30/01/2026
(É)lecteurs, à 2 mois de la grand messe municipale, ça s’agite sévère dans le trou de l’entonnoir. On a du mal à suivre les listes (combien ?). Il faut dire qu’on sort à peine de « l’ép*sode neigeux » d’il y a 3 semaines déjà et que, coincés dans nos igloos, on attendait, en vain, que la mairie s’en soucie. Las, on s’est débrouillé comme on a pu, dégageant les branches devant nos portes en slalomant entre les fils électriques menaçants et en prenant des forces à coup de boîte de raviolis froides. Mais c’était beau. SGDD s’est transformé en paysage de conte de fées, la neige masquant toutes les mochetés du village : plus de trottoirs défoncés, plus de maison médicale, plus de béton ni d’échafaudages place du Relais, plus d’école en chantier, plus de maire, plus d’équipe municipale (ils étaient où ceux-là ?)… SGDD retrouvait une certaine virginité. Et ça, ça a inspiré les listes de la course aux municipales. Ils ont plongé dans leur jeunesse, en 1984, en écoutant très très fort « Like a virgin » de Madonna et ils y ont cru : « Like a virgin, hiii, touched for the very first time, like a virgin, with your heartbeat next to mine » ! Blancs comme neige, les bonhommes ! Immaculés ! Sauf que voilà, on n’a pas vu la Vierge, la neige a fondu et tout est réapparu comme avant, en pire : les trottoirs (toujours défoncés) bouillasseux, les arbres tombés, les branches pendouillantes, les fils électriques traînant par terre, les habitants oubliés… Et dégoulinant de la face de chaque tête de liste aux nez et aux joues rosis par le froid, la dure et triste réalité : les idées bouillasseuses, les masques tombés, les programmes enfin sortis mais pendouillants, l’éthique traînant par terre, les habitants oubliés au profit d’ambitions personnelles dont plus personne n’est dupe. On prend un bic et on rembobine la cassette :
- Ici-Demain-ou-avant-Collectif-Renouveau-mais-pas-tant-on-comprend-plus-rien et son Philippe Giafferi a vu son amour à la plage avec Chris Prudhon finir en eau de boudin pas béni dans les chutes du Niagara. Phifou veut être maire, avec n’importe qui, mais il veut être maire ! Alors il s’est frotté à Simonnet, puis à Trocmet mais bim, comme les histoires d’A et d’égo finissent mal en général, il est maintenant tout seul sur la plage, les yeux dans l’eau. Pourtant, il préfère « le dialogue à l’opposition ». Mais pas avec tout le monde, encore moins avec son équipe. « Écouter, comprendre, agir », ça va bien 2 minutes, mais après, faut pas dé****er ! Le 18 janvier, ça a bien chauffé sur la page « Aime Saint Georges de Didonne ». Phifou, magnétiseur de son état, lance des sorts vaudou à qui n’est pas d’accord avec lui ou, au bas mot, se fout de la gu**le de ses colistiers. Sympathy for the devil, houhou, mais toute pierre qui roule n’amasse pas mousse. Voilà une belle liste qui donne envie pour ceux qui aime le jeu des chaises musicales. Miam.
- Ensemble Autrement et son Yves Trocmet (pas la liste de Dordives, Fécamp ou Authon-du-Perche, nan, celle de SGDD) fait des réunions pour écouter les gens. C’est aussi passionnant que le jeu Flappy Bird (rappellez-vous : quand le gros poussin touche un tuyau, la partie est terminée). C’est mou du genou, mais comme le dit Trotro « qu’est ce qu’on peut faire d’autre ? », surtout un soir de pluie, en hiver. Bonne question, Trotro. Il a pourtant déjà tenté le coup (raté) avec sa liste « Engagement responsable pour Bernin » à côté de Grenoble en 2014. Comme quoi, ça le tiraille aussi le Yves : il veut être maire, n’importe où, mais il veut être maire ! Remarquez, ça l’a inspiré : une autre liste s’appelait « Bernin Autrement ». Toc, piqué ! A défaut du siège du maire, c’est déjà ça de gagné ! Mais décidément, Yves Trocmet manque d’imagination et ne tente de s’en sortir qu’en chopant les idées des autres.
