10/06/2026
🟠 Sarlat-la-Canéda épinglé par Télérama.
Article « La culture mise en pièces » par Tiphaine Le Roy 🗞️
« Sarlat-la-Canéda (ex-LR, Dordogne) ou Saint-Nazaire (PS, Loire-Atlan-tique), l'argument des économies le dispute à celui de répondre à un prétendu désir de changement des habitants » c’est en ces termes que Télérama épingle, parmi d’autres, la politique actuelle du maire (ex-LR, Dordogne) en matière de culture.
👋Alors qu’ « Il faut replacer la culture au centre de la vie, au cœur de la cité, car quand le capitalisme invente l’homme-jetable, quand tout va mal, l’art et la culture permettent aux hommes et aux femmes de rester debout, de continuer à inventer demain quand l’avenir semble interdit. L’Art, ça change la vie ! Et en cette période de crise profonde, on ne rappellera jamais assez que le temps de l’art, c’est la longue durée et que dans les Re-naissances, les artistes, les créateurs jouent un rôle fondamental.
Comment ne pas voir que les œuvres des artistes, qu’ils soient poètes, acteurs, danseurs, chanteurs, peintres ou musiciens, sont à la fois le reflet et le projet de cette époque tourmentée, de ce monde en transition, d’un monde qui marche sur la tête et qu’ils contribuent à remettre sur pieds. Comme le disait si bien le chanteur Jacques BREL : « L’artiste est celui qui a mal aux autres ».
La culture doit être vue sous l’angle du développement humain. Elle transmet aux descendants tout ce que l’hérédité ne fait pas. Elle n’est donc pas une pièce rapportée, un ornement, une décoration que l’on porte à la boutonnière. Il n’y a pas de citoyenneté sans accès aux savoirs, sans partage des connaissances, sans émergence des capacités à créer du symbolique. Elle est aussi un élément déterminant pour humaniser la mondialisation libérale qui uniformise l’imaginaire, abolit les singularités, standardise la pensée.
Et c’est parce que la culture est aussi nécessaire à l’homme que le travail, la nourriture, le logement, la santé, qu’elle est une dimension capitale de l’intervention publique. »
Comme le périscolaire, les associations sportives, le centre de santé, la sécurité, la propreté,… la collectivité doit assumer le coût du service au public de la culture. Un service qui permet à chacun d’explorer, de comprendre et de se dépasser.
👉Rappelons qu'en 1940, Churchill refuse de réduire le budget de la culture malgré les bombardements n***s sur Londres, affirmant : « Si ce n’est pour la culture, pourquoi nous battons-nous alors ? ».