent au procureur de la République un cahier sur lequel sont inscrits tous les noms des clients. Et c'est là qu'entre en jeu le poliziottesco. Compte tenu des noms qui y figurent, il sera préférable de neutraliser physiquement et définitivement le fameux mot**d afin qu'il ne puisse pas faire l'objet d'un interrogatoire. Un excellent polar des seventies qui mérite d'être vu et revu.
Tous mes articles sur les films Bis et Giallo sont à retrouver sur la page de mon blog : https://ph-vender.over-blog.com/2025/08/cinema-bis-giallo-et-autres-gothiques-italiens.html

Les Soeurs diaboliques (1984, Michel Ricaud)Dans d'autres films à suivre, j'aurai l'occasion de reparler de Michel Ricau...
11/08/2026

Les Soeurs diaboliques (1984, Michel Ricaud)

Dans d'autres films à suivre, j'aurai l'occasion de reparler de Michel Ricaud qui reste selon moi le réalisateur le plus ébouriffant de la décennie 80-90. Son décès accidentel en 1993 a, je pense, changé beaucoup de choses dans la manière de faire des films X. Au même titre que Barny, Kikoïne, Lansac, il était un réalisateur qui, au milieu des scènes explicites, aimait cependant "faire du cinéma". Ceci dit les tentatives artistiques ne sont pas toujours finement concluantes : pour sa défense (et celle de ses confrères), les acteurs et actrices (dont les voix ne sont pas toujours doublées) n'ont suivi aucune formation en comédie et dans Les Soeurs diaboliques, cela se voit et s'entend particulièrement ! Pourtant, sur le papier, le sujet et le contexte du film paraissent franchement intéressants : deux soeurs allemandes, durant la période troublée de 1939, ont fui le régime n**i et se sont installées en France. Petit problème pour elles : comment obtenir la nationalité française ? Elles font alors la rencontre d'un jeune avocat, véreux ô possible, qui propose comme solutions d'épouser deux vieux bonshommes plutôt riches et en santé précaire : l'un est tuberculeux, l'autre est hépathique. Après avoir gentiment profité des deux petites donzelles, l'avocat solde l'affaire avant de fomenter un plan encore plus machiavélique : inciter les souffrants maris à signer une assurance-vie en faveur de leur dame respective. On notera au passage que les deux soeurs - même soeurs - ne se refusent pas une petite relation très très intime. On ressent très vite, sans évoquer un manque de rythme, que ce film va partir en live. Les ébats avec les maris avant la sentence fatale restent le moment de plus réjouissant du film. Ensuite leur fieffé avocat et ses deux complices sans scrupules vont monter un bo**el pour écouler les fonds mal-acquis. Ce passage s'étire un peu trop en longueur à mon avis. Puis, cerise sur le gâteau, aux fins de récupérer subrepticement un bel appartement, l'avocat, planqué derrière un paravent durant la visite, fait irruption avec une carabine et abat un homme et une femme, avant de plonger les corps dans une baignoire remplie d'acide. On y voit d'ailleurs des morceaux se décomposer (bienvenue dans un pseudo univers à la Franco !) Pendant ce temps les trois malandrins, masque à gaz sur le visage, lutinent dans la salle de bains tandis que la décomposition opère (vous avez dit, n'importe quoi ?) Pour aller au bout de la démonstration du zéro morale de cette histoire, nous passerons très vite sur l'accueil d'une jeune mourante à leur domicile qui, après avoir été comblée sous l'effet d'un euphorisant, est empoisonnée par la suite. Bon, bref... Un drôle de film tout de même, j'avoue avoir passé de meilleurs moments en compagnie de Michel Ricaud sur des intrigues moins ambitieuses et des images beaucoup plus lumineuses et des acteurs plus charismatiques. Mention spéciale malgré tout à Nathalie Jouffort, très mauvaise actrice lors des scènes "normales" mais terriblement sexy dans l'effort ! Et chose très rare dans un film X, une superposition de deux scènes qui se déroulent au même moment dans deux pièces mitoyennes.
Quelques extraits en photo de ce film sur la page de mon blog :

J'ai découvert le cinéma X lorsque j'avais 17 ans, par le biais de Canal Plus, qui diffusait alors un film par mois, notamment le premier samedi de chaque mois à partir de minuit. 40 ans plus t**d, cet intérêt pour ce cinéma ne m'a jamais quitté. Ses...

Avoir 20 ans de Fernando di Léo (sorti en 1978, 5 à 6 ans après sa Trilogie du Milieu). Sur fond de road-trip de deux fi...
17/04/2026

Avoir 20 ans de Fernando di Léo (sorti en 1978, 5 à 6 ans après sa Trilogie du Milieu).
Sur fond de road-trip de deux filles paumées (mais plus que belles) qui se rencontrent sur une plage naturiste, Fernando di Léo livre une histoire qui le sort des habitudes d'auteur d'intrigues policières. Il crée un long-métrage qui semble une ode à la liberté et à l'affranchissement d'une société qui dessine les contours diaboliques du capitalisme. Qui semble, seulement à première vue. Car le regard de di Léo est ici très ambigu. Agé alors de 50 ans, et 10 ans après Mai 68, son ironie transpire en définitive vis-à-vis de cette jeunesse marginale rongée par la drogue et les idéaux fumeux. Lia la blonde et Tina la brune naviguent dans les eaux troubles d'un rêve impossible, leur fraîcheur, leur quête de liberté, leur rage de vivre et d'assumer leur féminité sont belles à regarder mais l'on sent que tout va s'écrouler. Jusqu'au pire, non on ne le croit pas hélas, et pourtant. Ressortent toutefois des scènes inoubliables : les deux femmes courant dans les rues de Rome aux côtés d'un jeune guitariste avec lequel elle partage un morceau de vie en communauté ; "l'interview" de Tina racontant son histoire, son parcours, quelle émotion parvient-elle à faire passer ! Il y a aussi ce moment invraisemblable avec le vieux professeur qui admire la jeune Tina se donner le plaisir rien qu'à l'entente du mot "Culture". Désopilant ! Mais cette quête insensée où l'on refuse d'entrer dans le moule de la société finit par se fracasser sur une descente de police et un interrogatoire aussi brutale que stupide. Les deux filles repartent alors vers d'autres horizons. Elles pensent qu'elles peuvent exprimer leur féminité jusqu'à provoquer les hommes. Mais ces hommes-là, ces derniers qu'elles rencontrent, sont monstrueux. Fernando di Léo reprend ses réflexes d'auteur de thrillers pour les dix dernières minutes d'une scène épouvantable. Tant et si bien qu'elle tomba pendant plus de 10 ans sous le coup de la censure, ce qui me paraît pleinement justifié. Quel message a voulu faire passer di Léo dans cette chute si cruelle ? Toutefois cette fin ne ternit pas l'originalité de cette oeuvre mais n'y avait-il pas d'autres façons de démontrer que l'homme est un loup pour la femme lorsque celle-ci revendique son indépendance et son élégance incomparable ?

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