19/10/2026
Samedi 17 octobre, dès 10H, des Gilets Jaunes ont commencé à envahir le rond point d'accès au centre-commercial des Flâneries à La Roche-sur-Yon.
La bonne ambiance n'a d'égal que la motivation à faire converger les luttes et à débuter un gros mouvement de contestation qui doit durer dans le temps. Et de la convergence, il y en a. Autour des Gilets Jaunes : des lycéen/nes, des étudiant/es, des syndicalistes, des militant/es écologistes et antifascistes, etc...
L'opération a bloqué un accès du centre commercial et filtré les voies de la route de Nantes dans les deux sens. L'accueil des automobilistes fut plutôt excellent. Un petit coup de klaxon venait soutenir la lutte. Pour les grincheu/ses au volant de leurs Tesla ou Merco, c'était le blocage obligé jusqu'à ce que les rapports de force habituels soient inversés. Les nanti/es devaient se soumettre à ce rituel pour passer. A noter qu'en fin de journée un automobiliste a foncé sur un barrage qui s'était monté route de La Tranche-sur-Mer (il a été interpellé). Le rond point a été tenu toute la matinée. Et malgré ce qu'a pu en dire un certain torchon local, la majorité des manifestant/es étaient raccord sur les bases antifascistes. Nous comme d'autres camarades sur place n'avons ni entendu, ni vu, d'actes antisémites. Si il s'avérait que cela soit vérifié, nous condamnons ce racisme crasse.
En parallèle, des actions ont aussi été menée aux Sables, Chantonnay, Les Herbiers, St Gilles, Montaigu, Luçon, Fontenay, Pouzauges et à Boufféré (opération péage libre). Un département bientôt révolutionnaire ?
A 15H, le rendez-vous place de la Vendée a été plus suivi que l'action de la matinée, imaginez l'inverse. Un cortège sauvage s'est élancé dans une manif au parcours improvisé où à chaque carrefour, l'itinéraire était négocié entre manifestant/es et imposé aux forces du désordre.
Place Napoléon, la foule s'est complétée de tou/tes les ret**dataires. Plus de 4000 manifestant/es ont déambulé dans les rues de La Roche sans qu'aucune déclaration de manifestation ne soit déposée. Preuve que cette tradition de la manif sauvage peut et doit être utilisée. Quelques chants de lutte puis les slogans antifascistes et anticapitalistes ont rythmé la manif avec une sono bien puissante emmenée par la jeunesse venue en nombre.
Car antifasciste, c'était là encore un prérequis pour pouvoir manifester. C'est pourquoi les quelques cuves à pisse de l'ICES venues montrer leur groin ont vite été repérées et jetées hors de la manif, non sans avoir versé quelques la***s de seum dont la jeunesse s'est délecté. Franchement mis à part venir se faire bolosser, qu'est-ce qu'iels foutaient là ? Parmi ces fachos, des membres de la Cocarde étudiante, du micropuscule zemmourien Reconquête, un élève assidu de Guillaume Bernard, le conférencier de l'ICES membre de l'Action française et gratte papier pour Valeurs Actuelles à ses heures perdues.
La manif s'est ensuite divisée en trois cortèges au niveau des Haras de Vendée. Un cortège retournant place Napoléon pour y allumer des feux jusque t**d dans la soirée. Un autre est parti devant la préfecture, symbole de l’État, pour la symbolique. Un troisième, plus déter, est parti zone Sud pour y bloquer les flux commerciaux. Plus t**d dans la soirée, il y a eu quelques affrontements avec les flics et plus particulièrement dans le quartier de La garenne. Le lendemain aussi avec le comico de quartier attaqué.
Ce samedi 17, pas de flics trop présents, pas de violence ou gazage. Donc une manif qui ne vire pas à l'affrontement.
Et si le problème de l'insécurité c'était la police ?
Et si le problème du salarié c'était le patronat ?
Et si le problème du peuple c'était l’État ?
Une date est déjà dans toute les têtes, celle de samedi prochain 24 octobre, à suivre pour les heures et lieux de rencards.