29/05/2026
BEN GVIR, MAIS PAS SEULEMENT LUI
2 Peuples - 2 Etats Israël-Palestine Pays de la Loire
Donc, Ben Gvir, ministre d’extrême droite du gouvernement israélien, a encore fait parler de lui. Encore, mais pas seulement lui, et pas seulement maintenant.
Pas seulement maintenant, puisqu’il a de nombreuses fois été condamné en Israël pour ses activités racistes et, par exemple, pour son soutien à l’organisation criminelle interdite « Kach ». Pas seulement maintenant puisqu’il a récemment sabré le champagne lorsque la Knesset, parlement israélien, a voté la loi restaurant la peine de mort en la réservant à des terroristes palestiniens (loi dont nous espérons qu’elle sera annulée par la Cour Suprême). Pas seulement maintenant puisque, ministre du gouvernement Nétanyahou, il a surarmé les extrémistes juifs de Cisjordanie et soutenu les attaques contre les villages palestiniens et bédouins. Il s’est également directement attaqué à la population juive d’Israël en faisant réprimer violemment les manifestions contre la réforme du système judiciaire voulue par Nétanyahou et consorts. Et la liste de ses exactions ne s’arrête pas là.
Pas seulement Ben Gvir, puisque Nétanyahou a beau prendre officiellement parfois quelque distance avec lui, il en a fait son ministre de la sécurité nationale. Pas seulement Ben Gvir, puisqu’il peut compter sur une partie des forces publiques et des milices qu’il a lui-même formées. Pas seulement lui, puisque, pour exister, l’extrême droite a besoin du terrorisme palestinien et des actions anti-israéliennes. Les Ben Gvir et autres sont fondamentalement parmi les pires arabophobes et les pires antisionistes et antisémites du pays.
Au-delà des parades hystériques dont il est coutumier, Ben Gvir sait qu’il a besoin, en humiliant, en avilissant des hommes et des femmes de divers pays, d’alimenter les discours et les attitudes les plus hostiles à Israël. Les pires ennemis d’Israël peuvent le remercier.
Heureusement, dans la population israélienne, ses adversaires sont nombreux, et d’autres voix se font entendre qui mettent en péril la domination de Nétanyahou et de sa coalition, dont fait partie Ben Gvir. Ceux qui contestent jusqu’à l’existence même d’Israël, à qui le premier ministre et son gouvernement offrent fréquemment des victoires symboliques, peuvent les savourer aujourd’hui : le temps de ce pouvoir est peut-être compté, et les élections générales qui se préparent pourraient y mettre fin.
Sans certitude, c'est ce que nous souhaitons, avec tous les démocrates israéliens et palestiniens.