14/03/2026
Coup de bec de la cigogne au choix citoyen, tout ce que l’on ne vous dit pas…
Une nouvelle année 2026 où, qui sait, une nouvelle municipalité saura enfin préserver la colline du Rebberg, ce poumon vert que l’on observe de loin… mais que l’on bétonne de près.
Les cigognes, en tout cas, ont déjà compris une chose essentielle : le béton n’est pas un matériau de nidification.
Il faut quand même le rappeler : un ancien adjoint à la maire de Mulhouse, en responsabilité au moment des faits, a assigné Rebberg Magazine et son rédacteur, Renaud Roche, devant le tribunal correctionnel pour diffamation. Faut-il en conclure que certaines vérités ne sont pas bonnes à dire lorsqu’elles survolent le Rebberg ?
Manifestement, certaines réalités étaient trop lourdes à porter… même pour une grue de chantier.
Garde à vue, empreintes, photos : un traitement digne d’un grand banditisme écologique. Le grand jeu. Verdict ? Défaite de l’adjoint au maire en première instance, puis à la cour d’appel de Colmar. La justice a parlé. La cigogne aussi, depuis son nid, en hochant la tête d’un air entendu.
À l’approche des municipales, il est temps de regarder la situation en face. On voudra parfois nous enfermer dans un débat politique, voire dans une lutte de classes. Mais le Rebberg ne se résume pas à des slogans : c’est un choix local, concret, profondément mulhousien.
Les habitants du Rebberg choisiront entre le camp des promoteurs et celui de la préservation du Rebberg ? À chacun de reconnaître la bonne cigogne : celle qui protège la colline, pas celle qui survole les chantiers.
L’équipe municipale sortante n’a pas jugé opportun de répondre à l’association de défense du patrimoine du Rebberg. Ce silence interroge. Il contraste avec les effets d’annonce tardifs et les programmes sortis à la dernière minute, façon « cigogne tirée du chapeau ».
Des promesses que l’expérience a montré n’engager que ceux qui y croient.
Mettre en place demain ce qu’on n’a jamais voulu faire hier… vous y croyez vraiment ?
Il y a de quoi l’avoir en travers du bec. C’est quasiment la même équipe qui a fait disparaître une protection du Rebberg lors du changement de maire.
Une décision votée en conseil municipal, payée par le contribuable et jamais appliquée. (Rebberg Magazine n° 5)
La mécanique est désormais bien connue. Pour acheter le foncier toujours moins cher, il faut d’abord dégrader le cadre de vie : densifier, empiler les immeubles, faire entrer toujours plus de voitures dans des rues où elles peinent déjà à se croiser.
Un cercle vicieux : plus il y aura de bétonisation, plus le Rebberg perdra de sa valeur, tout comme chacune de ses parcelles.
Les venelles, joie des promeneurs et des cigognes curieuses vont-elles encore disparaître, une à une, dans le silence feutré des permis de construire ?
Une commission d’esthétique a bien été créée sous la pression de Rebberg Magazine. Un bel objet décoratif, sans réel pouvoir. Un coup d’épée dans l’eau. Une plume de plus… mais toujours pas d’ailes pour s’envoler.
Une étude « Écosystémique » a révélé que 4 mammifères vivaient dans le Rebberg ! Cette étude onéreuse et imparfaite aurait pu être conduite par nos érudits alsaciens…
En 2026, certains volent des voix. Moi, cigogne, je défends le Rebberg.
Les vrais défenseurs seront reconnus. À chacun son oiseau… la cigogne ou la grue @ Toute l'Alsace France 3 Alsace @
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