15/07/2026
« IL Y AURA DâAUTRES GABRIEL » : VOILĂ OĂ MĂNE LE PERMIS DE TIRER
Les mots dâIsabelle BĂ©e devraient glacer le sang de tous ceux qui prĂ©tendent encore gouverner au nom de la RĂ©publique : « Si cette proposition de loi passe, dâautres gendarmes et dâautres policiers sâaffranchiront de la loi, convaincus dâĂȘtre dans leur bon droit. Il y aura dâautres Gabriel. ». Son fils est mort chez lui, Ă AugĂ©, au cours dâune intervention pour un simple tapage nocturne. Sa famille ne rĂ©clame ni vengeance ni privilĂšge. Elle demande ce que tout citoyen est en droit dâexiger : la vĂ©ritĂ©, la justice et un procĂšs. Mais au lieu de garantir que toute mort provoquĂ©e par un agent de lâĂtat fasse lâobjet dâun contrĂŽle judiciaire rigoureux, la droite et lâextrĂȘme droite veulent fabriquer une prĂ©somption en faveur de ceux qui font usage de leur arme. Autrement dit : lorsque lâĂtat tire, il faudrait dâabord considĂ©rer quâil avait raison. Et ce serait ensuite aux familles endeuillĂ©es de dĂ©montrer le contraire ! Quelle RĂ©publique peut accepter pareil renversement ? La force publique nâappartient ni aux policiers, ni aux gendarmes, ni aux ministres qui les instrumentalisent. Elle appartient au peuple. Câest pourquoi elle doit ĂȘtre soumise Ă la loi, au contrĂŽle de la justice et Ă lâexigence absolue de rendre des comptes. ProtĂ©ger les forces de lâordre ne signifie pas les placer au-dessus du droit. Leur donner lâimpunitĂ© ne les protĂšge pas : cela abĂźme leur mission, dĂ©truit la confiance publique et met chaque citoyen en danger.
Tout mon soutien Ă Isabelle BĂ©e, Ă ses proches et Ă leur combat pour Gabriel. Nous refusons que lâusage des armes devienne une formalitĂ© couverte dâavance par la loi. La RĂ©publique ne doit jamais accorder un permis de tuer. Pour Gabriel. Pour la vĂ©ritĂ©. Pour quâil nây en ait pas dâautres.
(source : article Le Courrier de L'Ouest en 1er commentaire)