28/04/2026
Conseil municipal du 27 avril 2026.
Interventions Joël JEANNE La gauche Unie pour Mondeville
Pas de propos liminaires, l’examen du Budget 2026 constituant un plat de résistance consistant de ce conseil municipal.
A propos de l’incendie du centre de loisirs, nous nous félicitons de l’intervention rapide des secours du SDIS qui ont permis de circonscrire le départ de feu et nous voulons saluer l’intervention de nos services municipaux qui auront permis d’accueillir les enfants du périscolaire dès ce matin dans les meilleures conditions.
Rapport numéro 1 : Tableau des emplois.
La mandature précédente s’était achevée sans le remplacement de l’adjointe en charge de l’éducation, de l’enfance et de la jeunesse. Nous avions souligné combien la place de ce secteur était déterminant pour les jeunes de notre territoire.
Petite enfance, périscolaire, secteur jeunesse, accueil dans nos écoles sont des sujets essentiels qu’il nous faut traiter sous la forme d’une prise en charge optimale. Pour cela nous avons besoin d’encadrants et d’une direction de service en capacité de répondre aux orientations qui vont conditionner l’intégration de nos jeunes dans la cité et dans leur parcours de vie.
Le besoin de réorganisation de la direction de l’éducation, enfance, jeunesse devra conduire notre collectivité à recruter des agents dotés d’expérience significative sur des postes complexes.
Sur la réorganisation de la Résidence clair soleil.
Nous voulons souligner l’intérêt de créer un poste d’animateur de résidence autonomie. En effet, le maintien en autonomie de nos anciens se construit par l’organisation d’une vie quotidienne partagée. Sur une vie quotidienne partagée, basée sur les échanges et l’ouverture aux autres. C’est, pour nous, une des conditions du « bien vieillir ».
Rapports sur le Budget Primitif 2026
Madame la maire, chers collègues,
Dans un premier temps nous souhaitons remercier les services pour la qualité du travail de cette présentation budgétaire.
Une année 2026 déjà bien engagée et qui s’inscrit, comme nous l’avions rappelé lors du DOB, dans le prolongement de la campagne des élections municipales où le message de la population s’inscrivait dans des attentes fortes de solidarité et de justice sociale.
Pour être au plus près des besoins et améliorer le quotidien, il y aura lieu d’associer les habitants aux choix à opérer, c’est un des messages que nous avons perçus pendant cette campagne.
Comme nous l’indiquions lors du DOB, il nous faut proposer à la population un nouvel élan démocratique de co-construction, d’évaluation des politiques publiques, d’actualisation des réponses à apporter au quotidien. Dans ce cadre, la place des agents publics et des services devra être revisitée.
Force est de constater qu’à chaque exercice budgétaire, les choix politiques nationaux impactent singulièrement notre autonomie budgétaire. Cette situation ne doit pas être considérée comme inéluctable, même si elle s’impose aux élus que nous sommes, elle doit être dénoncée. Le prochain congrès de l’Association des Maires de France sera l’occasion de rappeler qu’un nouvel acte de décentralisation est fortement souhaité et que les communes sont en attente de retrouver les marges d’autonomie que l’Etat, en supprimant la taxe d’habitation, leur a retirées.
Le rapport rappelle que « des décisions exogènes influencent la situation financière de la ville comme les décisions nationales », je rappelle que le gouvernement s’est fixé comme objectif de limiter le déficit des comptes publics à 5% du PIB en 2026.
Nous aurons noté que notre collectivité, malgré la suppression du DILICO continue de participer au redressement des finances publiques, à hauteur de 175 000 €, auquel il convient d’ajouter une baisse de 200 000 € de l’allocation compensatrice de taxe foncière sur les locaux industriels versée par l’Etat.
Je ne reviendrai pas sur les choix budgétaires de ce gouvernement qui rabote méthodiquement les dotations aux collectivités qui faut-il le rappeler réalisent 70% de l’investissement public et contribuent à dynamiser l’activité économique locale. Faut-il rappeler que l’Etat a accordé en 2025 211 milliards d’aides publiques aux entreprises sans aucune contrepartie. Comment peut-il considérer que les 105 milliards de dotations versées aux collectivités doivent encore être réduites sous le prétexte qu’elles contribueraient à creuser toujours plus le déficit public ?
Revenons au BP 2026 de notre collectivité. Nous avons noté le maintien des taux d’imposition des taxes foncières. La revalorisation des bases par la loi de finances à + 0.8%. Une actualisation en deçà des 1.7% de 2025, avec une prévision d’inflation, avec l’explosion des prix de l’énergie, qui repart à la hausse à 1.9%.
Quand les grands groupes pétroliers continuent d’engranger des profits massifs, le gouvernement a fait le choix de faire payer la crise à la population et aux collectivités plutôt qu’à ceux qui en profitent (1 547 000 € pour les fluides dans le BP 2026). Il est sans doute urgent que le gouvernement décide que l’énergie devienne un bien commun, en sortant de la dépendance aux marchés spéculatifs, en nationalisant Total énergie et Engie, en investissant massivement dans la transition écologique et en garantissant des prix accessibles pour les usagers, qu’ils soient particuliers où collectivités locales.
