26/06/2026
Retour sur le conseil communautaire qui s’est tenu hier.
3 732 pages de délibérations et d’annexes, 34 points à l’ordre du jour, 4 heures de débats… autant dire que la soirée était dense.
Parce que les conseillers communautaires ne sont pas élus au suffrage universel direct, les décisions qui y sont prises passent souvent inaperçues. Certains considèrent même le conseil communautaire comme une simple chambre d’enregistrement.
Et pourtant, les sujets abordés concernent directement le quotidien de chacun. Prenons un exemple : la gestion des déchets.
La collecte des ordures est assurée par le biais du paiement d'une taxe payée par l'ensemble des contribuables de la Communauté d'Agglomération Saumur Val de Loire : la Taxe d'Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM).
Or, le budget « déchets » présenté hier soir affiche un excédent de plus de 3,8 millions d'euros.
Pour certains, c'est la preuve d'une excellente gestion qui justifie de nouvelles dépenses. Anne Laure BLIN a en revanche défendu une autre vision.
Quand un service coûte moins cher que ce qui a été prélevé aux habitants, la première question ne devrait pas être : "Comment dépenser cet excédent.", mais : "Pourquoi avoir autant prélevé ?"
Bien gérer l'argent public, ce n'est pas chercher à dépenser jusqu'au dernier euro. C'est prélever le strict nécessaire.
L'argent des contribuables n'appartient pas à la collectivité.
Lorsqu'il a été perçu en trop, il doit revenir à ceux qui l'ont payé, pas servir de prétexte à créer de nouvelles dépenses.
Une fiscalité juste, ce n'est pas une fiscalité qui accumule les excédents. C'est une fiscalité qui s'ajuste à la réalité des coûts.
3,8 millions d'euros d'excédent, ce n'est pas une victoire fiscale.
C'est 3,8 millions d'euros qui sont restés dans les caisses au lieu de rester dans le portefeuille des habitants. Il est temps de baisser la taxe.