- Simon-Simonnet, alors lui, il est cocasse mais il nous prend vraiment pour des loutres empaillées, des dindons farcis ou des bébés phoques sous L*D. Depuis quelques jours, Didi in the sky without diamonds a actualisé son nom : maintenant c’est Didier-Georges Simonnet ! Bah oui ! Quelqu’un a du lui dire : « nan, mais attends Didi, ton deuxième prénom c’est Georges et tu l’as pas mis sur ton Facebook pour les élections de Saint… GEORGES ?!!! Mais allô quoi, tu vois pas le rapport : Georges-Georges ?!!! ». Lui, il est énorme ! « Ouin, ouin, je suis né à Royan ». Ben ouais mais justement, Royan c’est pas SGDD. Comme il prétend avoir « le sens du collectif », en chantant « I need somebody (Help) not just anybody (Help) you know I need someone (Help) », il a raclé les épluchures de l’équipe de Bizarro, il a chopé la moitié des idées des autres, hop, on touille, on écrabouille, on barbouille, on carabistouille, et zou, on envoie la tambouille. Comme au monopoly, ni vu ni connu je t’embrouille.
On aurait préféré que ce petit monde continue de faire des sudoku chacun dans son salon. On aurait moins l’impression de tourner en rond dans un bocal depuis la chute du mur de Berlin.
Mais on en aurait pas tout à fait fini si on ne disait rien du groupe Nouveau Cap. Qu’est ce qu’ils trafignollent, ceux-là ? Avec leur programme, on pourrait croire qu’ils jouent à Toy Story. Au moins au Sims. Ou alors à Minecraft ? En attendant qu’ils aient fini de se préparer pour aller à Pizza Planète, on cherche Buzz l’Eclair, Woody ou Mr Patate sur leurs petites vignettes colorées. On guette...
Un dernier mot sur un projet dont toutes les listes (sauf une, c’est vrai, et c'est celle qui porte une cape) se foutaient jusqu’à ce qu’elles comprennent que ça brasse du monde, donc des électeurs : l’usine de saumon du Verdon...
- Ici-Demain-Collectif-Renouveau-on-sait-plus-très-bien, cherchant le buzz, a fait sa propre pétition tout seul dans son coin, sans chercher à soutenir la pétition officielle (au passage, c’est celle-là : https://petition.qomon.org/stop-a-lelevage-intensif-terrestre-de-saumons-en-gironde/ ). Par contre, à la manif du 18 janvier, personne, nobody, RAS. Phifou le sorcier était peut être en train de mouler en cire une petite poupée bizarre et glauque qui fait peur. Rien à faire de l’usine de saumons. For sure.
- Ensemble Autrement, bah, rien, zob, nib. Le jour de la manif du 29 novembre, Trotro prenait un p’tit café, et le 18 janvier, on sait pas, il n’a même pas partagé l’info. Il était peut être au vide-grenier des Tibétains et peuples de l'Himalaya à l'espace Robert-Fiat, avenue De La M***a à Saint-Egrève, à côté de Grenoble, chez lui. Rien à faire de l’usine de saumons. For sure.
- Simon-Simonnet dit non à l’usine (no no no). Mais le 18 janvier… personne. Lui non plus n’a pas partagé l’info. Il était occupé : c’était la fête de Sainte Prisca, peut être vénérée à un des bouts du tunnel routier alpin du Fréjus, à Bardonnèche, chez lui. Rien à faire de l’usine de saumons. For sure.
(É)lecteurs, pour se donner du courage, on enfile nos plus belles lunettes de soleil en mode kéké et on répète en boucle : "Sometimes is too slow, for sure, and needs to be reformed, for sure".