02/06/2026
Tribune du NPA - L’Anticapitaliste Ivry, membre de la majorité municipale du Front Populaire Ivryen, avec Philippe Bouyssou, dans le numéro de juin d'Ivry ma ville, le magazine municipal d'Ivry sur Seine
La politique, c’est l’affaire de tou·te·s
« Moi, je ne fais pas de politique ! »
Cette phrase est connue de tou·te·s. Elle est parfois annoncée comme un dogme, une mise à distance, le constat que la politique est loin de nous et qu’elle le restera parce que c’est comme ça. Parfois c’est un vœu, le souhait de ne surtout pas « faire de la politique » car c’est au choix : « compliqué », « tous des pourris », « ça sert à rien »…
Nos choix quotidiens sont très souvent politiques : Je trie mes déchets ? Pour mes enfants, école privée ou publique ? D’où viennent mes aliments ? Quel média m’informe ? J’achète neuf ou d’occasion ? Vélo ou voiture ?
Si tu ne t’occupes pas de politique, la politique s’occupera (mal) de toi.
Tout est politique, et la politique est l’affaire de tou·te·s. Il est important de l’affirmer alors que nous somme à moins d’un an de la présidentielle et de ce qui peut exister de pire dans la Vème République : la personnalisation à outrance, et la disparition des débats d’idées derrière les guerres d’égos.
Nous exerçons nos mandats électoraux suivant ce principe. Nous ne prétendons pas que nous pourrons résoudre tous les problèmes grâce aux élections. Les contraintes budgétaires ou institutionnelles sont énormes, et le patronat ne nous fera pas de cadeau. Aucune politique de rupture n’est possible sans le soutien massif de celles et ceux qui font tourner la société : les salarié·e·s, les habitant e·s, même s’ils et elles sont précaires, jeunes ou privé·e·s d’emploi…
C’est en faisant de la politique, chacun·e à notre échelle et selon nos moyens, que nous pourrons changer nos conditions d’existence et pour répondre aux urgences sociales, écologiques ou démocratiques, nous devons prendre nos affaires en main. Cela peut passer par des partis, des syndicats, mais aussi par des collectifs, des associations, ou l’auto-organisation quand les luttes surgissent.