18/05/2025
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📣[Communiqué de presse] La Guyane n'a pas vocation à accueillir les criminels et terroristes de la France hexagonale
Jean-Paul Fereira, président par intérim de la Collectivité Territoriale de Guyane, a reçu aux côtés de plusieurs élus territoriaux, ce samedi 17 mai 2025, à l’Hôtel territorial, Gérald Darmanin, ministre d’État, garde des Sceaux, ministre de la Justice, dans le cadre de sa visite officielle en Guyane.
Les accords de Guyane signés en 2017 prévoient la construction d'une cité judiciaire et d'une prison dans l'Ouest. Ce projet dont les travaux doivent débuter en 2025 est attendu.
Lors de la rencontre d'hier, le ministre a évoqué son souhait d'intégrer à ce projet un quartier de haute sécurité dédié aux têtes de réseaux des gangs et du narcotrafic en Guyane, dont plusieurs dizaines sont actuellement emprisonnés à Rémire-Montjoly. La création de postes de magistrats spécialisés au tribunal et d'autres moyens de lutte contre la criminalité organisée devaient l'accompagner.
La CTG tient à préciser qu’à aucun moment le ministre n'a évoqué l'opportunité d'y enfermer des criminels et des personnes radicalisées venus de l'hexagone. C'est donc avec stupeur et indignation que les élus de la Collectivité ont découvert en même temps que toute la population de Guyane, les éléments détaillés dans le Journal Du Dimanche.
Si tous les élus locaux réclament de longue date des mesures fortes pour enrayer la montée de la criminalité organisée sur notre territoire, la Guyane n'a pas vocation à accueillir les criminels et les personnes radicalisées de l'hexagone, comme le laisse entendre l'article paru.
La CTG s’oppose fermement à un projet carcéral qui consisterait à recevoir les détenus les plus dangereux de France, dans une reconstitution du bagne de très mauvais goût. Elle regrette à nouveau les clichés tenaces et méprisants constatés dans la presse qui fait de notre territoire une jungle dédiée à la relégation des criminels.
À l'heure ou le territoire échange avec l'Etat pour plus d'autonomie, la réalisation de ce type d'opération sans aucun échange préalable clair avec les élus locaux constituerait un manque de respect et une insulte.
Aussi, la Collectivité demande la fin immédiate de tout projet qui consisterait accueillir les personnes radicalisées et des criminels de l'hexagone. Les moyens consacrés à la lutte contre la criminalité en Guyane, doivent être dédiés à obtenir des résultats pour la population guyanaise.