28/08/2026
Présents au conseil municipale extraordinaire de Quimper hier soir. Retrouvez mes 2 interventions concernant l'école Michelet et notre abstention pour une aide au secours populaire :
1) Nous nous sommes abstenus contre l’attribution de cette subvention au Secours populaire, non pas parce que nous remettons en cause la nécessité d’aider les sinistrés de Gironde touchés par les incendies, bien au contraire.
Notre désaccord porte sur le choix de l’organisme bénéficiaire. Nous considérons que le Secours populaire est une association dont l’histoire et l’image restent, à nos yeux, trop marquées politiquement. Dans le cadre d’une aide votée par une collectivité, et donc financée par l’argent public, nous aurions préféré que cette solidarité s’exerce par l’intermédiaire d’un organisme apparaissant davantage comme neutre et fédérateur.
Il nous aurait ainsi semblé plus judicieux de verser cette somme à la Croix-Rouge, par exemple, ou de la consacrer directement aux besoins des acteurs engagés sur le terrain. Des sapeurs-pompiers de Gironde nous avaient notamment fait part de besoins très concrets en équipements de protection pour intervenir sur les incendies, allant jusqu’à signaler le manque de cagoules de protection.
Notre vote n’était donc pas un vote contre la solidarité avec les sinistrés, mais un désaccord sur la manière d’utiliser cette aide. Nous souhaitions que cet argent soit orienté de la façon la plus directe, concrète et consensuelle possible vers celles et ceux qui en avaient besoin ou qui étaient engagés dans la lutte contre les incendies.
2) Nous voterons pour la fermeture de l’école Michelet et le déplacement des élèves vers les écoles Émile Zola et Victor Hugo.
Notre position est avant tout guidée par une priorité qui ne peut souffrir aucune ambiguïté : la sécurité des enfants, des enseignants et de l’ensemble des personnels qui travaillent au sein de l’école.
Dès lors qu’un danger grave et imminent est identifié, il est de notre responsabilité collective d’agir, et d’agir rapidement. Sur ce point, il ne peut y avoir ni hésitation ni opposition à une mise en sécurité.
Pour autant, ce vote favorable ne nous empêche pas d’exprimer notre profond regret d’en être arrivés à une telle situation.
Nous apprenons aujourd’hui que les problèmes affectant ce bâtiment ne sont pas récents et que certains remontent à son inauguration, en 1981. Il est donc particulièrement regrettable qu’une situation qui semble perdurer depuis tant d’années aboutisse aujourd’hui à une fermeture et au déplacement, dans l’urgence, des enfants et des équipes.
Nous voterons donc pour cette décision parce que la sécurité doit primer sur toute autre considération. Mais ce vote ne doit pas nous dispenser de comprendre comment nous en sommes arrivés là, ni de tirer toutes les conséquences de cette situation afin qu’elle ne puisse pas se reproduire.