La question de la solidarité doit être pour nous une priorité.
Nous avons noté avec satisfaction le maintien de la participation de la ville au budget du CCAS à hauteur de 500 000 €. Notre collectivité, de notre point de vue, doit mettre les moyens pour accompagner nos concitoyens confrontés aux difficultés sociales, à la précarité, aux accidents de la vie, aux bas salaires qui ne permettent pas de vivre dignement.
Parallèlement notre collectivité devra faire face au vieillissement de la population, un véritable sujet de société avec le doublement en 2050 du nombre des séniors en perte d’autonomie.
Aujourd’hui c’est 4 personnes sur 5 en perte d’autonomie qui vivent à leur domicile. Pour prendre en charge cette volonté de rester au domicile, il y a lieu de conforter notre SAD et veiller à ce que le CD14 continue d’accompagner cette volonté politique municipale historique, de proposer via notre CCAS, ce service à la population. Une situation qui s’inscrit dans un contexte national d’abandon par le gouvernement de la loi grand âge, qui devait être présentée au parlement le 12 février dernier. Abandon qui conduit la défenseure des droits à juger cette situation inquiétante dans un contexte de déficit d’attractivité des métiers du soin et de l’accompagnement à domicile de nos anciens.
Dans le même temps, pour assurer l’égalité, il y a lieu de conforter le soutien de la collectivité aux actions éducatives, culturelles et sportives. Nous sommes, en effet, très attachés à la place de la place du sport et de la culture dans le quotidien des Mondevillais et à la nécessité de placer l’enfance et la jeunesse au centre des politiques publiques municipales.
Nous voulons une nouvelle fois souligner le dynamisme de notre tissu associatif, la place de nos associations qui jouent un rôle déterminant dans la rencontre, l’épanouissement et le vivre ensemble. Nous l’avions souligné lors du DOB, les associations ne doivent pas être concernées par le cadrage à -4% des dépenses de fonctionnement.
Nous constatons positivement que le montant accordé aux associations culturelles est reconduit au même niveau qu’en 2025.
Par contre, il n’en est pas de même pour les associations sportives dans les montants ne cessent de diminuer.
De 851 122 € de subventions au début du mandat précédent, nous sommes passés de 727 850 € en 2024 à 708 850 € en 2025 pour atteindre 677 750 € en 2026.
Ces baisses continues ne sont pas sans nous interroger sur le maintien d’une offre sportive de qualité à court et moyen terme. Pour les élus de la Gauche unie pour Mondeville, ces réductions budgétaires ne vont pas favoriser la remise en place des interventions de nos clubs dans les écoles. Des expériences qui ont connu un réel succès dans le passé et qui constituent un véritable facteur d’ouverture et de démocratisation et qui favorisent l’accès au sport pour tous.
Pour prolonger cette rubrique culturelle et sportive, nous voulons souligner la participation municipale de 1 140 000 € au SIVOM des 3 vallées, une participation importante au fonctionnement du conservatoire et des piscines. Il nous faut souligner positivement la volonté de la direction du conservatoire et des élus de travailler à une médiation culturelle renforcée avec nos écoles.
Sur le fonctionnement de la piscine. Nous sommes régulièrement interpellés sur le devenir de la piscine. Faut-il le rappeler, il s’agit d’un équipement qui répond aux besoins d’apprentissage de la natation de nos scolaires et aux défis de la pratique sportive portée par l’Usom Natation. J’ajouterai les bienfaits de la natation pour accompagner le vieillissement de la population.
Lors de la préparation du prochain budget du SIVOM nous aurons à répondre sur la pérennité des apprentissages et des pratiques de la natation sur notre territoire.
Nous aurons à appréhender la nature des travaux à opérer sur notre équipement et en examiner leur montant afin d’éclairer nos décisions.
Une réflexion sur le devenir de notre piscine que je porterai au débat, comme conseiller communautaire à Caen la mer, comme l’ont fait pour leurs piscines les maires de Carpiquet et de Ouistreham.
En effet, la question du savoir nager sur l’ensemble du territoire de Caen la mer doit être une priorité à conforter dans le projet d’agglomération et dans le schéma directeur des piscines de Caen la mer.
Enfin pour terminer notre propos, je reviendrai sur les investissements de l’exercice 2026 qui concernent plus particulièrement l’achèvement des opérations engagées sous la mandature précédente et la préparation des PPI de la mandature.
Dans la mise en œuvre du Plan d’action municipal que vous avez présenté aux suffrages des Mondevillais, nous serons particulièrement attentifs à défendre les intérêts des habitants. Dans le même temps nous saurons nous rendre disponibles pour débattre des priorités au sein des commissions municipales.
