30/07/2026
👨🚒 Alors que de nombreux territoires de notre pays sont confrontés à de violents incendies, je tiens à saluer l'engagement et le courage de nos sapeurs-pompiers. Qu'ils soient professionnels ou volontaires, ils protègent nos vies et nos foyers, souvent au péril de leur propre vie.
L'été caniculaire que nous traversons ne leur laisse aucun répit. Cette année, plus de 116 000 hectares sont déjà partis en fumée en France, soit près de dix fois la superficie de la ville de Toulouse. Plusieurs centaines de milliers de personnes ont dû être évacuées et les fumées des incendies ont touché de nombreux départements.
Je veux également adresser toute ma solidarité aux habitants et aux élus des communes sinistrées. Dans ces épreuves, la solidarité entre les territoires est plus que jamais essentielle.
L'Aveyron n'est malheureusement pas épargné. Depuis le début du mois de juillet, 140 départs de feu ont été recensés. Face à cette menace, nos sapeurs-pompiers se préparent tout au long de l'année. Fin mai, j'ai eu l'honneur d'assister à une manœuvre feux de forêt organisée par le SDIS au niveau de la chapelle de Saint-Jean-le-Froid. Plus de vingt sapeurs-pompiers volontaires et sept véhicules des centres de secours de Marcillac, Capdenac, Montbazens et du bassin de Decazeville étaient mobilisés.
Nous avons tous la responsabilité de limiter le risque incendie. J'appelle chacun à faire preuve de vigilance et de civisme. Un mégot jeté par la fenêtre d'un véhicule, un barbecue installé à proximité d'un espace naturel ou un débroussaillement non réalisé peuvent suffire à provoquer une catastrophe.
Notre commune de Marcillac-Vallon est concernée par les obligations légales de débroussaillement. Elles constituent un outil essentiel pour protéger les habitants, les habitations et nos espaces naturels. Depuis le début de l'été, plusieurs rappels à l'ordre ont déjà été effectués et je remercie celles et ceux qui respectent ces obligations.
Au-delà de l'urgence, il nous faut aussi préparer l'avenir. En tant que maire, j'appelle nos parlementaires à construire une véritable stratégie nationale associant prévention, adaptation au changement climatique, protection des populations et renforcement des moyens de la sécurité civile.
Nos sapeurs-pompiers ont besoin de moyens à la hauteur des enjeux auxquels ils sont confrontés. Nous manquons de Canadair, d'équipements opérationnels et de sapeurs-pompiers professionnels. Le modèle de financement des SDIS, assuré à près de 90 % par les collectivités territoriales, montre aujourd'hui ses limites. En vingt ans, le nombre d'interventions est passé de 2,5 millions à près de 5 millions par an, alors même que 80 % des effectifs restent composés de sapeurs-pompiers volontaires. Leur engagement doit être davantage reconnu et leur statut revalorisé.
Enfin, nous devons agir sur les causes profondes de cette aggravation du risque. Prévenir les incendies passe par un meilleur aménagement du territoire, une gestion durable de nos espaces forestiers et naturels, mais aussi par une action résolue face au changement climatique. Chaque degré supplémentaire accroît la fréquence, l'intensité et la dangerosité des incendies.
Anticiper les risques, protéger les populations, soutenir celles et ceux qui nous protègent et agir contre les causes de l'intensification des incendies : voilà le cap qui doit nous rassembler.