30/06/2026
Chères Mentonnaises, chers Mentonnais,
Suite au déferlement de haine et aux fakes news sur les réseaux sociaux, nous avons décidé de prendre la parole.
Depuis le début du mandat, Alexandra Masson nous explique que la situation financière de la ville est contrainte, qu’il n’y a plus de marge, que chaque euro compte.
Mais alors comment expliquer que, dans le même temps, ils décident de créer trois nouveaux adjoints, donc trois indemnités supplémentaires ?
Pour être totalement transparent, sur la totalité du mandat cela représentera 280 000 euros directement issus des poches des Mentonnais.
C’est un double discours !
D’un côté, on appelle les Mentonnais à l’effort. On passe d'une navette gratuite à une navette payante.
Et de l’autre, on continue d’augmenter la dépense publique liée aux élus.
Où est l’exemplarité ?
D’autant que cette création n’était absolument pas nécessaire. Pour assurer un suivi de quartier, il n’y a aucune obligation d’être adjoint. Il aurait été parfaitement possible de confier ces missions à des conseillers municipaux délégués ou subdélégués (déjà rémunérés)
C’est d’ailleurs, une pratique répandue dans de nombreuses communes, plus souple, et surtout… moins coûteuse.
Aussi, fort de ce constat il y a une réalité qu’il faut dire clairement à nos habitants :
Sur une majorité de 29 élus, 23 sont désormais indemnisés (1 maire, 11 adjoints, 3 adjoints délégués aux quartiers, 9 conseillers municipaux délégués) de 661,80 euros brut à 5 179,26 euros.
À cela s’ajoutent les15 000 euros de frais de représentation que la maire s'est octroyée alors que dans le même temps, la ville va emprunter de 7,6 millions d’euros pour équilibrer notre budget.
Nous avons donc décidé de pointer ce décalage entre les discours et les actes sans remettre en cause NI le statut NI l'importance des élus locaux dont nous faisons parti.
Être élu à Menton, c'est servir l’intérêt général. Et dans des périodes contraintes, cela implique de faire des choix exemplaires.
D'ailleurs, puisque Alexandra Masson respecte autant les élus, nous l'invitons à ne plus proférer d'injures publiques vis-à-vis de l'opposition. Ce n'est pas notre vision du débat démocratique.
Pour rappel, l'injure publique est un délit puni par la loi.
Nice-Matin Menton
France 3 Côte d'Azur
Menton-Presse