03/09/2026
Tribune du NPA - L’Anticapitaliste Ivry, membre de la majorité municipale du Front Populaire Ivryen, avec Philippe Bouyssou, dans le numéro de septembre d'Ivry ma ville, le magazine municipal d'Ivry sur Seine
Violences policières : mettre fin à l’impunité.
Le soir du 21 juillet dernier, des habitant·e·s du quartier de Monmousseau subissaient les violences de la BAC alors qu’ils profitaient d’un peu d’air frais au milieu de la canicule. Il ne s’agit pas d’un cas isolé. Les quartiers populaires sont les premières victimes de violences policières. En 2022, puis en 2023, le CERD, organe de l’ONU, rappelait à l’ordre la France sur la montée des violences racistes systémiques. En 2025, l’ONG Flagrant Déni publie un rapport sur le fonctionnement de l’IGPN, la «police des polices » qui montrent que le nombre d’affaires de violences policières a augmenté de 60 % entre 2016 et 2024, passant de 700 à 1110 affaires ouvertes et que la délinquance policière est en augmentation. Cependant, dans ce même laps de temps le taux d’élucidation de ces affaires a baissé de 25 %. La France est aussi le pays de l’Union européenne comptant le plus grand nombre de décès en garde à vue ou lors d’interventions policières, avec 107 décès entre 2020 et 2022 pour 488 sur l’ensemble des 13 pays. Suite à la loi dite Cazeneuve de 2017 sur le refus obtempérer, le nombre de victimes non-armées tuées par les policiers a été multiplié par cinq en 2022. Les tirs sur les voitures en fuite connaissent une hausse importante. Le 7 juillet dernier, l’Assemblée nationale adopte la loi sur la présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre. Cette loi qui vient du programme du Rassemblement national et est proposée au vote par Les Républicains prouve encore le virement vers l’extrême droite de l’ensemble des partis de droite en France. Elle rend aussi quasi impossible la mise en examen pour homicide volontaire des policiers ayant porté un tir mortel. Cette loi porte atteinte à l’État de droit. Les jeunes racisé·e·s en seront les premières victimes. Une marche contre cette loi est organisée le 20 septembre, place de la République à Paris