Le RICM a été formé au Maroc en août 1914 à partir de bataillons coloniaux. A cette date, il prend l’appellation de Régiment Mixte d’Infanterie Coloniale du Maroc, puis en décembre 1914 devient le Régiment de marche d’Infanterie Coloniale du Maroc. Ce n’est que le 9 juin 1915 qu’est créé officiellement le Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc. Débarqué en France en août 1914, il combat pendant
quatre ans se distinguant notamment par la reprise du fort de Douaumont le 24 octobre 1916 et lui valant de détenir à la fin de la guerre l’emblème le plus décoré de l’armée française avec 10 citations à l’ordre de l’Armée. En 1925, après six ans d’occpation en Allemagne, le RICM retourne au Maroc oùle maréchal Lyautey l’a fait appeler. En 1939, il quitte sa garnison d’Aix en Provence pour combattre aux avant-postes dans l’Est de la France. De la Seine à la Dordogne, il perd les deux tiers de ses effectifs. Dissous en août 1940, il est reformé à Rabat en novembre. En 1943, désormais régiment blindé de reconnaissance de la 9ème DIC, il participe à la reconquête du pays. Débarqué en Provence, il participe à la reprise de Toulon et à la libération de Mulhouse et arrive sur le Rhin à Roseneau le 13 novembre 1944 parmi les premières unités des armées alliées. Il atteint Constance au moment de la capitulation allemande. Cette campagne apporte deux nouvelles citations à son drapeau. En novembre 1945, il débarque en Indochine où il combat pendant plus de 10 ans. Il y gagne cinq citations à l’ordre de l’Armée, ses 17 unités d’alors sont quant à elles citées 15 fois. Le 1er mai 1956, il débarque en Algérie où il participe pendant sept ans aux opérations notamment dans l’Oranais. En 1958, il change de nom et devient le Régiment d’Infanterie Chars de Marine. Le 22 janvier 1963, le RICM s’installe au quartier Delestraint à Vannes. En 1978, il est engagé simultanément au Tchad et au Liban où il gagne une dix-huitième citation à l’ordre de l’Armée. Après un nouveau déploiement au Liban en 1982-1984, deux escadrons participent ensuite à l’opération Daguet en 1990-1991. Puis, le RICM est engagé à plusieurs reprises en Ex-Yougoslavie, au Rwanda et en Côte d’Ivoire. En 1996, il s’installe dans le quartier Ladmirault à Poitiers, cité qui possède une longue histoire de ville de garnison. Son drapeau porte la croix de la Légion d’Honneur, la Médaille Militaire, la Croix de guerre 1914-1918 avec dix palmes, la croix de guerre 1939-1945 avec deux palmes, la Croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieures avec cinq palmes (la 6ème citation à l’ordre le l’Armée étant sans attribution de décorations), l’ordre portugais de la Tour et de l’Epée, la croix du Mérite Militaire Chérifien, la Cravate Bleue de la Presidential Unit Citation américaine. Ses Marsouins portent la fourragère double aux couleurs de la Légion d’Honneur et de la Croix de guerre avec une olive aux couleurs de la Croix de guerre des TOE, le Blue badge ou Distinguished Unit Citation américain avec inscription Roseneau sur la cravate du drapeau. Le drapeau du RICM est le plus décoré de l'armée Française
Sa devise est : Recedit Immortalis Certamine Magno, il revint immortel de la grande bataille.