24/04/2026
Défendre Kem One, c’est protéger l’avenir de la Vallée de la Chimie
Ce matin, en Préfecture, j’étais aux côtés de mon collègue Idir Boumertit, Maire de Vénissieux, pour participer à une réunion cruciale dans le cadre de la commission d’enquête sur la prédation des capacités productives françaises, menée par la députée Aurélie Trouvé.
Nous avons échangé avec les syndicats, la direction de Kem One et les représentants de l’État. Le constat que nous portons est sans appel : une entreprise industrielle pourtant stratégique est aujourd'hui étranglée par une dette massive, conséquence directe des choix financiers d'un fonds d'investissement unique actionnaire.
Ce qui se joue chez Kem One n'est pas un cas isolé. Dans notre Vallée de la Chimie, les menaces sur les sites industriels se multiplient. C’est une véritable réaction en chaîne qui fragilise tout notre écosystème local.
Pour Kem One, les enjeux nationaux sont colossaux :
➡️ 1 300 emplois directs menacés.
➡️ Des sites de production essentiels mis en péril.
➡️ Un risque majeur pour la sécurité et la pérennité de toute la filière.
L'urgence d'une vision de long terme
Pourtant, Kem One demeure une entreprise viable. Ce n’est pas le potentiel qui manque, mais des investissements réels et une vision industrielle qui dépasse le simple profit immédiat.
Nous ne pouvons plus accepter que des logiques financières de court terme et des actionnaires étrangers démantèlent notre outil industriel, site après site.
J'appelle l’État à prendre ses responsabilités. Il y a urgence à agir pour stopper cette spirale destructrice. Protéger Kem One, c’est protéger nos emplois, notre sécurité et, plus largement, notre souveraineté industrielle.
Derrière Kem One, c’est tout l’équilibre de Saint-Fons et de la Vallée de la Chimie qui est en jeu.
Hadi Mebarki
Maire de Saint-Fons