02/10/2026
Soutien au mouvement des lycéen·ne·s et aux personnels de l’Education nationale de Pantin
Depuis le 21 septembre, la jeunesse est mobilisée dans les lycées, y compris à Pantin. Elle demande à juste titre que la République tienne sa promesse d'égalité et d'éducation. C'est pourquoi nous condamnons le mépris affiché à l'encontre des lycéens, par de nombreux membres du gouvernement, et toute forme de réponse policière brutale face à ces mouvements légitimes. Dès mercredi 30 septembre, une quinzaine de jeunes arrêtés devant le lycée Simone Weil avaient passé la journée en garde-à-vue. Des interventions avec gaz lacrymogènes ont eu lieu aujourd'hui devant le lycée Lucie Aubrac ou le lycée Marcelin Berthelot. Un policier en civil a été filmé aux Quatre Chemins en train d'essayer de briser la vitrine d'un fast food où des jeunes s'étaient réfugiés, sous le regard impassible d'autres policiers en uniforme. Mais quelles réponses aux revendications de la jeunesse, des parents et des personnels enseignants ? La répression ne résoudra pas les problèmes.
Depuis des années, l'Education nationale et la jeunesse, en particulier de la Seine-Saint-Denis, sont maltraitées alors que notre département est le plus jeune de France et que 29,5% de sa population vit sous le seuil de pauvreté.
A nouveau, en cette rentrée, les élèves et leurs enseignants ont été confrontés à des non remplacements de professeurs, des AESH et des personnels socio-médicos manquants, des classes surchargées, etc... En Seine-Saint-Denis, malgré une hausse du nombre d'élèves, c'est 131 fermetures de classes ; le taux d'encadrement s'est fortement dégradé, sans compter l'absence d'infirmières et de médecins scolaires.
Mi-septembre à cause de Parcoursup et de son tri social basé sur des critères opaques, 823 lycéens de l'académie de Créteil étaient encore sans formation
A Pantin, le lycée Marcelin Berthelot est laissé depuis des années à l’abandon tant par l’Etat que par la région Ile-de-France. Les lycéen·ne·s y étudient dans des conditions désastreuses, indignes de la République.
Tout cela doit cesser.
Nous exigeons des réponses immédiates de la région quant à la rénovation/reconstruction du lycée Berthelot.
Valérie Pécresse doit se décider à agir.
Plutôt que moquer, stigmatiser, provoquer et réprimer, le gouvernement doit débloquer en urgence des fonds pour notre école publique et protéger les lycéens et les enseignants qui se mobilisent pacifiquement.
Nous apportons notre plein soutien à toutes celles et ceux qui se mobilisent pour l’école publique et nous serons aux côtés des lycéen·ne·s, des étudiant·e·s, des syndicats de l'Education nationale, et des parents d'élèves, notamment lors de la journée d'action du mardi 6 octobre.
Les militant·e·s de l'APRES à Pantin