Nous avons noté que le parking du champ de foire sera finalisé avec une enveloppe supplémentaire de 116 000 € pour achever des travaux qui aujourd’hui n’ont pas rempli leur objectif initial de débitumisation, dans un secteur particulièrement impacté par les remontées de nappes.
Une question : Peut-on avoir le montant définitif du projet qui au final, n’aura conduit qu’à une débitumisation très partielle.
Concernant la reconversion de la friche militaire du quartier de Valleuil, une nouvelle enveloppe de 85 000 € est inscrite au BP 2026 pour accompagner le programme immobilier d’environ 120 logements.
La question du logement et de son accessibilité est en effet centrale pour nos concitoyens aux revenus moyens ou modestes. Sur ce dossier comme sur les autres projets d’aménagement nous mettons en avant la nécessité de préserver le cadre de vie, l’environnement et la biodiversité.
Nous avons été interpellés pendant la campagne électorale sur l’état d’avancement du projet et sur l’aménagement du parc de la source du Biez. Il semble que les contours définitifs sont loin d’être actés, le porteur de projet du groupe Pichet déclarait le 20 décembre 2024 dans les colonnes du journal Ouest-France qu’il restait des éléments à « affiner ».
Alors, avec une livraison des logements prévue au plus t**d fin 2028, il serait intéressant que nous disposions lors d’un prochain conseil municipal d’éléments sur l’état d’avancement du projet avec une présentation par le groupe Pichet des dernières actualisations du projet.
En effet il y a plusieurs sujets : Il y a lieu d’apporter des réponses aux interrogations légitimes sur la gestion des flux de circulation en lien avec la proximité du collège.
Sans doute y a-t-il besoin d’apporter de nouveaux éclairages sur l’impact de ces aménagements sur la biodiversité et en lien avec les travaux du GIEC normand nous communiquer des réponses concrètes sur les risques réels d’inondation à moyen et long terme dans ce secteur.
Une remarque à propos de la concertation de la population, sujet qui est revenu à plusieurs reprises lors de la dernière campagne. Dans la présentation budgétaire qui nous est livrée ce soir, nous ne trouvons pas de montants fléchés pour l’accompagnement des conseils de quartier qui seront installés à la rentrée, ni aucun développement dans la rédaction de cette délibération, qui mettrait en avant une volonté municipale d’associer les habitants à l’aménagement et à la dynamisation de leur quartier comme des espaces de vie collective à conforter.
Pour les élus-es de la Gauche Unie pour Mondeville, la mise en œuvre d’une démocratie locale renouvelée est une orientation à prioriser. Quand 47 % des habitants se sont abstenus lors des municipales, il y a lieu de réconcilier nos concitoyens avec la sphère publique.
Un dernier point que je voudrais développer sur le Budget Principal 2026, concerne la dette de la collectivité dont le montant s’élève à 434 € par habitant, comparé aux collectivités de même strate qui affichent un montant de 803 € par habitant, ce chiffre nous indique que le recours à l’emprunt reste un moyen opérationnel et approprié pour financer les investissements qui s’inscrivent dans le temps long.
Nous aurons à adopter les budgets annexes pompes funèbres et transport.
Pas de remarque particulière sur le budget pompes funèbres.
Sur le budget transports, sans surprise nous voterons contre ce budget qui ne répond pas, je dirai qui ne réponds plus aux orientations de ce service public qui à son origine facilitait les déplacements de nos élèves scolarisés dans les groupes scolaires de la commune.
Comme lors du DOB, nous reformulons notre proposition du rétablissement du ramassage scolaire. Principe d’égalité, au même titre que les élèves du collège Guillemot qui bénéficient des directs scolaires mis en place par Twisto.
Bien évidemment, nous avons entendu les arguments qui vous ont poussé à vendre le second bus, argument sur la santé des jeunes qui se sédentarisent, argument sur le coût pour la collectivité.
Nous répondrons qu’il s’agit surtout d’un coût pour les familles dont certaines ont dû investir dans un second véhicule pour accompagner en sécurité leur enfant à l’école et qui aujourd’hui paient les conséquences de la flambée des prix des carburants.
Notre proposition est de mettre à l’étude, l’acquisition d’un bus adapté aux besoins du transport scolaire, mais aussi aux liaisons inter quartiers. Des idées qui méritent d’être étudiées sereinement en s’appuyant sur des expérimentations, je pense à Falaise ou Ouistreham.
Pour clore notre propos, il nous appartient dans la période d’apporter les répondre aux besoins du quotidien tout en préservant l’avenir de la ville. Tel est le défi de cette mandature que nous devrons collectivement relever.
Oui la population est en attente de décisions, ces décisions devront activer la mise en œuvre de solidarités nouvelles. Des décisions qui devront s’appuyer sur des services publics renforcés.
Votre budget s’inscrit dans la continuité des exercices précédents, comme lors des exercices précédents nous nous abstiendrons !