12/06/2026
🔴[𝗔𝗦𝗦𝗘𝗠𝗕𝗟𝗘𝗘 𝗚𝗘𝗡𝗘𝗥𝗔𝗟𝗘 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗦𝗢𝗖𝗜𝗧𝗘𝗧𝗘 𝗗'𝗘𝗫𝗣𝗟𝗢𝗜𝗧𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗘 𝗟'𝗔𝗕𝗔𝗧𝗧𝗢𝗜𝗥 𝗠𝗨𝗡𝗜𝗖𝗜𝗣𝗔𝗟]
💬Quelques semaines après l’entrée en vigueur, le 1er avril, de la nouvelle Délégation de Service Public (DSP) de l’Abattoir municipal, Jean-Pierre TEMPLIER, maire, a participé ce vendredi après-midi à l’assemblée générale de la Société d’exploitation (SEAS) qui s’est tenue à Peipin en présence notamment du président, Guillaume GARCIN.
▶️Dans son intervention, M. TEMPLIER a souhaité revenir sur la nouvelle DSP qu’il a qualifié « d’historique » Non pas parce qu’il s’agit de la première qu’il a eu l’honneur de signer depuis la création de l’abattoir dans sa configuration actuelle en 1984, « mais parce qu’elle constitue le socle de la stratégie que nous avons choisie ensemble pour l’avenir de cet équipement majeur », a-t-il tout d’abord souligné. « Notre abattoir est bien plus qu’un outil industriel, il est le premier abattoir ovin de France et le deuxième d’Europe. Il représente un maillon essentiel de toute une filière économique, agricole, sociale et environnementale qui dépasse largement les frontières de notre territoire. »
▶️Depuis plusieurs années, chacun constatait que l’abattoir arrivait à un moment décisif de son histoire. Le modèle industriel et commercial atteignait certaines limites, tandis qu’un équipement pourtant parfaitement entretenu demeurait confronté à des enjeux de vieillissement et à des exigences environnementales toujours plus fortes imposées par l’Europe et l’État. « Ne rien faire aurait signifié accepter, à terme, le déclin voire la disparition de cet outil. Nous avons refusé cette fatalité ! Avec Daniel SPAGNOU, nous avons choisi d’anticiper. Depuis plus de deux ans, nous avons engagé un important travail de réflexion, de concertation et d’expertise afin de préparer au mieux l’avenir de l’abattoir. »
▶️Un travail pour lequel le Maire a souhaité remercier toutes celles et ceux qui ont contribué à cette démarche et particulièrement les services de l’État, avec l’ancienne préfète des Alpes de Haute-Provence, Isabelle Tomatis, mais aussi son prédécesseur Marc CHAPPUIS, ainsi que l’ancienne sous-préfète Marie-Paule DEMIGUEL, pour leur accompagnement constant et leurs conseils. M. TEMPLIER a également remercier la SEAS avec son directeur et son pérsident, les chevillards ainsi que l’ensemble des professionnels de la filière qui ont participé activement aux réflexions engagées et compris les enjeux des études.
▶️Ses remerciements sont également allés aux services municipaux, en particulier au Directeur Général des Services, Jean-Christian GRIMAUD, qui a piloté avec rigueur et détermination toute cette stratégie mais aussi Jean-Charles MINETTO, ancien directeur des Services techniques municipaux, Pierre BOUVIER, son successeur et Pascal BUNAND, directeur financier de la Ville pour leur expertise technique et leur implication.
▶️Pour le premier magistrat de Sisteron « Cette DSP traduit avant tout une volonté claire : sauver et développer un outil industriel majeur pour notre région. Nous avons donc fait le choix d’agir en suivant les recommandations du cabinet CERESCO". Et d’expliquer que la commune a déjà pris ses responsabilités en engageant la construction de l’unité de pré-traitement des effluents de l’abattoir, pour un montant de 2 millions d’euros.
▶️Des travaux qui ont débuté il y a un peu plus d’un an, et qui comprennent notamment la création d’un poste de relevage en sortie de dégrilleur, une filière complète de traitement avec tamisage, dégraissage, bassin tampon, coagulation, floculation, flottateur et système d’autosurveillance, ainsi qu’une filière de traitement des boues avec option de désodorisation. À ce jour, les travaux du dégrilleur, du poste de relevage ainsi que le génie civil du bassin tampon et du silo à boues sont achevés. Les équipements sont désormais approvisionnés sur site et en cours d’installation. Les fondations et le dallage du bâtiment d’exploitation sont réalisés, plusieurs équipements majeurs sont déjà en place et la charpente métallique est actuellement en cours de traitement avant sa pose dans les prochaines semaines.
« L’ensemble des travaux devrait être achevé en octobre 2026. Ils seront suivis d’une période de mise en route et de réglage d’au moins six mois afin de garantir une parfaite maîtrise de l’outil et d’optimiser ses performances environnementales. », a indiqué Jean-Pierre TEMPLIER qui est ensuite revenu sur la nouvelle DSP et l’évolution progressive des recettes avec une augmentation minimale des tarifs d’abattage de 3 % par an. Dès le 1er janvier 2026, les tarifs ont progressé de 5 % pour les abatteurs engagés sur des volumes, de 7 % pour les abatteurs réguliers et de 10 % pour les abatteurs familiaux, correspondant notamment au rattrapage de l’année 2025.
La taxe d’usage évolue également progressivement, elle est passée de 28 euros la tonne en 2025 à 45 euros au 1er juin 2026 et elle sera de 60 euros en 2027.
▶️Le Maire a ensuite évoqué le plan pluriannuel d’investissements et de modernisation de l’outil.
Sur les 4,6 millions d’euros préconisés pour les dix prochaines années, un programme de 2 264 000 euros a été retenu sur les cinq prochaines années de la DSP. La commune assumera un investissement de 1,727 M€, soit 76 % du montant total, sous réserve de l’obtention d’au moins 30 % de subventions. La SEAS contribuera à hauteur de 537 000 euros, soit 24 %.
Parmi les opérations retenues figurent la sécurisation du site, la création d’ombrières photovoltaïques, le renouvellement d’équipements vieillissants, l’amélioration des installations dans une logique de bien-être animal, la réfection des voiries ainsi que la création de nouveaux parkings équipés d’ombrières photovoltaïques.
▶️Au total, la commune investira près de 3,7 millions d’euros d’ici 2031 pour moderniser et pérenniser son outil public d’abattage ovin. Un investissement pour lequel le maire a lancé un nouvel appel à l’État, à la Région et au Département, dont le soutien financier sera indispensable pour accompagner cet effort exceptionnel.
▶️« Voilà pourquoi cette DSP marque une étape historique. Elle n’est pas seulement un contrat. Elle est une vision, une trajectoire et un engagement collectif en faveur de l’avenir de toute une filière. », a ajouté M. TEMPLIER convaincu que Sisteron et l’ensemble de la filière ovine pourront encore longtemps compter sur leur abattoir, « fleuron économique, agricole et territorial que j’entends continuer à défendre ! »
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